CHAPITRE XXII. — RÉSERVOIRS DE DISTRIBUTION
tels que ceux de Ménilmontant, Passy, Belleville, ou Félage supérieur, alimenté en eau de source, est superposé à un autre étage qui reçoit des eaux de rivière ; celui qui couronnelabulte Montmartre contient même trois étages d'eau successifs, disposés au dessus d'un quatrième étage, dont les galeries ont reçu la tuyauterie compliquée qui assure les trois services séparés de distribution.
IG'î. llodc de coustructiou. — Les réservoirs en déblai peuvent s'exécuter en terre : il suffît d'assurer l'étanchéilé de la dépression naturelle ou de la fouille destinée à Temmagasinement de Teau. Tel est le cas ^
du réservoir des Buttes-Chaumont, à Paris, creusé dans les marnes vertes, dont le fond et les tal4is^ ont été simplement
revêtus d'une couche mince de béton. Ce type se rencontre fréquemment en Angleterre et aux Etats-Unis, même pour des réservoirs partiellement en élévation : l'enceinte en est alors
constituée par des digues en remblai, avec revêtement en fascinages F ou perré, radier en glaise, et noyau étanche également en glaise dans Tintérieur de la digue. Un revêtement sans épaisseur a suffi aussi pour quelques réservoirs creusés à grande profondeur, dans des terrains compacts, comme la craie à Fécamp, à Sens, le grès rouge à Nuremberg^ etc, ou les parois mouillées
ont seules reçu une couche protectrice de maçonnerie : à Naples, dans le tuf résistant, le revêtement des g-aleries n'a pas plus de 0 m. 13 d'épaisseur et se réduit dans certaines parties à 0 m. 06, c'est-à-dire à un simple enduit. Il est rare qu'on
trouve un sol assez résistant par lui-même et surtout assez inattaquable par l'eau^ pour rendre tout revêlement inutile : les matériaux employés pour l'exécution du revêtement doivent être au surplus de nature telle qu'il ne puisse résulter de leur contact avec l'eau aucune altération quelconque de ses qualités.
L'emploi de la maçonnerie pour le fond et l'enceinte des réservoirs est beaucoup plus fréquent. Si le sol de fondation est résistant, le radier^ qui s'y appuie directement, peut recevoir une très faible épaisseur, 0 m. 20 à 0 m. 40 par exemple ; s'il est susceptible de se désagrég-er, de s'amollir, de se dissoudre même^ par suite des infiltrations, qu'on doit considérer comme inévitables malgré toutes les précautions prises, il faut le protéger, soit, comme en Angleten e, par Tinlerposition d'une couche d'argile, soit, comme on le fait en France toutes les fois qu'il y a possibilité d'écoulement vers l'extérieur des eaux d'infiltration,