‹ Hydraulique agricole et urbaineChapitre 55 sur 415 · PREMIÈRE PARTIE. - HYDROLOGIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. - HYDROLOGIE

du Rhône) si connue sous le nom de fontaine de Yaucluse, qui a été chantée par Pétrarque, et dont le volume moyen est d'environ 20 mètres cubes par seconde. La fontaine de Nîmes, les belles sources de Raiserbrunn et de Stixenstein, dérivées par la capitale de l'Autriche, etc., qui sont de cette nature, sont parfois dénommées pour ce motif sources « vauclusiennes ».

C'est par des lissures de ce genre, mais verticales ou plus ou moins inclinées, analogues à des filons, que jaillissent les sources artésiennes^ dont quelques-unes, provenant de couches profondes oii les eaux se sont échauffées au contact de terres qui subissent Tinfluence de la chaleur centrale du globe, méritent la désignation de sources thermales.

Les sources appartenant à ces différentes catégories ont nécessairement des régimes très divers, et qui dépendent d'une infinité de circonstances, telles que l'étendue du bassin alimentaire^ le mode d'alimentation, la hauteur du niveau piézométrique des nappes par rapport aux orifices d'afffeurement, de déversement ou d'émergence, les variations de ce niveau avec les saisons et les années, etc. Toutes éprouvent des crues à certaines époques de l'année : mais, pour les unes, l'apparition des crues est une conséquence plus ou moins lointaine des grandes pluies, pour les autres, un effet de la fonte des neiges ; quelques-unes grossissent dans l'un et l'autre cas et présentent par suite deux maxima annuels au lieu d'un ; dans nos régions, oii l'influence des pluies domine, un dicton qui a cours parmi les cultivateurs précise que les sources croissent et décroissent avec les jours ^ ce qui revient à dire qu'elles ont d'ordinaire leur maximum en juin et leur minimum en décembre. Il en résulte des variations de débit, qui échappent souvent à l'observateur superficiel et qui cependant sont assez marquées, puisque le rapport du minimum au maximum s'élève rarement au-dessus de 1 /3 ou 1/2 et tombe fréquemment bien plus bas pour les sources pérennes citées parmi les plus constantes et les plus régulières : pour en donner une idée, on a reproduit dans le diagramme ci-après les courbes des débits des sources de la Vanne, utilisées pour l'alimentation de Paris, et de celles du Semmering, captées pour la distribution de Vienne; en une même année, les premières ont éprouvé des

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