PREMIÈRE PARTIE. — HYDROLOGIE
qui sont dites nappes profondes. Parfois, en traversant une de ces couches imperméables qui séparent les terrains aquifères successifs, on rencontre tout à coup de l'eau en pression, qui, profi-
tant du passage qu'on vient ainsi lui offrir, s'élève à travers les couches supérieures, jusqu'à une certaine distance au-dessous du sol ou jusqu'à la surface même, ou encore vient jaillir avec force en formant un jet dans l'atmosphère : elle est dite ascendante dans le premier cas, jaillissante ou artésienne dans le second.
Un examen géologique permet généralement de reconnaître l'oftleurement supérieur de chacun des terrains aquifères, c'està-dire la surface d'alimentation par laquelle ils reçoivent les précipitations atmosphériques et les ruissellements superficiels ; et l'on peut juger par là de l'importance des infiltrations qui déterminent la formation et assurent le renouvellement de la nappe correspondante. L'affleurement inférieur se montre aussi fréquemment, sur les flancs des vallées par exemple ; et l'on y voit apparaître des suintements^ par où la nappe vient s'épancher au dehors, ou des écoulements plus localisés et plus considérables^ qui ne sont autre chose que les sources.
^La surface de la nappe varie incessamment dans l'épaisseur de la couche perméable qui la renferme : elle s'élève ou s'abaisse suivant que l'alimentatiou est ou non supérieure au débit des écoulements naturels, de sorte qu'à certains moments les suintements et les sources peuvent disparaître ou se faire jour à nouveau. Rien ne s'oppose à ce que la masse d'eau puisse èlre gros-