‹ Hydraulique agricole et urbaineChapitre 98 sur 415 · PREMIÈRE PARTIE. — HYDROLOGIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. — HYDROLOGIE

Le repère^ destiné à marquer le niveau légal de la retenue, peut recevoir des formes et des dispositions variées. Parmi les meilleurs modèles il convient de mentionner ceux qui sont scellés ou encastrés dans un mur et portent une gra- ^ dualion double, dont les deux parties, Tune f- ascendante, l'autre descendante^ à partir d'un zéro commun qui correspond au niveau légal, = permettent d'apprécier la hauteur du plan f- d'eau au-dessus ou au-dessous de ce niveau. Quelquefois le repère est une borne en pierre présentant une retraite qui correspond au zéro de la graduation. Dans tous les cas l'invariabilité de la position du repère doit être absolument assurée.

Parmi les ouvrages régulateurs, le ^/e?;er^o?> joue le rôle de régulateur spécial de niveau et pare automatiquement aux négligences que peuvent apporter les usiniers dans la manoeuvre des vannes de décharge ; pour remplir convenablement ce rôle il doit être établi à une hauteur convenable, et présenter une longueur de seuil L calculée d'après le débit maximum à prévoir Q et l'épaisseur admise h de la lame déversante au moyen de la formule usuelle :

Q = mU V

où m est un coefficient fourni par les tables des traités d'hydraulique. D'ordinaire la longueur du seuil est prise égale à la largeur moyenne du cours d'eau au moment du débordement ; s'il est placé sur l'une des berges et suivant le sens de l'écoulement, il est réglé suivant la pente du remous correspondant au niveau légal de la retenue : il ne fonctionne dès lors que si ce niveau est dépassé, et Ton admet que la lame déversantepeut atteindre jusqu'à 0 m. 15 d'épaisseur par exemple. Lorsque les circonstances locales ne permettent pas d'admettre un pareil relèvement du plan d'eau, soit qu'il en résulte une submersion des rives soit que l'usine d'amont en puisse être gênée, on dérase le seuil à un niveau inférieur à celui de la retenue : cela se fait également quand le volume débité en eaux ordinaires n^est pas utilisé en totalité par l'usine, de sorte que le déversoir est appelé à écouler presque conlinuellemeut des eaux surabondantes.

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