CHAPITRE IV. - LES EAUX SOUTERRAINES
JSOO^ J700 JSOO
J300 JSOO
iOO
'^l Si ^
variations de volume dont le rapport n'est pas descendu au-dessous de 2/3^ tandis qu'il a été de 1/4 à peine pour les secondes. Dans la même vallée, les sources de la région supérieure ont presque toujours un débit plus variable que celles des régions moyenne ou inférieure : souvent, parmi sources hautes, on en trouve qui sont intermittentes ou éphémères, tandis que les sources basses se font remarquer par leur constance et leur régularité relatives. Quelquesunes présentent des singularités dont Texplicalion ne laisse pas d'être parfois difficile : c'est ainsi que le mécanisme particulier de la fontaine de Vaucluse, dont le volume varie de IdO mètres cubes en temps de crue à
8 mètres cubes en étiage et même 5 en temps de sécheresse, n'a peut-être pas encore livré tous ses secrets, malgré les belles études de MM. Bouvier ^, Dyrion -, Pochet.
30. Compositiou des eauiK souterraines. — On trouve d'ordinaire un peu moins de gaz dissous dans les eaux souterraines que dans les eaux météoriques ou superficielles ; et, dans la composition du mélange gazeux, l'oxygène entre assez souvent en proportion moindre,, tandis que l'acide carbonique y est en plus grande quantité.
L'ammoniaque y est plus abondant que dans les eaux de superficie : 0 mgr. 12 contre 0 nigr. 02 d'après la Commission anglaise de la pollution des rivières. Il est vrai que cette môme Commission accuse seulement 0 mgr. 01 d'ammoniaque dans les eaux de source.
Les matières organiques sont rares dans les eaux souter-
(1) Annales des Ponts et Chaussées, 1853.
(2) Bulletin de l'hydraulique agricole^ 1894.