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CHAPITRE XXV

— ÉVACUATION DES EAUX NUISIBLES

doit le faire préférer dans le plus grand nombre des cas, il n'en est pas moins évident par exemple que, dans une ville déjà pourvue d'un réseau d'ég-outs, de construction ancienne, écoulant dans de bonnes conditions les eaux pluviales et ménagères, dont le déversement au cours d'eau le plus proche se trouve être sans inconvénient, l'addition d'une canalisation spéciale, pour les eaux-vannes et les matières de vidange, peut se présenter comme un mode d'assainissement complémentaire^ parfaitement recommandable au double point de vue de l'hygiène et de l'économie.

186. CanalisntioEft clans» le» itiaisous. — Pour assurer Téloignement immédiat de toutes les eaux souillées de la maison, des orifices d'évacuation^ communiquant avec une canalisation destinée à les conduire au dehors, doivent être disposés en tous les points où il s'en produit : on ne conçoit plus de cabinet d'aisances, de cuisine, de salle de bain, sans un de ces orifices.

A chacun d'eux correspond un branchement, qui le relie à un conduit vertical, dit tuyau de chute ou de descente^ par oii l'écoulement se produit instantanément ; et ce conduit lui-même, parvenu au niveau du sol, se prolonge souterrainement, avec une inclinaison suffisante pour que l'écoulement continue, sous une vitesse convenable, jusqu'à l'extérieur de la maison, jusqu'aux ouvrages publics. L'ensemble de ces conduits constitue la canalisation intérieure^ qui doit être combinée de manière à ne point laisser échapper de mauvaises odeurs ou de gaz délétères dans les locaux habités, ce qui implique l'obturation hermétique de tous les orifices, et, mieux encore, une évacuation parfaite, sans stagnation ni dépôt en aucun point, et une circulation d'air efficace et continue.

L'obturation hermétique des orifices, qui est la caractéristique des installations sanitaires modernes dans l'intérieur des maisons, n'est réalisée d'une manière absolue que par le siphon hydraulique^ appareil extrêmement simple, et qui donne une parfaite garantie, tant que la couche liquide s'opposant au passage des gaz, la plongée^ ordinairement de 0 m. 06 à 0 m. 07, résiste aux ruptures

d'équilibre, aux différences de pression, qui peuvent se produire entre les deux surfaces du liquide intercepteur. A cet effet, le siphon doit être disposé de manière à ne se prêter à aucun dépôt et à éviter désiphonnages possibles, par surpression ou dépression dans la canalisation : on obtient le premier résultat en adoptant les formes en S ou en U, qui assurent l'entraînement efficace

des matières solides par les écoulements qui s'y produisent, et en ajoutant, par surcroit de précaution, un bouchon de visite au point bas; pour réaliser le second, il suffit de mettre le côté aval du siphon, la couronne^ en communication directe avec l'atmosphère extérieure, soit par un conduit spécial dit de ventilation, soit mieux en faisant déboucher librement au-dessus des toits les tuyaux de chute ou de descente, prolongés par le haut dans ce but.

La canalisation intérieure doit elle-même être étudiée et construite avec grand soin. Souvent elle comporte des tuyaux de descente distincts, affectés séparément à l'écoulement des eaux de diverse nature, eaux pluviales, eaux ménagères et eaux-vannes; mais tous viennent ordinairement aboutir, au moins dans le cas du système unitaire, à un conduit ^™ commun d'évacuation finale. Sur le parcours de ce dernier on a d'abord recommandé de placer un obturateur hydraulique, donnant une garantie contre le reflux des gaz de l'égout public et dit siphon de pied, ou mieux siphon terminal : mais on a reconnu depuis que ce siphon fait en réalité double emploi avec les siphons placés sous les orifices d'évacuation, et qu'il complique les installations, en nécessitant des prises d'air spéciales ; aussi tend-on aujourd'hui à le supprimer. L'emplacement des tuyaux de descente doit être déterminé de manière à les défendre contre la gelée ; on les placera donc de préférence à l'intérieur des bâtiments et plutôt contre les murs de refend, en

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