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PREMIÈRE PARTIE. - HYDROLOGIE

Quant aux eaux souterraines, mieux protégées que les eaux de surface contre les causes de contamination mais qui subissent cependant aussi dans certains cas des altérations plus ou moins directes, elles n'ont guère été l'objet d'observations au point de vue de la purification spontanée qu'elles sont susceptibles d'éprouver. Mais on doit admettre qu'à pari la lumière solaire, qui ne les atteint pas. les autres agents d'épuration y peuvent exercer aussi leur action ; et rien n'autorise à supposer qu'elle n'y soit pas aussi efficace.

Ce semble être en effet une loi naturelle, qui ne souffre d'exception que si la masse d'impurelés accumulées sur un point déterminé et d'une manière continue par l'imprévoyance des hommes vient à dépasser le pouvoir des agents épurateurs dont la nature dispose.

Alors l'oxygène dissous disparaît, les microbes anaérobies qui président à la putréfaction font leur œuvre, des gaz sulfhydriques et hydrocarbonés s'échappent des dépôts de vase en bulles énormes qui viennent crever à la surface de l'eau, démontrant l'impuissance momentanée des facteurs naturels. Pour en arriver là, il faut que la proportion d'eaux impures, eaux d'égoul, eaux industrielles, eaux usées de toute nature, soit relativement considérable : d'après Pettenkoffer, le célèbre professeur d'hygiène de Munich, on poui rait impunément déverser des eaux usées dans un cours d'eau, tant que le volume en est inférieur au quinzième du débit, et l'Institut impérial d'hygiène de Berlin s'est rallié à cette appréciation ; il est vrai que d'autres écoles se montrent plus exigeantes à cet égard et n'admettent pas qu'on puisse compter sur une purification complète, quand la proportion des eaux usées dépasse le quarantième, quelquefois même le centième du débit du cours d'eau qui les reçoit ; il n'y a pas dans toute la Grande - Bretagne, d'après Frankland, un cours d'eau, dont le parcours soit assez prolongé pour que la purification spontanée des eaux y soit assurée de façon certaine, malgré les déversements des usines et des agglomérations groupées sur ses bords.

36. Ëttets utiles. Etfctis nuisiblcis. — Parmi les divers etïets dont il vient d'être question, les uns sont ou peuvent être

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