CHAPITRE VI
gabions du génie militaire; chaque plant est disposé au centre d^ane de ces corbeilles, qui est à moitié enfouie en terre, l'humus qui se forme peu à peu finit par constituer un talus tout autour et complète ainsi une motte au pied du jeune arbre : ce procédé a été appliqué au mont Faron, près de Toulon, où les trous ont dû être percés dans le rocher et oij la dépense s'est élevée par suite à 700 francs Fhectare. Demontzey recommande rétablissement sur chaque banquette d'une haie en cordon, qu'on consolide au moyen d'un petit remblai, effectué avec les terres provenant de l'ouverture de la banquette située immédiatement au-dessus : on fait ainsi descendre le déblai d'un étage à l'autre, et seule la banquette supérieure n'est pas remblayée.
Dans les thalwegs suivis par les eaux, on cherche à réaliser le profil de compensation, comportant les pentes-limites, sur lesquelles l'eau, saturée de matériaux arrachés aux berges vives, n'affouille ni ne dépose plus. Le moyen le plus souvent employé consiste à construire une succession de barrages transversaux, derrière lesquels les dépôts s'accumulent, en prenant d'eux-mêmes la pente convenable, qui de la sorte s'obtient assez rapidement et par voie d'exhaussement, tandis que, par l'action naturelle des eaux, elle ne se fût établie qu'à la longue et aux dépens du lit et des berges, que les ravinements prolongés et répétés auraient fini par creuser profondémeut. Si, au bout de quelque temps et par suite des reboisements effectués dans la zone de défense, Vétat de torrentialité vient à se modifier, appelant d'autres pentes de compensation, il est facile d'obtenir ces nouvelles pentes, en intercalant entre les premiers barrages quelques barrages intermédiaires; et, de proche en proche, on parvient à donner au thalweg un profil voisin de celui dit à'équilibre, qui caractérise les torrents éteints. Les barrages, au moyen desquels on cherche à obtenir ce résultat, sont le plus souvent petits et multipliés, car