CHAPITRE XXIIÎ
RÉSEAUX DE CONDUITES
surmonté d'une calotte hémisphérique, mais qui, à l'élranger, présente souvent une section ovale ou méplate : le disque, ou vanne^ est d'ordinaire en fonte, ainsi que le corps du robinet, qui se termine par des brides, servant à le relier aux deux tronçons de la conduite, de part et d'aulre; les garnilures de la vanne et celles des sièg-es fixes sont habituellement en bronze, ainsi que la vis fixe et Técrou mobile, qui servent à mettre la vanne en mouvement. La manœuvre des robinets de l'un et de l'autre type s^exécute par l'intermédiaire d'une clé en fer, que l'on introduit dans une bouche à clé, établie, sous trottoir ou sous chaussée, juste au-dessus de la petite chambre ou tabernacle renfermant le robinet, de manière à coiffer le chapeau en fer, qui recouvre lui-même le carré de manœuvre : la clé est, dans le cas général, actionnée à la main, par un ou plusieurs hommes, suivant que l'effort est plus ou moins considérable ; et c'est exceptionnellement, pour les obturateurs de très grands diamètres, qu'on fait intervenir des engins mécaniques, mus par la force hydraulique que fournit la pression même de Teau ; souvent aussi, en pareil cas, on tourne la difficulté, soit en divisant la vanne en plusieurs parties qu'on manœuvre séparément, soit en établissant, avant la manœuvre, l'égalité de pression sur les deux faces de la vanne, grâce à l'intervention d'un petit conduit contournant le robinet et appelé nourrice. Il est à recommander de munir ceux des robinets, dont le rôle est particulièrement important, à" indicateurs^ qui font connaître au dehors la position exacte de l'obturateur mobile.
Le plus simple des appareils employés pour l'évacuation de l'air, aux points hauts de la canalisation, est le tuyau (févent^ simple cheminée librement
TROISIÈME t>ARTIË. — HYDRAULIQUE URBAINE
ouverte dans l'atmosphère: on y a recours aux points où, la pression étant faible, on peut lui donner peu de hauteur, par exemple au voisinage des réservoirs. Ailleurs on emploie de préférence les ventouses automatiques, dont le principe, dû à Bettancourt, consiste dans l'emploi d'un flotteur qui, soulevé par l'eau, maintient en place une pelite soupape, et qui, retombant aii contraire,. lorsque l'eau est remplacée par de l'air, entraîne cette soupape et découvre Torifice d'échappement. Mais, sur les canalisations, oii l'eau est toujours en mouvement, il arrive assez souvent qu'une semblable ventouse ne fonctionne pas, parce que l'air est entraîné par le courant au delà du point haut ; et Ton préfère alors, pour ce motif, purger les conduiles au moyen d'appareils à main, qui sont ou de simples robinets ou des orifices de puisage.
194. Kntreticn des couda liéi» et appareils. — Les canalisations d'eau sont exposées à diverses causes de détériorations, telles que la pression intérieure, les variations delà température, le contact de la terre humide, etc. : l'entretien a pour objet de combattre ces causes et d'en déterminer les effets, afin de conserver le réseau en bon état et d'en prolonger la durée.
Les suspensions momentanées, les coups de bélier^ provoquent des déboîtements, des ruptures, des fuites^ que les tassements du sol viennent encore aggraver ; la congélation brise les tuyaux et les appareils, la dilatation tend à ouvrir les joints et leur fait perdre leur étanchéité ; la rouille ronge la fonte, en diminue l'épaisseur et réduit la résistance... En outre, il se produit fréquemment à l'intérieur des conduites, par le dépôt des matières en suspension dans l'eau, des réductions de section et des incrustations, qui vont parfois jusqu'à l'obstruction complète; ailleurs ce sont les substances dissoutes qui attaquent le métal, donnant lieu notamment à la production de tubercules ferrugineux ; ou encore des végétations qui se développent, des mollusques qui se multiplient, des organismes microscopiques, algues, bactéries^ qui pullulent, etc.