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CHAPITRE VII. — UTILISATION DE LA PENTE DES COURS D'EAU

pont Notre-Dame, celles du pont de Londres ou de la machine de Marly.

Il est plus avantageux, au lieu d'utiliser la vitesse de Teau, de profiter de ]ai pente, qui leur communique cette vitesse, pour créer de distance en distance, dans les thalwegs, des chutes, substituant ainsi un profil longitudinal par gradins au profil parabolique continu qui tend à s'y établir naturellement. On concentre ainsi aux chutes la force motrice disponible, ce qui en facilite Tutilisation.

Quelque ancien que soit ce mode d'emploi de la force hydraulique, on peut dire que, même dans les pays où l'industrie s'est le plus développée, Tutilisation en est demeurée jusqu'ici très rudimentaire et incomplète. Si les inoulins sont nombreux dans les larges vallées, oii s'est développée la culture des terres, mais où les pentes sont faibles, et où par suite les chutes ne procurent que des forces restreintes, les usines hydrauliques sont rares dans les montagnes, c'est-à-dire précisément là où se rencontrent les pentes les plus accentuées, qui se prêtent à la création de chutes puissantes et de forces considérables.

Il faut dire que le développement industriel si remarquable, qui s'est produit au xix® siècle, a eu pour point de départ l'apparition de la machine à vapeur, dont la conséquence naturelle a été une dépréciation générale des forces hydrauliques : les grandes facilités de transport qu'ont procurées la création des chemins de fer et les nouvelles habitudes commerciales qui en ont été la conséquence ont aussi contribué à cet avilissement des chutes d'eau.

Mais voici qu'un mouvement inverse se dessine et que la faveur revient à la « houille blanche », grâce aux moyens dont dispose aujourd'hui l'industrie, pour transporter la force à distance, la répartir et la diviser à volonté, grâce surtout à l'électricité, qui apporte à ce problème une solution d'une souplesse remarquable dont on n'a pas encore mesuré toute la fécondité. Les fameuses chutes du Rhône à Bellegarde, du Rhin à Schaffouse, celles du Niagara sont depuis peu asservies ; de puissantes usines se créent dans les hautes vallées, escaladent les montagnes, et des régions qui semblaient déshéritées, comme les versants français

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