‹ Hydraulique agricoleChapitre 88 sur 92 · VOCABULAIRE · texte numérisé non relu

VOCABULAIRE

DBS TlUnS TBCHNIQUBS PR0P1E9 À L'INDUSTEIB DBS lEBIGÀTIORS

BT À l'architbgtuib htdracuqub qui s'y BÀTTàGIIB.

ÀBONinsiiBRT {affUto). — Convention on marché amiable pour payer à prix fixe et à des époques déterminées une chose dont l'usage peut être variable ou la jouissance facultative. En matière d'irrigations^ les propriétaires de canaux consentent souvent à des réductions sur le prix usuel de Teau, en faveur des propriétaires qui s'abonnent à long terme.

Appoints (m/lt4en^t). — Cours d'eau secondaires qui se réunissent à un cours d'eau principal.

Appouillemext («covoztone). — Excavation qui s'opère par le choc ou le frottement de Teau courante, sous une digue ou sous un ouvrage hydraulique quelconque.

Ailes (o/e). — Terme usité dans le Milanais pour caractériser la forme d'un terrain cultivé en Mardtay ou prairie d'hiver. Cette disposition, qui répond & celle que dans l'agriculture française on désigne par aillons ou adosy est, par le fait, celle que réclame toute irrigation ; mais celle dont il s'agit, qui est d'une n'ature A part, exige cette disposition d'une. manière toute particulière.

Alluvion [alltajione] . — C'est l'accroissement qui se forme lentement et imperceptiblement aux fonds riverains. On doit bien distinguer les alluvions ainsi formées, par le travail successif des eaux livrées à elles-mêmes, d'avec celles dont les propriétaires ou fermiers provoquent la formation par des travaux, ordinairement très-nuisibles au libre cours des eaux.

ÀMiLRREs (legacct), — Les amarres sont les chaînes, eftbles ou cordages qui servent à fixer, à amarrer, les bateaux à la berge d'un canal oh d'une rivière. Dans l'intérêt des usagers, on doit éviter de placer les prises d'eau d'irrigation dans les endroits consacrés au stationnement des bateaux, ou d'amarrer des bateaux contre les bouches existantes; car, d'après leur tirant

510 VOCABULAIEB.

d'eaa pins ou moÎDs gnnd, ces bateaux tendent toujours à maMpier la section libre de ces boucbes, et par conséquent à y gêner l'introdaction de l'eau ; ce qui ne peut avoir lieu sans amener une dimination semsibie dans leur débit.

Aheroxhxnt (amendamenio). — En agriculture, les mots engrais et amendement sont encoru ai^euH'hui oonfondus par beaucoup de personnes; ils ont cependant des acceptions très-différentes. On doit, réserrer le mot amendement pour l'emploi des matières, dont les propriétés consistent moins à fournir directement à la tene dei principes nouveau d« TègMalien, qn% stimuler convenablement ceux qu'elle renfermait déjà, mais q[ai ne se trou- Taient pas dans iw cnndltioBS iavorablM. C'est dans ee eons <|Qe, dans les mélanges de terre de natures différentes, ces terres agissent presque toigoois comme amendement l'une pour l'autre. — Voyez Enguâis.

AvoHT. Aval (rtnrà, tingiù). — Ad maniem, ad valietn. — Termes d'un usage très-fréquent, dans l'arcbitecture hydraulique, et qni, relativement à un point donné, pris sur un cours d'eau ou à proximité, signifient : l'un en remontant^ l'autre en descendant ce cours d'eau. Ainsi, en snivaat le cours de l'Adda, la commune de Yaprio est en amont de celle de Cassano ; et le débouché de la mémo rivière, dans le Pô, a l^^n en aval de la ville de Lodi.

Appareil {apparaglio)» — C'est la coupe et le mode d'asseuiblafe ies pierres de taille qui composent une construction. L'appareiUeur est celui 90^ dans les chantiers, trace sur les blocs ies lits et joints, les paremenU, et généralement toutes les dimensions des pierres d'après les épures, oa deiiiis en vraie grandeur, qui doivent être exécutés par les conducteurs de travaux.

Aqueduc {acquidotto, tomba). — Ouvrage d'art, ordinairement en maçea^ nerie, établi sous une route, sous un canal ou sous un remblai qruelcooqoe, pour y effectuer le passage d'une eau courante. La plupart des vules d'Italie ont leurs mes établies sur de grands aqueducs, dans lesquels courent les eaux vives destinées à emporter toutes les immondices oui y tombent.

Les aquednae eontenains eont plus simples. Il en est d autres qui sont placée hors de terre et terrent h maintenir la dérivation qu'ils reçolrent â oo niveau supérieur é eelui d'autres cours d'eau qu'ils doivent traverser. ^ Toyei PoNv-AttoiDOO, fttpuoa.

Aqueduc (droit d*). -^ C'est le droit en vertu duquel le propriétaire qa> établit un canal de dérivation peut, sous certaines conditions, continuer ce eanal sur l'héritage de son voisin, s'il forme enclave sur la direction de ce canal. Cette disposition, consacrée dans la loi romaine et maintenue dans la plupart des législations modernes, est une des conditions essentielles an progrés des irrigations.

Arceau. — Voyes Arche.

Arche {arco). — Espace voûté compris entre les piles ou culées d'un pont. L'arche est en plein cintre si la courbure de la voûte représente une demi' circonférence de cercle. Une arche est surhaussée ou surbaissée, suivant qns son sommet est plus haut ou plus bas que celui do larche en plein cintra ds

▼ocAiuLAïu. . ta

nème onTOVtart. Bnr lés eaaam fort anoiei», evmne oeui du Hllantlij liM règlemtiits dt la aaTigation iBbordonaent les dlmaDsioni «t U ehaïf omeiil des bateau à la haatoar dei ponts existants. Sur les canaux nontoaux que l'on projette, on base an contraire souvent les débouchés des ponts sur les dimensions tisuelles dos batoanx fréquentant les riTiéres que Ton a pour but de réunir*

ÀRcmtEdTula BtBRiirtiQtrE (archiieitiifa idrauHca). -^ C'est l'art de construire aTec solidité et économie les ouvrages qui se trouvent exposés à l'action des eaOx^ soit dans le lit, soU au bord des canaux et rivières»

L'architecture hydraulique est une seience très-vaste. Elle comprend à la fois des ouvrages de terrassementSy pour le creusement des canaux^ la coo* struction des digues, etc*| et des ouvrages de maçonnerie, réclamant des précautions particulières* Elle exige une connaissance exacte t des chauxj ciments et bétons, qui ont la propriété de durcir sous l'eau; des maebinei A épuiser, à draguer, à battre ou à r«céper les pieux, etc. Enfin les prineipea les plus élevés de l'analyse et du calcul doivent être familiers à ringénieur hydraulicien.

Antn (oofifo).** Ligne de jonoUon de deux faoas eontiguës d'une pierre de taille4 d'une pièoe de bois^ d'un talus, eto. Dans toute bonne oonstruction, on exige que les pierres ainsi que les bois soient taillés à vive arête.

Anàina (agguaffliaré). C'est mettre de niveau^ à un même plan de hauteur, un cours d'assises en maçonnerie de pierres de taille, briques, ou moellons^ en élevant les points les plus bas jusqu'à la hauteur de oelui qui est le plus élevé, et qui règle le niveau de l'arasement. En arohiteeture hydraulique ce terme s'emploie le plus souvent d'une manière relative à ua niveau détenuioé; et alors si ee niveau est inférieur à celui de la partie la plus élevée de l'ouvrage dont il s'agit, on se sert de l'expression dértuer. Ainsi l'administration prescrit fréquemment de déraser le couronnement d'un déversoir ou le dessus d'un -vannage jusqu'au niveau légalement prescrit pour une retenue d'eau» qui sa trouvait primitivement trop élevée.

Arrosagu {adacquameniOf inafflamento), — Mot employé comme & peu près synonytde du mot irrigation ; mais qui cependant ne désigne pas d'une manière aussi spéciale l'emploi des eaux, par simple dérivation et sans secours de machines.

Arrosants {irriganti). Nom que partent, dans le midi de la France, les sociétés de propriétaires réunis en associations syndicales, pour effectuer à frais communs l'irrigation de leurs héritages situés & proximité des fleuves, rivières ou canaux.

Assise (/SAi^a)« — Rangée de pierres de taille, de briques eu de orael* Ions, faisant partie d'une construction en maçonnerie.

AaBounmnp {ruoi€uUom ûgrartm, eoltivantme m vicênda)» -^ On appelle ainsi la tuoeessien des oultum adoptée sur tel eu tel terrain* En oe sens le mot «o/« usité dans l'agrioulture française est à peu près synonyme de MifOfi. AiMi l'on dit la sole du blé, du mais, eto., pour désigner la période pendant laquelle ces cnltnrea sont adoptées^ à leur teur^ sur un terrain dé-

su TOCABOLAIU.

tammé. Par UmèHM rtiiM, l'on se sert di nal dessaUommier pov v^hr ^eru changemeat apporté daas l*onlre de aveoeeàon des cnltoies; oonne, par exemple, lortqo'oa remplace l'assolemeat triennal par rassolemeikC qnin^aenoaly etc. Uo des caractères distinctils de l'irrigatioD, là snitont ofc elle est poiiée à sa plus grande perfection, comme dans le Milanais, c'est ^'elle permet Tadoption d^assolements particuliers infiniment plus aTantageni qne ceox qui penTont être obtenis dans le système des cultures non arrosées.

ATTAonoiBirr (trayanx par). — Voyez Ëcononc.

ATTEEBissnfsifT (depoiUo). — Atterrissement est & pea pr6s synonyme d'alluTion : cependant il conyient de réserver à ce dernier mot son acceptioa définie, non-senlement comme terrain formé lentement et imperceptiblement par le trarail des eaux, mais comme suffisamment accni pour s'éloTor, aa moins en tempe ordinaire, au-dessus de leur surface, et ponr donner ainsi naissance à des questions de propriété. La Tase et les sédiments Ceireux qni se forment dans le lit des rivières et canaux, sans atteindre jasq[ii*à la surface des eaux, donnent lieu, surtout dans la matière dont on traite ici, à des coosidérations non moins importantes que les alluTions proprement dites. Ce sont ces amas de vases on de graviers, toujours très-nuisibles anx caaaax d'irrigation, que je désigne par le nom de dépôts ou atterrissements.

AvAHT-SEc, jJttiftnv-BEC (/« ptgne), ^ Ce sont les extrémités saillantes des piles des ponts. On les disposait anciennement en forme de pointe ou de coin ; aujourd'hui on leur donne, de préférence, un contour airoiidi et en conséquence une forme cylindrique. Ces appendices en saillie sur le plan des tètes des ponts servent non- seulement de contre-forts aux piles et calées, mais ils ont encore chacun une destination spéciale : l'avant-bec, qui a pour effet de fendre le courant, préserve le corps de la pile des dégradations que le choc^de Teau et surtout qne le choc des glaces ne manqueraient pas d*y occasionner. L'arrière-bec sert, par son obliquité inverse, à ramener peu à peu dans leur direction normale les filets d'eau déviés par VohstêcU des piles, et qui sans cela ne reviendraient à cette direction qu'après des tournoiements irréguliers, capables d'amener des affouillements en aval des piles et sous leurs fondations.

Bajoteks {spcUle), — Murs latéraux d'une écluse de navigation. Par analogie on donne le nom de bajoyers ou déjouées aux murs et massifs de maçonnerie entre lesquels sont établis un empèlement ou un déversoir.

BARnACK {traversa, travata), ^Les barrages d'irrigation sont des constructions établies transversalement sur une rivière dans le but d*en élever les eaux , de manière à pouvoir les dériver en totalité ou en partie sur os terrain d'un niveau inférieur à celui de la retenue opérée par le barrage. Ces ouvrages sont établis dans le système de tontes les antres constructions en lit de rivière, en maçonnerie, pieux, fascines, etc.

TOCABULAIRE. SIS

Bassks ZàDx, Hautes eaux (la magra, lapiena). — La maigreur et la plénitude, assurément voilà deux termes très-expressifs, par lesquels on désigne, en Italie, les deux états opposés d'un cours d'eau, sous le rapport de son volume. Notre mot éiiage, employé en matière de constructions hydrauliques, pour désigner les plus basses eaux d'une rivière, a Tinconvénient de dériver évidemment du mot é^^ : de sorte qu'il est quelquefois un non-sens dans les contrées voisines des hautes chaînes de montagnes, là où les basses eaux n'ont lieu qu'en hiver et où les hautes eaux arrivent régulièrement en été, en suivant les accroissements successifs de la température. Ces contrées sont celles que la nature a particulièrement destinées à recevoir la féconde influence des grandes irrigations. Le contraire a lieu dans les pays dont les eaux courantes ne coulent à pleins bords que pendant les mois d'hiver, tandis qu'en été leur volume appauvri ne présente plus que d'insuffisantes ressources, souvent même pour l'industrie manufacturière^ qui ne fait cependant qu'user des eaux à leur passage, sans en consommer une quantité appréciable.

Batardead (cAttt^a). — Digue ou barrage temporaire construit en terre, pieux ^ fascines, etc.^ pour barrer et détourner l'eau d'une rivière, ou d*un canal^ en un point déterminé. La construction des batardeaux est importante, dans l'industrie des irrigations, car^ indépendamment de l'usage que Ton peut en faire, pour les constructions ou réparations d'ouvrages hydrauliques, ils servent régulièrement, plusieurs fois par an, à mettre à sec les diverses portions de canaux dont on doit effectuer le curage. Souvent aussi on en établit, temporairement, dans les rivières sujettes à étiage, aux abords des prises d'eau des canaux d'irrigation , dans le but d'assurer leur alimentation régulière, malgré l'abaissement du niveau de la rivière^ dans la saison des arrosages.

Berges (jponi/^).— Partie des terres riveraines d'un cours d'eau formant, de chaque côté, un talus plus ou moins incliné, depuis le niveau du sol jusqu'à celui des eaux moyennes. On donne aussi quelquefois le nom de berges aux terrains formant les pentes latérales d'une vallée étroite.

Béton (lastrico). — Mélange de graviers ou pierrailles avec du mortier hydraulique, ayant la faculté de durcir en peu de temps sous l'eau, et destiné à former des empâtements, ou massifs, pour les fondations des ouvrages en lit de rivière.

BiLF {canale, bealera). — On nomme bief une portion de canal, ou de rivière, comprise entre deux écluses ou entre deux barrages consécutifs. En matière d'usines le bief comprend^ en amont, toute la longueur sur laquelle la vitesse on le régime primitif du cours d'eau se trouvent modifiés, par l'effet de la retenue. En principe le curage des biefs est à la charge de ceux qui profitent de la retenue des eaux.

Quelquefois le mot bief n'est qu'un terme d'hydrographie et sert à dési gner les portions d'une rivière qui sont séparées les unes des autres par des chutes naturelles ou seulement par des pentes plus rapides que sur le reste de leurs cours.

BoNiricATioN (bùnificazione). -* Ce nom convient à toute amélioration d'un terrain, opérée à Taide des eaux, qui y étaient nuisibles ; soit par ex-

514 TOCABQLAimB.

cèf, soit ptr défaat. Aiosi, dans la Basse-Ëgy^toy la boailIcatioB t'«fkrt pu la voie da tubmernoo. Dans Us marais Pooliosi le Tal dm Ckiana, et aakn» localités semblables, en Italie , les boaifications s'opèr^at au eoatnin pr Toie da dessécbemenU

Bord {riva, margine)»-^lA bord est en général rextrémité des propriétés tivertlBes qui confinent & une rivière on à un canal, et sons ce rapport on U confond quelquefois aYec la berge. — Voyez Franc-Bob d.

Bouche de i>rise d*ead [bocca d*estrazione), — Les boaches sont les oavertores ou orifices par lesquels l'eau passe, directement, d'uD canal on d'une rivière dans les canaux particuliers ou rigoles^ pour y être employée en iiri gâtions. En Italie les bouches sont partagées en plusieurs catégories. On y diiitingue les bouches libres, modellées ou réglées, gratuites, ictxées et conventionnées.

Les bouches libres sont celles dont le débit n'est limité que par leurs dime usions effectives et qui ne sont astreintes à aucune autre resCricCioo quelconque. Les bouches modellées ou réglées sont pourroes da moduie os régulateur, en usage dans la localité. Les bouches gratuitee reroirent VeiM sans que l'usager soft assujetti à payer aucune redevance. Les boocbes taxées donnent lieu au eontraire au payement intégral des redetâiices telles •qu'ellM résultent des tarifs en tigueur. Enfin les bouches oonreotioonéff fouraiisent de l'eau, à des prix réglés par abonnement, ou à l'amiaUe , «t inférieurs aux tarib.

Ou conçoit que sous le rapport de la bonne administratioa des eaux, h seule distinctten essentielle à faire est celle qui a lieu entra les bouches modellées et entre lei bouches libres, ou non réglées.

BotmssBB. •* Voyez CARRXànx et Boctisses.

Brise-glace (/Vayi^t-^At'acctVt). — Espèce d'estacade ou files da piàv moisés et garnis de barres de fer, présentant au cours de Tean des surtscas obliques, dont TefTet est de diviser et de rompre les glaces qui, par leur choc, pourraient dégrader ou même renverser certaines constructions hydraulique? que Ton a intérêt à défendre de la sorte.

Buse {armadura), *- Assemblage en charpente, composé de deux heortoirs ayant la forme d'un cherron brisé, contre lequel s*appuie le bas des portes d'écluses, lorsquelles sont fermées, et ont à supporter la pression des eaux. Les buses, dont le sommet est toujours tourné vers Tamont , peuvent être construits en bois, en fonte, en pierre de taille ou autre maçonnerie ; leurs conditions essentielles sont d'offrir à la poussée des eaux' d'ninoBt une résistance suffisante, et de Joindre exactement contre les portes, de manière à atténuer le plus possible les portes, qui ont tottjours lien vers ces parties inférieures.

CAniSTRB {catàstrày — C'est l'ensemble des plans terriers rapportés sor une êehette «liforme et indiquant exactement, pour toutes les oosaufl^

VOCABULÀIRI. 515

d'uae contrée déterminée, la ettiiation, les dimensioDii et la luperflciê des divers héritages. Ce grand et beau travail, d'origine moderne^ a pour principal but d'établir, sur des bases aussi exactes que possible, la répartition de la coDtribntion foncière proportionnellement à le yaleur et au revenu des immeubles qui y sont compris. •

Dans la Lombardie, sous le règne de Marie-Thérèse, an grand travail analogue à celui du cadastre fut ordonné, et en partie exécuté dès cette époque; principalement dans le but de régulariser les opérations relatives & l'extension des canaux dMrrigation, et à la distribution de leurs eaux, par des rigoles, devant traverser plusieurs héritages.

Caisson {cassoné),'" Espèce de coffre ou de plate-forme flottante, sur laquelle on construit les fondations ou les parties inférieures des ouvrages hydrauliques, que l'on ne pourrait établir par épuisement et que Ton fait échouer, tout d'une pièce, avec les précautions nécessaires, dans remplacement qu'ils doivent occuper. Aujourd'hui que l'emploi des bétons et ciments hydrauliques a fait de grands progrès, on ne recourt que rarement à ce mode de fondation qui est toujours dispendieux.

Cahparo.— Terme usité en Lombardie pour désigner les gardes, ou préposés, qui sont immédiatement chargés de la surveillance et de la police des canaux d'irrigation, tant publics que particuliers ; notamment en ce qui concerne la distribution des eaux. Voyez ci-après Etgadier, PiitPosÉ.

CxifAL {canale). — Cours d'eau artificiel, creusé de mains d'homme, suivant des dimensions et des pentes déterminées, pour servir, soit à Tirrigation des terres, soit à la navigation intérieure, soit à ces deux usages à la fois.

En Italie le mot canale, qui est l'acceptation générale, est à peine usité ; an contraire les acceptations spécifiques sont extrêmement multipliées. Un grand nombre de noms différents, quoique de significations presque équivalentes, s'emploient, selon la nature et les dimensions de la conduite d'eau dont il s'agit ; mais leur choix dépend surtout des usages locaux.

Les canaux de la plus grande dimension portent le nom de Navigh'o; or, la filiation évidente de ce terme relativement aux mots navis ou nave, pourrait faire croire qu'il ne convient exclusivement qu'à un canal navigable; mais s'il en fut ainsi autrefois, cela n'a plus lieu aujourd'hui, et Ton applique le nom de naviglio aux principaux canaux d'une contrée, qu'ils soient ou ne soient pas navigables. Ainsi dans le Piémont et le Novarais, les canaux à'hréey Langosco et Sforzpscat qui ne reçoivent pas de bateaux, portent le nom de naviglio, aussi bien que les grands canaux du Milanais qui servent en même temps à la navigation et aux arrosages.

Les mots Fossa et Cavo s'appliquent aussi & de grands canaux, mais sont plus particulièrement réservés à la désignation des canaux particuliers. Ex. : Fossa di Bianzét Fossa di Pozzuolo, F. Parmigiana, etc.; Cavo Marocco, C. Barinetti, etc.

Le mot Roggia est, dans les mêmes circonstances, d'un usage extrêmement répandu. Ex : dans le Milanais^ Roggia Beigiojoso, : dans le Piémont, Roggia MolinarOy R. Caméra^ etc; dans le Novarais, R. Gattinara, Sartira$ia, etc.

516 VOGàBULàDUS.

Enfin les mots Serioiay Adacquatrice^ Naviletto, Cavetio, Roggetta, doot les trois derniers sont les diminutifs des précédents^ s'appliquent encore aux dérivations les moins considérables, et même aux simples rigoles. Ex : en Piémont, Serto/a Vistarina, Naoïletto délia Mandria; N. d'Azilitmo, etc.; Caveito délia Stella ; C, délie Lucre, etc.

Dans les provinces de la Lombardie, un usage très-ancien, qui remonte aux XII* et xiii* siècles, était de donner anx canaux d'irrigation qq dod qui dérivait de celui de la rivière où ils s'alimentaient. C'est ainsi que pendant longtemps les grands canaux du Tessin et de la Muzza ont été désignés sous les noms de Ticinello et Addeita (petit Tessin, petit Add^.

Quelquefois un canal, envisagé principalement conuno canal d'amenét, est désigné sous le nom de Portaiore.

Certains canaux, qui jouent un rôle spécial dans le système des travanx relatifs à l'irrigation, portent encore des noms particuliers. — Voyez ci-après: CoLATEUB, Emissaire.

En France, les mots canal et rigole remplacent presque seuls cette loDgvc nomenclature. 11 y a néanmoins, pour le même objet, dans le midi de la France, quelques termes spéciaux dont plusieurs ont une analogie maniaée avec ceux qui viennent d'être mentionnés. Au pied des Pyrénées, daosie voisinage du bassin de l'Adour, les canaux d'irrigation, même très-petits, sout désignés par le nom de /{tvière; dans le département des Pyrénées-Orientales, ils le sont par le nom de Ruisseau. En Provence, les rigoles de distribution sont désignées par le nom de Fillioles, et par celui i'Àg(mli^'> dans quelques départements des Pyrénées.

Les diminutifs, tels que ceux A'Addetta et deTicineliOf longtemps usités en Italie, l'ont été aussi en France, vers la même époque et dans le même bat; ainsi les premiers canaux dérivés de la rive droite de la Durance*, dans le» environs d'Âvigoon, portèrent d'abord, presque tous, le nom de Duronfo/^. l'un d'eux le conserve encore aujourd'hui. Jusque vers l'époque de laréTOlution, le canal de Crapone a été connu dans le pays sous le nom de Possf Crapone, désignation identique avec celle qu'il aurait conservée s'il eût été créé en Italie. Dans le département de Vaucluse, quelques canaux sont • même désignés sous le nom de Fossé. Ex : les fossés de l'évèché de la Fougue, des Isclos et autres dans les environs d'Avignon. Enfin, le nom de porteur d'eaut qui est la traduction la plus littérale Auportatore des Italiens, est également employé dans plusieurs localités du midi de la France.

Il était utile de donner ces détails sur les nombreuses désignations locîiles qui précèdent, parce que l'on ne peut se dispenser d'en conserver ru2>age dans une description complète des canaux d'Italie ; mais encore parce qu il n'est pas sans intérêt de constater ainsi ces habitudes communes, qui sont propres à différentes régions navigables.

Caractères ou Seuils (radici). — Dalles ou tablettes en pierre, scellés d'une manière invariable dans le lit d'un canal dont on veut maintenir le fond à un niveau bien déterminé. On conçoit que cette disposition est utile partout ou la pcnle et le volume des eaux courantes ont une grande importance ; aussi la trouve-t-on également en usage dans la Normandie pour 1^ usines, et dans le Milanais pour les irrigations ; c'est-à-dire là où cbacoo

I^OCàBULAIRB. 517

de ces deux emplois des eaux a atteint tonte l'extension qu'il est possible de lui donner.

Carbeaux et BouTissEs. — Dans les constructions en maçonnerie, de pierre de taille, moellons ou briques, on donne le nom de boutisses aux pierres dont on ne Yoit que le bout, parce que leur plus grande longueur est placée perpendiculairement au parement du mur; les carreaux ont plus de surface en parement, mais ils ont moins de queue. On voit donc que la prescription babituelle, faite aux ouTriers, de disposer toujours les matériaux par carreaux et boutisses, n'est autre chose que celle de poser ces matériaux en bonne liaison; ce qui est toujours indispensable.

Cavo. Voyez Canal.

Chapeau (cappella). — Pièce de bois horizontale servant à relier et à recouvrir les tètes des pieux ou pilotis, et désignant aussi la pièce de couronnement d'un Tannage.

Chaîne de montagnes {gruppo di montagne), — Les chaînes ou groupes de hautes montagnes exercent une grande influence sur la situation hydrographique des contrées voisines, et par conséquent sur le succès des irrigations qui peuvent y être pratiquées. On distingue principalement dans un groupe de montagnes les lignes de faite et de thalweg : les unes sont la région des points les plus hauts, les autres la région des points les plus bas de la contrée. Les faites sont ordinairement disposés suivant des lignes plus ou moins ondulées ou accidentées, dont les points culminants se noDunent cimes, et dont les points de dépression se nomment cols.

Mais au contraire, les thalwegs, qui occupent le fond des vallées, étant formés et entretenus par l'effet actuel des eaux courantes, suivent généralement des lignes à courbures continues. D'après cette observation, il n'est pas tout à fait juste de dire, comme l'ont avancé plusieurs géographes, que si l'on pouvait renverser la surface du sol, les faites deviendraient les thalwegs, et réciproquement.

Sous le rapport de l'irrigation, les chaînes de montagnes ont une trèsgrande importance ; non-seulement parce qu'elles renferment les sources de tous les cours d'eau considérables, mais surtout parce que leurs cimes et leurs vallées les plus hautes ont la faculté de conserver, au milieu des chaleurs de Tété, des neiges et des glaces dont la fonte régulière vient admirablement en aide à la diminution, ou même à la cessation totale des pluies, pour fournir À la terre altérée des moyens d'arrosage.

Chaîne en pierre {Commessura), -—Vmt^^ de taille disposées verticalement, par carreaux et boutisses, et incorporées ainsi & une maçonnerie de moellons ou de briques, pour lui donner de la solidité, ou pour offrir une surface plus résistante, dans certains endroits exposés aux chocs et aux dé- .gradations ; comme par exemple dans les avant et arrière-becs des ponts, dans les murs de jouée d'un empèlement, etc.

Chambre d'emprunt. Voyez Emprunt.

Chaux hydraulique {Calce iV/rau/tca). — Chaux très-précieuse, pour l'usage des constructions sous Veau, par la facutté qu'elle a de former, soit

316 TOGABULAIBB.

seule, ioil mélangée aux diverses matières^ des nortien qui durcissent aussi bien, et quelquefois mieux, qu'à Tair. Les chaux hydrauliques appartieDoeiit exclusivement à la clasM des chaux maigres, foisonnant peu, et résaltut d'une calcination généralement modérée, de pierres calcaires impures, ds couleur grise ou jaune sale^ qui renferment natarellemeat, dana des pie> portions variables, la chaux proprement dite et dei matières silieeases sa alumineuseSf dont la présence est nécessaire pour constitoer la qualité hf> draolique.

Chcmir ne HALA€B (strada daltaja).-^ C'est le parcours réservé snr 1m francs bords des canaux et le long des rivières, aux chevaux de trait et au hommes qui effectuent le tirage des bateaux. Les lois et règlements d'adfflinistration publique fixent dans chaque pays la largeur de ces chemins qiu> le long des rivières, constituent, pour la propriété riveraine, non pas une ces^^ion de terrain, mais seulement une servitude, imposée pour cause dV tilité publique. Sur les canaux qui sont destinés à la fois à la navigatioD et à rimgalion, les pri.^es d'eau ou dérivations doivent toujours être pouffuss, à leur origine, de ponts ou aqueducs, destinés à maintenir en tout temps Jt parcours des chemins de halage.

Chovage (impedimento). — C'est l'interruption du service des canaax, soit pour la navigation, soit pour les arrosages, aux époques où ces caBSUZ exigent des travaux d'entretien et de réparation. Le curage et le fancardement, qui généralement deviennent nécessaires deux fois par an sur les canaux d'irrigation, sont des opérations qui entraînent régulièrement le cb6mage do ces canaux. Leur durée doit toujours être réduite au moips de temps qu*il est possible.

Cnirre d'eau {caduta), -* Différence de hauteur entre le niveau des «a» retenues en aroont d'un barrage et celui des eaux restées libres en aval ; Oi 'plus simplement, différence de niveau des eaux dans deux biefs consécatiIi>

Dans les écluses de navigation on nomme mur de chute celui qui se trooie placé an peu en avant des petites portes, ou portes d'amonU

Cimes (fomr/n'M).— Ce sont les points culminants qui s'élèvent sur les frf|M des chaînes de montagnes, par opposition avec les cois formant au contraire les déprciisionB sur les lignes du faite. Le Mont-Blanc, le Hont-Rosa,le Moet- Corvin, sont les plus hautes cimes de la chaîne des Alpes, comme )e Ment- Perdu et la Maladetta le sont également dans celle des Pyrénées. On coeroit que c'e^t autour de ces points culminants que se rassemblent et se conservent les plus grandes masses de neiges et de glaces, qui fournissent à 1 ali' mentalion régulière des cours d'eau des vallées inférieures. L^e riviêrei ayant leurs principales sources au pied de ces sommités principalei sont doflc les plus favorables de toutes pour l'usage des irrigations.

CiMEïCT (calcUtruzzo). — Briques ou tuiles pilées, servant à faire, avee la chaux ordinaire, des mortiers résistant mieux à l'humidité que cenx oo entre le sable.

Glavonnage {palaflttc). — Ouvrage fait & Taide de pieux ou piqueté et de branches vertes entrelacées, disposées en forme de claie, soit poor seotetir

TOGàBULâIM. 5! 9

les terret mouyantes d'une rîTS^ ou berge^ loitpour protéger cette riTe contre le ohoo des eaox.

Clapet {clapeiio). — Espèce de soupape disposée de manière & s'ouvrir •t & se fermer par l'action des eaux. Dans la pratique des irfigations on aurait souvent un grand intérêt à ne laisser introduire dans les canaux ou rigoles, qu'un volume d'eau déterminé et à se prémunir ainsi du préjudice des grandes •aux.

Col [gole). — Dépression plus ou iQoins prononcée existant sur un faite de montagne^ entre deux cimes voisines. C'est dans le Toisinage des cols que s'effectue naturellement le partage des eaux qui coulent sur les yersants opposés des chaînes de montagnes. — Voyez ChaIÂes nx montagnes.

CoLATEUR {colaiore), — Parmi les différentes espèces de canaQx ou rigole9 servant aux irrigations, ceux-ci ont pour destination spéciale de recevoir et de faire écouler, dans une direction convenable, les eaux superflues; c'est-à-dire celles qui coulent à la surface du terrain irriguéj quand ce terrain est suffisamment imbibé. Dans les pays oU les eaux sont abondantes et ou l'on tire tout le parti désirable des irrigations, les colateurs deviennent, 4 leur tour, pour les terrains inférieurs, de véritables canaux d'irrigation, dans lesquels, à une certaine dislance, on puise, à l'aide de saignées nouvelles, les mêmes éléments de fertilité pour le sol.

Partout oU Ton verra le superflu des irrigations soigneusemont recueilli dans des colateurs, et ces colatures seiTir elles-mêmes encore & un ou plusieurs arrosages, on peut être assuré que l'art de bien employer les eaux est parvenu dans celte contrée à une grande perfection. Cela se fait trèsexactement dans le Milanais; mais je n'ai pas vu obseryer ailleurs la même précaution.

CoLATURxs {scoli, colatizié). ** Ce sont les eaux qui, se trouvant superflues quand un terrain est suffisamment irrigué, s'écoulent le long des pentes ou inclinaisons ménagées à cet effet, et se rassemblent dans les canaux d'é* coulement qu'on nomme les cohteurs. Ces mêmes eaux sont désignées par le nom à'écoulages dans le midi de la France où, faute d'écoulement ultérieur, elles sont généralement très-nuisibles aux terrains environnants.

Colmatage {colmata), — Mot dérivé du verbe italien ealmare^ combler, remplir, et qui s'applique à l'opération par laquelle on effectue le comblement ou l'exhaussement de terrains bas et marécageux, en y faisant séjourner, pendant un temps plus ou moins long, des eaux limoneuses ou troubles, que l'on fait écouler ensuite, quand elles ont suffisamment produit leur effet.

Commission syndicale. Voyez Syndicat.

Conduite d'eau. Voyez Canal, ÀouEDuq.

Confluent {influente). '■^^b mot, le seul qui soit régulièrement on usage en France pour désigner la jonction de deux cours d'eau, n'est presque pas Qsilé en Italie. Le mot confluent, qui signifie couler ensemble, convient bien pour désigner le point où deux court d'eau, k peu près do même volume, opèrent leur réunion. Mais ce cas ne se présente, pour ainsi dire, jamais, car dans la réalité, on voit toujours un cours d'eau plus faible qui se jette dans

sso vocÀBVLÀimi.

un pliu grand. Ces! eo ooDsèqaence exclonTêment par le oiot dëtouckt (sbocco) qQ« l'oB dësigae ea Italie la rèonion de deax cours d'eao. ^ Toyv EHaoucBimi.

CoNTRAcnoN (cofi/rozione). ~ Lorsqu'un liquide conteun dans un caBilos réservoir s'échappe par un orifice pratiqué dans une de ses parois, les molécules fluides se dirigent de toutes parts vers cet orifice, ou plutôt s'y précipitent comme vers un centre d'attraction. Dès lors la conyergeoce des directions que prennent les divers filets d'eau dans Tintèrieur du réservoir, se contions encore à l'extérieur ; et il est facile de remarquer que Peau, dès sa sortie de l'orifice, se resserre ou se contracte graduellement, en formant une espèce de pyramide tronquée, dont la grande base est l'orifice d'où elle sort, et dont U petite base qui correspond au maximum de contraction est ce que l'on nomme section contractée.

L'effet de la contraction est donc de réduire la Stetion effective de l'orifice, ou de donner une section moindre, pour celle qui doit entrer dans l'expression de la dépense réelle, car l'écoulement a lieu comme si à cet orifice réel on en eût substitué un autre d'un diamètre égal à celui de la section contractée, et que le même fait ne se fût pas reproduit.

Le phénomène dont il s'agit est très -sensible au passage d'un pont, d'oi aqueduc, d'un déversoir, d'un vannage. Et, dans ces diverses circonstances, la contraction de la veine fluide amène toujours une réduction assez notable dans le produit que Ton obtiendrait en calculant théoriquement le volome d'eau qui doit passer, dans l'unité de temps, par une section déterminée. Dans mon ouvrage sur les usines hydrauliques, t. I, p. 187, j'ai évalaé le coefficient de la construction à 0,80 pour les ouvertures ordinaires de vann« qui varient de 0*,8 à 1 mètre superficiels, ce qui correspond, pour ces dimeosions moyennes, à une réduction de 1/5 dans Indépensé théorique de l'orifice. Mais le même phénomène a une influence bien plus importante dans U distribution, et dans le partage des eaux d'irrigation ; soit parce qu'il s'agit d'ouvertures généralement minimes, par rapport à celles que je viens de désigner, et que la réduction y est alors relativement bien plus considérable; soit parce que la valeur élevée de l'eau, employée ainsi, doit faire étudier, arec tout le soin possible, les causes diverses qui peuvent influer sur le volnms effectif de celle qui est livrée, moyennant un prix déterminé.

Contre BAS, Contre-haut (in basso, in alto).— Synonymes des mots pins simples au-dessus, au-dessous. Mais la similitude do récriture de ces deux derniers mots ayant souvent donné lieu à des erreurs graves, résultant d interprétations diamétralement opposées dans la fixation du niveau de certaiDS ouvrages qu'il était nécessaire de rapporter ainsi à les points fixes, on a dQi dans Pusage des travaux publics, mais principalement dans l'arcbitectora Afdraulique, adopter de préférence les expressions en contre-bas, en cof»^' haut, qui ne sont pas sujettes à la même confusion.

CoNTRE-FORT {Hnforzo). — Massif, pilier ou appendice, adossé à une construction en maçonnerie pour lui donne'r plus de résistance contre la poussée des voûtes, des terres ou des eaux; lorsque les contre-forts ne penron^ ««• établis extérieurement c'est-à-dire dans le sens opposé À la poussée, on w» );lace à l'intérieur, mais avec une liaison convenable.

TOCàBULAIRE. 521

> Contre-fort {eoniraforté), *- Terme de géographie physique par lequel on désigne, dans le système général des chaînes de montagnes, les petites collines de deuxième ou de troisième ordre, qni s'embranchent sous diterses inclinaisons avec les rameaux principaux desdites chaînes.

GoNTRE-PiNTE (contrapendenzo). — Portion de rampe de peu d'étendue, formant une irruption momentanée dans une ligne générale de pente.

CONTRE-UEPÈRE. VoyCZ REPÈRE.

Cote {coià)/— En matière d'arrosage, ce mot a deux significations trèsdistinctes; 1° dans les nivellements relatifs soit aux travaux neufs, soit aux travaux d'entretien et de curage, les cotes indiquent des différences de niveau. Quant les canaux sont exécutés et à Tétat d'entretien , les usagers payent annuellement diverses cotes, soit pour l'amodiation des eaux, à tant par once on à tant par hectare, soit pour leur part des frais généraux d'entretien d'administration, etc.

CoRKOi {teppata) . — Massif de terre glaise ou d'argife, corroyée et battue avec soin, de manière à intercepter complètement l'écoulement ou même la filtration des eaux. Dans.les travaux d'irrigation, où la retenue et la conservation des eaux ont toujours beaucoup d'importance , on fait, avec raison, partout où les localités le comportent, un très-grand usage des corrois de glaise, qui sont moins coûteux et souvent d'un* effet meilleur que les ciments.

Couronnement (coronamento), — C'est le dessus de la dernière assise, ou de la partie supérieure, d'un ouvrage soit en maçonnerie, soit en charpente.

Cours d'eau. Voyez Rivière.

Coursier {Caméra délia ruota)* — Espace dans lequel fonctionne une roue, mue par un courant d'eau.

Cripaudine (piasira)» — Morceau de fer, de fonte, ou de pierre dore, portant une cavité cylindrique dans laquelle tourne un pivot vertical.

Crèche ou Encrèchement {recinto)» •» Enceinte formée de pieux et de palplanches jointives, ou de pieux seulement, et destinée à préserver les fondations des ouvrages hydrauliques, soit pendant leur construction, soit après leur achèvement, desaffouillements ou autres dégradations que peuvent causer les eaux courantes.

Cric {martinetto). — Machine servant à lever des fardeaux considérables. Elle est composée essentiellement d'une crémaillère, d'un double pignon et d'une manivelle. Quand les vannes d'une retenue d'eau ont beaucoup de hauteur et de largeur, leur manœuvre ne peut s'effectuer qu'au moyen d'un cric, mais elle a alors l'inconvénient d'être très-lente.

Culées (coscé), — Massifs de maçonnerie établis sur les rives opposées d'un cours d'eau et destinées à supporter soit le tablier en charpente, soit la voûte d'un pont. L'épaisseur des culées doit être calculée de manière À ce qu'elles résistent également à la poussée des voûtes et & la poussée d^s terres.

5SÎ TOCABULÀniB.

CcRACB (spvrffo), — opération qui consiste à enleter da lit des riTîère» on cananx, la Tase, les dépôts de terre oa de graviers, et autres matières qni s'y déposent et tendent à en obstruer le cours. Les curages, qui ont géoéralement beaucoup d'importance, sur les canaux d'irrigation, doireot »> oxèeattr afoo nno grande célérité.

Dalu (prond<vVi).<«> Pierre plate, de 0",10 à 0"|30 d'épaisiear, dont U superficie Mt ?ariable selon la destination qu'on veut lui donnwj et d*4prè« la nature des bancs de la carrière. Dans les ouvrages hydrauliques les dalles sont d'un trés^rand usage pour radiers, couTorlesou roYétements d'aqueducs, etc. ; mais leur qualité la plus précieuse est de fournir d'excellentes fondations^ soit sous Teau, soit dans les terrains humides.

Davagx {p€steUazione)n "^Lm remblais des digues seraient presque toujours impropres i retenir les eaux sang la précaution qu'on doit toiyours avoir, non^seulement d'y employer autant que possible de la terre argileuse, mais encore de battre ou de comprimer cette terre, tant par le passage des Toitures ou brouettes, que par l'emploi d'un instrument spécial que Ton nomme dame et qui dtflTère peu dans sa forme de l'instrument du même nom dont se serrent les paveurs.

Darse {darsena), -^ Tous les anciens ports d'Italie avaient une partie intérieure, qui se fermait la nuit, au moyen d'une chaîne, et où l'on avait coutume de retirer les galères. Ce nom est resté aux simples bassins ou entrepôts établis sur les canaux de navigation ou d'irrigation, soit dans l'intérieur, soit aux abords des principales villes.

Débit [esito, pro/fo/^o).— Le débit ou prodoit d'une bouche est la quantité d'eau qu'elle fournit dans un temps donné. — Voir le tableau comparatif des mesures placé à la fin du tome II.

Dtnuis, RsvBiiAis (t^rre scavafe, levate), —Dans les travaux sur le terrain, on désigne par le mot déblais les terres à fouiller ou & creuser, el par celui de remblais les terres rapportées. — Voy. Terrassemi&nts. Un terrassement préalable, comprenant des déblais et des remblais, est presque tonjours nécessaire pour bien adapter un terrain à recevoir le bénéfice de l'irrigation. C'est du moins ainsi que l'on opère généralement en Lombardie.

Débouché (foce , sbocco).^C'esi l'extrémité loférieure d'un canal ou d'un ruisseau, le point oti il déverse ses eaux, en qualité d'affluent, dans un canal ou cours d'eau plus considérable. Ainsi, dans le Milanais, le canal de Pavie a son débouché dans le Tessin, sous les murs de cette ville, un peu en aval do laquelle ladite rivière a elle-même son débouché dans le Pô.— Dans la région irrigable du Piémont, la Doire-Baltée, la Sesia, TAgogna, le Terdoppio ont aussi leur débouehé dans le Pô. Voy. Conpluxivt, Emboocrurb.

Débouché (sezioné). •— C'est effectivement la section libre offerte à l'écoulement des eaux, en un point déterminé, par la coupe transversale du lit

VOGÀBOLAIU. 5S3

d'une riTière ou d'un canal^ par un pont^ par an empalement ou par un au* tre ouTiage analogue.

DtCHARcsoiR (scaricatore.) — Empèlement composé d'une ou de plusieurs Tannes de fond, et serrant à opérer la décharge d'un bief, soit seulement pour maintenir son niyeau constant^ à l'approche des grandes eaux, soit pour mettre ce bief à sec, en cas de curage ou antres réparations.

DÊFRicnEMSKT (bomficozione), -* Ce mot, que l'on emploi* louyent d'uno manière excluiive, mais impropre, au remplacemant des boia et des foréit! par des terres labourables, doit s'appliquer à toute opération agricole ayant pour résultat de mettre en yaleur un sol qui ne rapportait rien ou presque rien.

Les défrichements opérés au moyen de Tirrigation sont les plus remarquables de tous ; car a^ec de l'eau et un peu d'engrais on transforme en riche prairie une' plage aride et entièrement infertile. Celte pratique, qui commence & faire des progrès en France , donne surtout d'admirables résultats dans la Crau, immense plaine de cailloux, qui existe dans les environs d'Arles. Des essais également satisfaisants ont eu lieu, plus en petit, sur les bords de la Moselle.

Dé?ôt [deposito). — Voyez Allution, ATTcanissEMENT.

Dâritatxon [derivazione),'^\ojei Gakal.

DisRtGHEiiENT (ofciuyammto). ••*- Opération consistant à faire étacaer les eaux stagnantes d'un marais, d'un terrain marécagenx, ou même d'an terrain périodiquement submergé, pour le mettre en culture. Les terrains flosceptibles de dessèchement offrent un très-grand intérêt pour les entre* prises d'irrigation ; car l'état même où on les prend témoigne incontestable ment qu'ils remplissent déjà naturellement la première des conditions nécessaires, c'est-à-dire que les eaux y arriTent ; reste donc & accomplir la eeconde et non moins essentielle de ces conditions, qui est de faire que coi» eaux s'écoulent; or, c'est le but essentiel de tout dessèchement.

DtTERsom {s/toratore, travaecatore)* — Digue ou barrage, ordinairement en maçonnerie, qui sert de régulateur à une retenue d'eau, son couronnement étant réglé de manière que celle-ci y coule d'elle-même, superficiellement, aussitôt qu'elle dépasse le niveau Toaiu.

Digue (arginé). — Ouvrages en remblai, composés de terre franche ou argileuse, revêtus de gazon, clayonnages, fascinages, etc., et destinés soit à soutenir les eaux élevées, par un barrage, à une certaine hauteur au-dessus du niveau des terrains environnants, soit à protéger les terres riveraines centre les inondations. Dans le premier eas les digues supportent continuellement la poussée des eaux ; dans le second elles n'ont à y résister que momentanément, pendant la durée des crues; mais d'un autre côté les digues de cette espèce sont exposées aux affooillemente et autres avariée qu'occa* sionnent la vitesse et le choc des eaux.

Dragage {spuvgo con macchim), ««Opératioa qui ooneiste è «aleYer loos reao, eaae épuisement, et Mee «ne oacbine a^'oa appelle dragy^, U Tâie,

Page 1