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CHAPITRE XXV

ÉVACUATION DES EAUX NUISIBLES

au besoin des canalisations diverses pour les services d'eau, les communications télég-raphiques ou téléphoniques, les distributions de lumière ou d'énergie : ce sont des voies souterraines susceptibles d'utilisations diverses et étendues^ mais elles coûtent cher, et, à moins de dispositions et de précautions spéciales, elles risquent de s'encombrer de dépôts ; les conduits, plus économie ques, aisément lavés par le moindre courant d'eau, balayés par les pluies, se curent presque automatiquement, mais leur faible capacité provoque des débordements en temps d'orage, et, très exposés aux obstructions, ils impliquent l'exclusion de toutes matières solides, l'adoption générale et systématique d'orifices à récipients ou siphonnés, aussi bien dans les voies publiques que dans l'intérieur des maisons. Il n'y a pas d'ailleurs de solution intermédiaire, et l'on doit proscrire de façon absolue les galeries de petite dimension^ qui participent des inconvénients des deux types sans en avoir aucunement les qualités : ne verrat-on pas enfin disparaître l'usage suranné et barbare de ces

galeries de hauteur insuffisante, où les ouvriers ne peuvent circuler qu'en rampant dans la boue ou en prenant une position moins répugnante peut-être mais plus fatigante encore? Les plus petites dimensions admissibles sont celles qui permettent à un homme de taille moyenne de circuler debout, les épaules dégagées, savoir 1 m. 70 de hauteur sur 0 m. 60 de largeur aux naissances. Le choix à faire entre les conduits et les galeries dépend des circonstances : les galeries, en raison de leur aptitude à recevoir les détritus de la rue, conviennent aux très grandes villes, qui ne reculent pas devant la dépense pour avoir des voies luxueusement entretenues ; les conduits doivent l'emporter dans

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