‹ Hydraulique agricole et urbaineChapitre 410 sur 415 · CHAPITRE XXVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVIII

ÉPURATION DES EAUX D'ÉGOUT

tance des conduites, et aussi pour faciliter le dég-agement des gaz qui se produisent eu abondîince dans les eaux d'égoul, on dispose en un certain nombre de points soit des cheminées verticales, ouvertes à la partie supérieure et formant colonnes piézométriques, soit des bouches à contrepoids, sortes de soupapes de sûreté. Un drainage, plus ou moins serré, est souvent nécessaire, pour aider à l'égouttement rapide des terres, permettre le rapprochement des arrosages et parer à des relèvements nuisibles de la nappe.

»01. Traitementfs artificieSs. — L'épuration par le sol n'étant pas toujours possible, notamment dans les localités oii les terrains propices font défaut, on a été amené à chercher d'autres moyens de parvenir au même but. Cette recherche a même tellement hanté l'imagination des inventeurs que les procédés de traitement artificiel successivement proposés ne se comptent plus. Jusqu'en ces derniers temps, en effet, on croyait y trouver la possibilité de produire à bas prix des engrais d'une valeur considérable, par l'utilisation des dépôts abondants obtenus, sous forme de boues liquides, dans les bassins où l'on soumettait les eaux d'égout soit à des actions mécaniques ou physiques, soit à des précipitations chimiques.

Les procédés purement mécaniques ne mettent guère en œuvre que la décantation^ qui débarrasse rapidement les eaux d'égout de la majeure partie des matières en suspension ; le filtrage est en effet d'application plus difficile, avec des eaux aussi chargées, qui colmatent très rapidement la surface des couches perméables : au surplus, dans un cas comme dans l'autre, l'action est nulle ou à peu près sur les matières en dissolution, et ce n'est pas une épuration véritable qu'on peut obtenir, mais seulement une clarification plus ou moins marquée.

Parmi les agents physiques, on a songé à utiliser Yélectricitéj en se servant de courants suffisamment énergiques pour décomposer soit l'eau d'égout elle-même (procédé Webster 1889), soit un liquide auxiliaire, tel que l'eau de mer ou des résidus industriels chargés de chlorures (procédé Hermite 1893), et produire de l'oxygène ou du chlor>3 à l'état naissant, qui effectuerait la combustion, la minéralisation, des matières organiques fermen-

Page 1