UTILISATION DE LA PENTE DES COURS D'EAU
premier canal se prolonge au delà de l'usine par le canal de fuite, qui recueille les eaux après leur emploi et les ramène au cours d'eau en aval du barrage, dans le bief inférieur. Il importe que le plan d'eau surélevé par le barrage — dont l'usinier a intérêt à relever le niveau, pour augmenter la hauteur de chute, tandis qu'il n'a point d'action sur l'autre facteur de la puissance brute, le débit — n'atteigne pas la couche superficielle des terres riveraines, que le remous ne nuise pas à la retenue supérieure : aussi le niveau du bief d'amont est-il fixé par l'Administration, mis en évidence par un repère^ et maintenu par le moyen d'o?^-
vrages régulateurs. Ces ouvrages sont de deux espèces et comprennent d'ordinaire : un déversoir de superficie^ dont le seuil est surmonté par les eaux dès qu'elles dépassent le niveau « légal » et par où la partie surabondante du débit passe automatiquement dans un canal latéral, en communication avec le bief inférieur; puis un vannage de décharge^ que l'usinier est tenu de manœuvrer, en temps de hautes eaux, de chômage de l'usine, etc., de manière à ouvrir en tout temps un débouché suffisant pour éviter une trop grande hauteur de lame sur le déversoir, ou autrement dil, un relèvement trop marqué du plan d'eau.
A défaut d'usages locaux ou de circonstances particulières, le niveau légal est fixé de manière à maintenir, entre le plan d'eau et les terrains qui s'égouttent directement dans le bief supérieur, un écart de 0 m. 16 au moins. Cet écart varie naturellement avec l'état du cours d'eau ; et, comme l'influence du barrage est d'autant plus restreinte que les eaux sont plus hautes, c'est le