TROISIÈME PAR^I^IÉ
langage familier sous la rubrique de « lout-à-l'égoul » et auquel s'applique couramment la dénomination de système unitaire. Il suppose un écoulement rapide et continu, sans stagnation sur le parcours, qui implique des pentes convenables, des sections rationnelles, des raccords bien étudiés, un courant d'eau suffisant, et aussi des conduits étanches et largement aérés ; mais, lorsque ces conditions sont remplies, le fonctionnement en est absolument satisfaisant, ainsi qu'en témoigne l'expérience des villes de plus en plus nombreuses qui en sont dotées, et parmi lesquelles figurent la plupart des capitales et des grandes villes de l'Europe, Londres, Paris, Berlin, Bruxelles, Francfort sur-le-Main, etc. En faveur des systèmes séparés^ qui impliquent deux canalisations, consacrées Pune aux eaux pluviales, l'autre aux eaux-vannes, avec addition des eaux ménagères tantôt d^un côté tantôt de Tautre, on invoque l'avantage d'écouler les matières fermentescibles provenant des cabinets d'aisances dans des conduits fermés, sans communication avec l'air extérieur, de leur conserver ainsi le plus possible leur valeur comme engrais et de faciliter le traitement des eaux les plus dangereuses, en évitant d'y mélanger les eaux pluviales, qui sont moins à redouter et dont le volume, essentiellement variable, parfois énorme, n'est pas sans causer à cet égard de graves embarras : mais il en résulte une complication manifeste, des dépenses presque toujours plus élevées, s'il faut construire de toutes pièces deux réseaux complets et distincts, ce qu'on ne peut se dispenser de faire dans les grandes villes à circulation intense, oij l'écoulement superficiel des eaux de ruissellement n'est pas admissible; et la pratique les a jusqu'à présent relégués pour ces motifs dans les agglomérations de second ordre. Le choix à faire entre les deux types a donné lieu pendant quelques années à des discussions passionnées, dont les congrès internationaux d'hygiène ont plus d'une fois retenti : aujourd'hui tous les bons esprits sont d^accord pour admettre que le problème de l'évacuation des eaux nuisibles, comme tous ceux qui relèvent de l'art de l'ingénieur, ne comporte pas de solution unique ; il réclame dans chaque ville une étude approfondie, qui seule peut conduire à la solution rationnelle, appropriée aux circonstances locales. Si la simplicité incomparable du système unitaire