Ëlfets duii aux eaux météoriques. — H y ^ p6U de
chose à dire des effets de la pluie tombant à la surface du sol, car elle devient presque aussitôt eau courante ou eau souterraine. Dans tous les cas, elle délave le sol, recueille les poussières de la surface, se charge de toutes les impuretés qu'elle y rencontre, dissout les substances solubles avec lesquelles elle se trouve en contact, etc., de sorte que sa composition se modifie presque immédiatement.
Il n'en est pas de même de la neige, qui, lorsque la température est suffisamment basse, persiste plus ou moins longtemps sur le sol, en une couche d'épaisseur variable, jusqu^à ce qu'une douce chaleur vienne en déterminer la fusion et produire le dégel. Cette couche de neige a été souvent comparée à une sorte de manteau protecteur, qui abrite les plantes contre les effets d'un froid trop rigoureux : ainsi, dans l'hiver néfaste de 1879-4880, les plantes enfouies sous la neige ont survécu, alors que celles qui émergeaient ont succombé en grand nombre à la gelée ; quelques-unes parmi ces dernières ont été sauvées, parce que leur partie inférieure, protégée par la neige, n'a pas subi le sort