‹ Hydraulique agricole et urbaineChapitre 361 sur 415 · RÉSERVOIRS DE DISTRIBUTION · texte numérisé non relu

RÉSERVOIRS DE DISTRIBUTION

triques ou pilier central, qui s'appliquent aux bassins à base circulaire, etc.

Certains ouvrages ont été recouverts Ôlq planchers métalliques, avec voûtelettes en briques : on leur peut reprocher d'être exposés à la rouille et presque toujours plus coûteux que les voûtes en maçonnerie ou en béton. Depuis peu le ciment armé a fourni le moyen de réaliser des planchers qui échappent au premier inconvénient ; mais jusqu'à présent ils ne paraissent pas avoir d'avantage au point de vue du prix. Il est vrai qu'ils exigent moins de hauteur que les voûtes, suppriment les poussées horizontales et se prêtent à remploi de piliers ou colonnes de très faible section, en fonte ou en ciment armé.

IG». Dispoisitlfs acccjssoircs. — Uarrivée de l'eau dans les réservoirs se fait soit par le haut, soit par le bas : dans le premier eas^elle débouche ordinairement dans une bâche^ petit bassin de répartition, où, à côté de l'orifice de la conduite d'amenée, on trouve les bondes ou les déversoirs qui servent à diriger l'eau dans les 'divers compartiments, et d'où l'on peut souvent aussi la faire passer directement au besoin dans le réseau de distribution sans avoir à traverser le réservoir ; dans le second cas, qui se rencontre particulièrement lorsque la conduite d'amenée fait du service en route, le même orifice sert à la fois pour l'entrée et la sortie de l'eau. L'ouverture de départ doit toujours être placée

un peu au-dessus du fond, afin d'éviter tout entraînement de la vase qui s'y dépose : elle est habituellement munie d'un appareil

mobile à volonté, vanne verticale ou bonde horizontale en forme de cloche très aplatie ou d'assietle renversée, qu'on remplace,

dans les réservoirs parisiens, par un appareil en forme de toupie, mieux étudié pour la réduction des pertes de charge ; il est en outre à recommander de placer, immédiatement à l'aval de la bonde, sur la conduite de départ, une ventouse ou un tuyau d'évent, qui, en facilitant l'évacuation de l'air, évite les remous et les bouillonnements. Si l'eau continuait à venir en abondance, quand la bonde de départ est fermée, il arriverait un moment oii le bassin, complètement rempli^ commencerait à déborder ; on pare à cette éventualité par l'établissement d'un trop-plein^ sorte de déversoir, en forme d'entonnoir le plus souvent, disposé au niveau convenable, et auquel fait suite un tuyau d'évacuation. Sur ce même tuyau on raccorde presque toujours la bonde de

décharge^ placée au point bas vers lequel on a soin de diriger les pentes du radier, et dont l'objet est d'évacuer, lors des nettoyages périodiques, la tranche d'eau qui demeure au fond, après l'écoulem.ent complet par la bonde de départ, ainsi que les dépôts vaseux qu'elle recouvre. Cette bonde se manœuvre, comme toutes les autres, par le moyen d'une tige métallique, convenablement guidée, qui se termine par un carré facilement accessible, à la partie supérieure de l'ouvrage.

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