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PREMIÈRE PARTIE

HYDROLOGIE

les grands barrages coûtent cher et peuvent devenir dangereux en cas de rupture; on les construit le plus économiquement possible, et avec les matériaux trouvés sur place, pierres sèches ou bois verts : ceux en pierres sèches sont dénommés barrages 7mstiques^ ceux en bois verts barrages vivants ; ces derniers s'obtiennent au moyen de troncs d'arbres couchés dans le lit même

du torrent, de fagots maintenus en travers par des piquets, ou de petits chevalets soutenant quelques blocs; lorsqu'on les veut plus résistants, on a recours soit à des gabions, qu'on place côte

à côte et de telle sorte que les abouts des perches soient enterrés dans une rigole où elles puissent prendre racine, soit à des clayonnages formés de piquets reliés entre eux par des tiges d'osier, soit enfin à des fascinages, composés de rangées de saucissons superposés, que maintiennent de forts piquets de 0 m. 10

au moins d'équarrissage. Parfois on a remplacé dans les derniers temps le système des petits barrages par un façonnage du lit, sovle de revêtement général formé au moyen de perches et de branchasses.

I^es grands barrages sont réservés pour des cas exceptionnels ; on les exécute encore en bois dans les localités où la pierre est rare, et on les compose alors de troncs d'arbres enfoncés en terre ou enracinés dans les berges, qui constituent des massifs résistant bien aux intempéries et durent assez longtemps dans les ruisseaux limoneux ; mais, comme le bois ne saurait se conserver indéfiniment, il est préférable de recourir, toutes les fois qu'on le peut, à l'emploi de la pierre : les barrages s'exé-

cutent alors, soit en pieri'es sèclies, soit en maçonnerie à bain de mortier; plus économiques dans le premier cas, ils se laissent par contre pénétrer par les boues^ qui, à un moment donné, peuvent devenir une cause de destruction, si elles viennent à former une masse compacte derrière laquelle l'eau se met en charge; on a, dans le second cas, une sécurité plus grande, parce qu'on a soin de disposer un aqueduc, muni d'une grille en bois, par lequel on écoule l'eau et les boues, tandis qu'on retient seulement derrière l'ouvrage les blocs et les galets; les barrages mixtes, dont le corps est en pierres sèches mais avec parements maçonnés, présentent souvent les mêmes avantages que les barrages en maçonnerie pour une dépense notablement moindre. Ces barrages en pierres reçoivent, en plan, la forme rectiligne ou la forme courbe vers l'amont, avec flèche de environ ; dans tous les cas ils doivent être solidement enracinés dans le roc à la base et sur les flancs, présenter vers l'aval un fruit très prononcé et recevoir un couronnement à profil concave, de manière à ramener vers le milieu de Touvrage l'écoulement des eaux. Les dimensions de ces barrages, qui sont appelés à résister à des efl'orts considérables, doivent être calculées avec le plus grand soin, et c'est seulement à titre d'indication qu'on peut citer les règles observées quelquefois et qui consistent à fixer l'épaisseur e d'après la hauteur h par la formule e — ~- applicable au couronnement pour

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