RÉSERVOIRS DE DISTRIBUTION
par un drainage systématique. Au réservoir de Villejuif, fondé sur un banc de gypse, dur el compact, mais soluble, nous avons réalisé ce drainage, en 1882, par un procédé dispendieux, mais
qui donne une grande sécurité : un double radier est percé de galeries intermédiaires visitables, qui reçoivent les eaux d'infiltration et les conduisent jusqu'à l'égout voisin. Au réservoir de Montmartre, assis sur des sables fins recouvrant les marnes vertes, nous avons encore disposé des galeries du même genre, mais en interposant, par surcroît de précaution, dans la couche épaisse de béton qui les porte, un enduit réglé suivant une série de pentes et de contre-pentes,
formant des rio^oles drainées / par des tuyaux de poterie. S'il c^zzi::^!^^^:™:^-, y a plusieurs étages, le radier ) ( ^ supérieur est d'ordinaire porté :^ - ^
par des voûtes d'arêtes ou en ^^'^^ berceau, reposant sur des piliers ou des murs, qui constituent ces substructions dont on a indiqué plus haut les divers modes d'utilisation.
Le mur d'enceinte des réservoirs en maçonnerie, lorsqu'il est établi en déblai au contact d'un terrain résistant, dont la poussée est nulle, peut fort bien recevoir une épaisseur minime^ comme au réservoir d'Emmerin, de la distribution des eaux de Lille :
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dans le cas contraire, on le calcule comme s'il était isolé et on lui donne un profil capable de résister par lui-même à la poussée
de l'eau : il est bon de prendre en outre des dispositions contre les possibilités d'infiltrations latérales, soit en adossant le mur, comme on l'a fait à Yillejuif (1880), contre un massif de pierres sèches^ dont Tégouttement est par ailleurs assuré, soit en pratiquant dans l'épaisseur du mur, ainsi qu'il a été fait à Monlretout (1892), des puits et des galeries de drainage. En élévation,
les épaisseurs doivent toujours être calculées de manière que le mur ait un excès de résistance par rapport à la poussée de l'eau, dont l'évaluation est, comme on sait, plus simple et plus sûre que celle de la poussée des terres dans le calcul des murs de soutènement : pour réaliser ces épaisseurs, on est assez souvent conduit à donner au mur un fruit prononcé vers l'extérieur; et, lorsque l'ouvrage comporte des étages superposés, la partie supérieure du mur se trouve souvent vers l'intérieur surplomber la