‹ Hydraulique agricoleChapitre 85 sur 92 · MODULES DE LÀ LOHBÀRDIE · texte numérisé non relu

MODULES DE LÀ LOHBÀRDIE

en aval de Faqueduc régulateur, à une dislance qui fut d'abord û&ée à 25 trabucchi, ou à l'^.W, mais qui est demeurée variable. Sa largeur était déterminée aussi, dans Torigine, sur le pied d'une fois et demie celle de Taqueduc. Nous allons voir plus loin qu'on a également dérogé à cette condition. Le seuil de la briglia doit être établi à une once ou à 0°*,04 plus bas que le fond de l'aqueduc. L'autre éperon e/ désigné sous le nom de scagno^ se place dans le lit même du canal dispensateur. Il porte un seuil en bois ou en pierre, qui doit régler la hauteur du fond de ce canal, exactement au même niveau que celui de l'origine de la dérivation. Ces deux ouvrages détachés se réduisent donc à deux pertuis qui accompagnent le module proprement dit, sans avoir toutefois aucune liaison avec lui.

On peut voir, au premier coup d'œil, que ce système présente les plus grands inconvénients. D'abord, parce que les frottements considérables qui ont lieu sur les quatre faces de cet aqueduc, dont la longueur n'est pas dans un rapport voulu avec son débouché, introduisent ici un élément tout à fait superflu, qui vient compliquer l'appréciation des volumes d'eau, qu'il est déjà si difficile de bien régler, à travers de simples orifices. Cet inconvénient d'un module qui n'est pas à minces parois s'aggrave encore par le manque de liaison qu'on peut remarquer entre les différentes parties de cet édifice et d'où il résulte que lorsque l'axe de l'embouchure, prise entre les jouées de la vanne et l'axe de l'aqueduc, ne sont pas dans une

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seule el même ligne droite» les frottements, dont je viens de parler, se modifient d'une manière très-notable, mais dont il est impossible d'apprécier exactement l'influence. Enfin, ce qui est pis encore, les éperons en maçonnerie placés, l'un dans le caDal alimentaire, en aval de la prise d'eau, l'autre dans le canal de dérivation, en aval du module, sont évidemment plus nuisibles qn'utiles, en ce que rien n^a été prescrit pour qu'ils puissent agir toujours d'une manière uniforme. Ainsi, la briglia gh qui était, dans rorigîne, d'une largeur plus grande que celle du pertuis, en aval duquel elle est placée, a fini par être établie avec une largeur moindre, comme cela est représenté dans la fig. 1 0, et par devenir conséquemment la véritable bouche modératrice de cet appareil, qui se prête, comme on le voit, à toutes sortes de variations.

On a cependant prétendu, mais à tort, je le crois, que c'était là le type et le modèle de tous les autres régulateurs inventés en Italie, dans la seconde moitié du xvi* siècle. Il est vrai que dans un décret qui remonte au 22 décembre de l'année 1551, le Sénat de Milan avait sanctionné l'unité de mesure adoptée pour la distribution des eaux du canal de Crémone; mais l'appareil qui devait la fournir n'était pas à beaucoup près aussi compliqué qu'il l'est devenu depuis. La bouche régulatrice ayant, comme il est dit pln« haut, 10 onces de hauteur sur une once de largeur, ou 0'",iO sur 0",04, était alors pratiquée dans une simple dalle, comme cela s'est fait toujours ailleurs. Elle devait avoir une pression d'une once

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