SB0CC
Edifice {edifizio), — C'est ainsi que Ton désigne généralement les ouvrages d'art ayant une destination spéciale; et principalement les modules ou régulateurs.
Émissaire {emissario]. — Non que l'on donne en Italie, soit à un canal, soit À un cours d'eau lorsqu'il servent à l'écoulement d'un lac ou d'un marais. Dans ce sens, le Tessin et l'Adda sont les émissaires naturels des deux principaux lacs situés au nord du Milanais.
Empâtement {imbasamento), — Base formant une saillie plus on moins considérable sous une construction en maçonnerie, pour lui donner plus de stabilité.
Em?&lbment. — Yoyex Vanne, Vannage.
Emprunt {presa di ^erro).— Lorsque dans un projet de terrassemenU, comme
TocABULÀmB. r>2r>
cela arrive toujours dans la coustraction des digues^ il o'y a pas^ sur la li^uc des trayaox, égalité entre le cube des déblais et celui des remblais^ ceux-ci ne peuTentse compléter qu'à l'aide de terres^ prises dans des fouilles à part, spécialement ouvertes à cet effets e( que Ton nomme chambres dC emprunt.
Encaissé {incassato). —-.Ce mot s'applique à la différence plus ou moins grande qui existe entre le niveau d'un cours d'eau et celui de ses rives; ainsi on dit que telle rivière est très-encaissée, en un point désigné de son cours^ par opposition avec les endroits où elle coule à fleur de terre. Là où il existe des travaux d'endiguement, on peut toujours dire qu'un cours d'eau est encaissé entre ses digues.
Endigdement {arginaiura). — Opération consistant à endiguer ou à pourvoir de digues une rivière ou un torrent qui n'en avaient pas encore.
Encrais {concime, letame), — Les engrais consistent dans des matières solubles chargées de carbone^ d'bydrogène et d'azote, provenant généralement de la décomposition des matières végéto-animales. La nature des engrais renfermant, d'une manière surabondante, les principes constitutifs des végétaux, et leur solubilité qui facilite beaucoup l'absorption ou l'assimilation de ces principes, expliquent la puissante influence qu'ils exercent en agriculture.
Les engrais jouent un très-grand réle dans l'économie rurale qui a pour base l'irrigation ; mais il y a de grandes distinctions à faire, suivant la qualité des eaux que l'on emploie et le système d'arrosage qui est adopté.
Enrochement {fondamento a piètre perdute). — Amas de pierres brutes on de cailloux, d'un volume suffisant, que l'on jette au fond de l'eau jusqu'à ce qu'il atteigne à un niveau déterminé. Le volume des pierres à employer dans un enrochement doit être d'autant plus considérable que le courant à l'action duquel elles doivent résister est plus rapide ; car leur résistance ne résulte que de leur propre poids. Ce mode de fondation, qui dispense des épuisements et des bétonnages, est très-avantageux, partout oà l'on a sous la main des matériaux convenables à y employer. Les enrochements servent aussi quelquefois à protéger seulement le pied d'un ouvrage exposé à être affouillé par les eaux courantes.
Éperon {sperone), — Ouvrage en maçonnerie, en terre, en fascines ou en charpente, de dimensions plus ou moins considérables, destiné à protéger une berge ou une construction hydraulique contre le choc des eaux, celui des glaces et autres corps flottants.
Epi ijpenello). — On peut donner ce nom à tout ouvrage fixe en maçonnerie, pieux, fascines, etc., qui, partant de la rive d'un cours d*eau, forme une saillie quelconque sur son lit. Car c'est en vertu de cette saillie que les épis ont la faculté d'amortir, et même dans certains cas de détruire entièrement, la vitesse des eaux le long des bords. D'après cette propriété, l'on emploie très-efficacement les épis soit pour préserver une rive menacée *de corrosion, soit même pour réparer par l'effet des alluvions les dégradations déjà effectuées.
Epuisement {getto d'acqua). — Opération consistant à enlever, à l'aide de seaux, de baquets, de corbeilles, de pompes et autres machines, toute Teau
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d'ua emplacemoDt dam Itquel od veut fondtr ud ouTragt ea nAoooftMîe» tau être gêné par lei eaux.
EaosioK ea CoaROstoif (corrottOfM). «^ Dégradatieo des riTfls» ôb berfe$ d*aB rivière, par le choc oa le frettemenl des eaui.
EipAieitâB. Yejei Mâktbluêbs.
EsTAAÀDE (pa/^sra^a).— Ouvrage en pieaxoaeD charpente^ à claire-Toie, «errant soit à barrer un bras de rivière ou l'entrée d'un canal, soît i protéger des constructions hydrauliques contre le choc des glaces ou celai des baieaizz.
ÊTUGE (estività). — Mot employé en France, dans TarcliUttCture hydraulique pour désigner le niveau le plus bas des eaui d'une rÎTÎëre. Voir ci -dessus aut mots Basses baux, Hautes eaux, en quoi le moi £tiace est défectueux, au moins dans sa généralité.
ExTBADOS [estradosso). — Surface extérieure d*UB voûte, prise an-dessus de répaisseur des pendants, ou voussoirs.
Eygadiek {camparo). — Nom donné dam l'ancienne Provence » et dans les départements limitrophes, aux employés ou préposés, chargés de veiller à la distribution des eaux d'irrigation, entre divers usagers, ainsi qu'& la surveillance et à la police des canaux d'arrosage. — Voyex PRfiPosC> Âeyguier.
FaItb (cotmo). •— Ligne culminante sur le sommet des chaînes de mentagnes. Les lignes de faite sont surtout remarquables en ce qu'elles déterminent le partage des eaux entjre les versants opposés. Ces lignes sont très-mrement de niveau : elles offrent au contraire des ondulations très- prononcées qui y établissent des cimes et des cois, -^ Voyez ces mots.
Pour les montagnes secondaires on les simples collines on se sert assns communément du mot crétê : nuûs le mot faite est le seul dont l'acception boU précise et régulière.
FAScufAAX ifoêeinata), — Ouvrage en faseines.
Fascines {fasdne). — Petits faisceaux de branches vertes, fortement serrées par des liens de même nature , et destinés à former divers ouvrages en lit de rivière ; tels que des épis, revêtements de talus^ etc.
FAucARDBKBirT (toglio délie erbe)» •^ Action de couper à la faux les herbages et les plantes aquatiques, qui croissent dans le lit des canaux, dont elles tendent à diminuer la section et dont quelquefois elles obstruent totalement le débouché.
FioTTEim (^/ejjf^ionfe).— Instrument simple ou composé, dont on se sert pour mesurer l'espace que parcourt une eau courante, dans un temps donné. Le flottear est simpie quand il n'est formé que d*un corps spécifiquement plus léger que Teau, lequel étant jeté au milieu du courant, sert à constater sa vitesse superficielle; il est eomniosé lorsqu'il est pourvu d'une partie flottante
▼OCABULàIES. ft27
ot d'nnt partit ploDgoa&te> da manière à indiquar latitaue moyenne ou rèaUe des fileU d*eau, soumis à l'expérience. On les distingue dans ce cas sOtti le nom de asie ritromelriche.
Frang-Bord {franco, marciapiedi). — Espace ou sentier, de largeur variable^ que l'on réserve ordinairement le long d'un canal et qui en est regardé comme une dépendance indispensable^ à cause de l'obligation où est 1 propriétaire de ce canal dé pourvoir seul à Tentrelien et aux curages qu'il réclame) là oii il traverse des héritages appartenant & des tiers.
Quand des contesutions e'élèTent à Toocasion d'un franc^bord dont la largeur n'est pas fixée par titres, les tribunaux compétents arbitrent cette largeur d'après les usages de la localité.
Frette {cerchio di ferro). — Cercle de fer qui entoure les pièces de bois exposées à se fendre par l'effet du choc ou de la torsion. Ainsi l'on a toujours soin de frotter les têtes de pieux ou pilotis^ qui doivent recevoir les chocs d'un mouton. On frette également les arbres des roues hydrauliques et d'autres pièces analogues.
Fuite {sHUatione). ^^ Perte d'eau à trarélrs les fissures on les fondations d'un ouvrage destiné à la retenir. LHrrigalion étant de tous les usages de l'eau celui où elle aie plus de valeur, les pertes et les flltralions, qu'on dé* signe vulgairement sous le nom de fuites d'eau, doivent être soigneusement évitées.
Gau {darMna)* -^ Liea réservé) sur les rivières et canaux pour y retirer les bateaux pendant l'hiver afin qu'ils soient en sûreté et à l'abri des avaries que peuvent causer soit les grandei eaai> soit les débâcles de glaces.— Voyez Darsb.
Gatblutior {gateliaêiofu)» ^ Vbt> ci-après*
Gatëllo [gaUllo), ^ Espèce de mentonnet on de petite console saillante de o-,06 à 0*,10 adaptée à la faco extérieure de la vanne qui fait partie du module régulateur des bouches de prise d'eau dans le milanais. Le gatello est destiné à opposer un obstacle fixe à la levée de ladite vanne, au delà du point déterminé par l'administration, pour fournir la hauteur d'eau ou pression, nécessaire au-dessus du bord supérieur de la bouche proprement dite.
La GATELL4T10N ost la Vérification quo l'autorité administrative fait exécuter par le ministère dea ingénieurs et inspecteurs des eaux, toute les fois qu'elle le juge convenable, sur les canaux du gouvernement, dans le Milanais, afin do s'assurer : i*" que toutes lee vannes sont pourvues d'un gatello; i* que ces arrêts sont placés à la hauteur convenable pour obtenir constamment la pression voulue, d'après le niveau moyen des eaux du canal. — Voir la description du module milanais.
Glacis (^o^^o).-- C'est Usar&toe ineUnée que forme on détersoir, de-
5SS TOCABOL^ni.
puis son covouiement jusqu'u niTe&a de ses fondatiOBft> dans la puiK d'aTal.
Hinnoi^TRi (iifromWro). — Colonne on tablette en pierre, en marim on en m6ul^ portant nne échelle Terlicale graduée, dans le but de cossUier les dÎTors nÎToanx des eanx, dans une ritière on ud canal. Sar des lleof es, très-importants, comme le NU et le Rhdne^ l'hydromètre perd sod son générique poor emprunter celui du fleuTo , et l'on dît alors niiomètre, rhonomètrty etc.
Jaugiage (mtfura dtUe acqué). — Appréciation da Tolnme d'eao que débite une riTière^ dans un temps déterminé, en se serrant soit d'expériences directes « soit de (ennuies, calculées d après des expériences asalogues.
JoutBS. {spolie), — Vojes Bajotus.
Lachum {scaricatura). —Flot on Tolnme d'eau qu'on Iflche temporstrement, d'amont en aval, par rouverture totale ou partielle d'une ▼«aoe on ▼antelle faisant partie soit d'nne écluse de naTigation, aoit d'un simpis barrage de retenue. — Voyez Ëclosb.
LxTÉ£ (/eva/a). — Digue ou remblai, ordinairement en terre, et reTètne de gason ou de clayonnages. Les levées ont pour objet d'empêcher une ean courante sujette à des crues, de se répandre sur les terres ^jaceotes, Sar les bords du Rhône on donne aux ouvrages de cette espèce le nom de leva* dons, et l'on désigne sons le nom de lévadiers les agents institués par les associations de propriétaires intéressées, pour la surreillance de ces diga^ particulières. — Voyez Digue.
LiBAGEs {sassatelli). — Blocs de pierre de fortes dimensions et grossière' ment équarris, servant à établir solidement les fondations et les parh^ basses des ouvrages hydrauliques, dont les matériaux ont besoin d'être wimassifs.
Ligne d'eau {linea dacqua). — C'est la lié* partie du pouce d'eau, ou pouce de fontainier, ancienne mesure française pour la distribatioa des ^°' d'un faible volumet notamment dans les usages domestiques —^<^i^ ' tableau comparatif des mesures.
Lit (/c«o). — C'est l'espace sur lequel coulent les eaux d'onc ri*i*r«
TOCABCLAniE. 529
d'QD niûseaii^ d'un canal^ sans se répandre sur les terrains euTironnants. Le point le plus essentiel à atteindre par nne bonne admijiistration et une bonne police des eaux courantes, c'est la stabilité de leur lit: or, cette stabilité correspond au régime pour lequel il y a équilibre entre la résistance du lit et l'action érosire des eaux.
MABTELLitRE. — Dans le midi de la France , et notamment dans les départements trayersés par le Rhône, c'est le nom que l'on donne aux empëlements ou Tannages qui sont le seul moyen employé pour régler les prises d'eau destinées à l'arrosage des terres. Dans la Proyence les simples yannes d'irrigation sont désignées par les noms d'espassières ou esparcières. Ces yannes sont toujours censées établies entre des jouées en maçonnerie.
Mkule d'x^u {ruota (Tacqua), — . Désignation employée dans le midi de la France (région des Pyrénées) pour indiquer le débit plus ou moins grand des bouches de prises d'eau. — Voir le tableau comparatif des mesures, d'ob il résulte que la meule d'eau est aujourd'hui une désignation entièrement flctiye.
MoBELLATiON {modellozione), — Voyez ci-aprés.
Module {modelio, ediflcio). — Appareil destiné à régler d'une manière aussi exacte qu'il est possible, la quantité d'eau introduite dans une dériyatioo effectuée sur une riyière ou sur un canal principal. La modellation consiste à imposer, par mesure de police, l'établissement d'un module régulateur aux bouches de dériyation qui en sont dépouryues.
MooLAïf ou MouLAïf d'eau {ruota d'aequa). Mesure des eaux adoptée dans le midi de la France (région de la Proyence). Cette quantité, primitiyement basée sur le débit nécessaire au roulement des meules d'un moulin à farine, ayeo une chute moyenne , peut être définitiyement fixée aujourd'hui, comme mesure de distribution des eaux d'irrigation.
NiTBAV {Ixveîlo), — Instrument d'une grande importance pour tontes les opérations sur le terrain, et notamment pour le tracé des canaux. Dans ceux qui sont destinés à l'irrigation la question des pentes ayant plus d'importance que partout ailleurs, on doit, dans les études sur le terrain, n'employer que des instruments d'une grande perfection et d'une exactitude éprouyée.— Lorsqu'on ne yeut, en matière de niyellement, qu'une approximation comme cela a lieu par exemple quand il s'agit de dresser les pentes d'un terrain qu'on yeut disposer à l'irrigation, on peut se senrir d'une simple chaîne d'arpenteur et de trois jalons de hauteur fixe, que l'on nomme dans ce cas des nivelettes,
1450 TOCABUUIEE.
NoRU [mria), — Machine oi| rftuo k ^Mi propre h èlerer Ui Mm, el cfnployj^a dcpi^is upe époque trè$•»Dcj^n^e am imgatioDS, noUuniDMtiMrb
Œil de muLE. — Dans les Pyrénées françaises^ on appelle ainsi de petites prises d'ean on bouches circulaires 4(9 0",lè 4 0*|2i do diamètre. — Vofex Meule.
OEuT^t {op^ra), — Wom que prennent dans la PrpTonco la plopvt de» msQci^Mons forfDées pour H cop^trucUoe» U coptinualian qu s^ulem^ot la jpoir s^pce de^çanaR^ d'^rrpsage. i^eippld : œuvre d'Arle», (pu?re de Gn^nei œuvre des Alpjf)es,
QîicB p'e^u (oncia d'acqua)f — îîpm adopta dape toute l'Italie pour di»gppr les diir^ffintes nuesifres de Tpau d'irrigation. Na|benreu»emept asl^ de province», aut^pt d'opces différentes i ppp-seulep^ent quapt aa vo'^v' d'eau elTectif qu'eUes repré$enteRt| q^^s ei)cpre quant 4 la matière de l obtenir.
Un des points que j'ai eu le plus particulièrement ep vue^ dans larédacUoD de cet ouvrage, a été de démontrer que, parmi les diverses fnesvref(tem fP NMlge dau l'ilalia seplantrionale, il en est une plue parfaite qae teauii«« ftntree et reeoDBue talle d'une manière ineontestaÛe. De sorte que ^^ ^ coMtatét qu'en France ou ailleirs, lee irrigations ne prendront jsmeis tout raecfoiseevant dont elles sent susceptibles, qu'avec les garanties d'orirs^ de régularité que peut seule établir une benne raesnre des eant, c'est eeUni
qD'tf (MOYWvdJUJt d'adopter» * Voir )e taMeau comparatif*
Partage d'eac (spartizione d'acqua) . — C'est la division d'un certain volume d'eau courante en deux ou plusieurs parties dans dos propoitioDs déterminées.
Partitedr (partitore), — Ouvrage d'art servant à effectuer, dans desprofertieie voilées, le partage des eaui d'irrigations.
Pelle. — Voyez VAimE.
Pkwe {penderwi). — C'est T^i^naieop d'une e#i) courante, ap|»*«ée «r vue certaine tepglteur, pri^e pour upité. |4a pepte de la plppeit ^^^ d'eau ét3At géui^ral^mept trdi-taible^ il e^t préttra))le de la ^f^^^^ par kijApiètre que par mètpe, Aipsâ, de ceg deux épppciatipps d'ae^ ^^ c^a», D-^iSl par kilomètre, ou O-,0O0ia par mètre, il n'est persenae qwijj dioivid proférer la première. En Frewce^t'ui^age n'est peint jgépéral«Pieet«d^ de déterminer les pentes des cours d'eau par kilomètre; et cependaetlMir
i^i\^9^\Q^ p^r mépf^i avec w gr»n4 npmlirp de dépi^f^les, doni^Q Uei} jQfirpeUemppt fiui^ erreurs )es plus graves,
Pénurie (magrà). — État d'un cours d'eau dans le moment oli (»eUe-ei est le moins abondante. Oe mot préférable à celui à'étiage qui peut impliquer une idée fausse est en usage dans plusieurs départements du midi de laFraniKO et s'applique aux époques où la rareté des eaux d'irrigatioQ qb|jge à fppdilier^ eatre les mf^ers, les règles habituelles 4e leur distributipn.
Pertuis {pertugio). — Terme qui peut s'appliquer à tout ouvrage d'art destiné à donner passage à une eau courante.
PiLONÀCE. — Voyex Damage.
PiLOTS, Pilotis (palafitie). — Système de pieux ou pilots enfoncés, aq refus d'un mouton à sonnette d'une pesanteur déterminée, ou quelquefois battus seulement à la masse, pour former soit les fondations d'un ouvrage hydrau- I1(|ue sur un mauvais terrain, sojt une enceinte destinée à le protéger contre les affouillements et autres dommages.
Pq}mt jks f ARTAGE (punto di spartizione). — Ce nom se donqe en architecture hydraulique, au bief le plus élevé d'un canal à deux versants ; et en topographie, au point sur lequel, dans les chaînes ou groupes de montagnes, s'opèrent naturellement la division des eaux de pluie, ou de la fonte des neiges, entre deux ou plusieurs versants opposés. Dans le voisinage des cols, c'est ordinairement par la présence d'un petit lac que ces partages naturels des eaux sept reqdus sensibles k l'oil. Pans les A.lpes, les |acs |e9 plt}s élevés pe sa trouventordinaireinentque sur l'un ou l'autre dps versants. Paps \^ partie des Apennins la plus voisine de Rome, régjop très-ricb^ ep e^w, qq remarque plusieurs de ces lacs, placés précisément au point de P4flage ; de sorte qu'ils fournissent des p^px à dpn^ courapts pppQséSt comipe cela a lieq popr le bief de partage d'un canal de navigation. On voit des exemples de cetlp disposi- ^iog vers Ip frontière des Ëtals pontificaux et de la Toscane, su nord du lac Tra^iipèpe, sur un fat^e secondaire où plusieurs petits lacs dirigent leurs eaux, ^ l'est 4^ps la vallée du Tibre, et à l'ouest dans celle de l'Ârno. Dans les montagnes secondaires, le partage des eaux ne s'opère gpëre (][ue d'upe rivière aune autre, comme dans le cas que je viens de citer; mais dans les montagnes d'un ordre plus élevé, les points de partage voient aboutir à eux dps cours d'eau qui desservent des mers différentes.
Dans un travail statistique que j'ai rédigé en t841, sur les eoun d'eau du département de la Haute-Marne, j'ai signalé, dans la montagne de Langrès, un poipt de partage fort remarquable qui distribue les eaiu^ en trois directions différentes pour les vallées de la Marne, de la Sa^pe et de la Menso; c'est-à-dire entre l'Océan, la Méditerranée et la mer du Nord.
Pow-AûCEDDc, PoNT-CAHAL {ponte-c^fiafe). — Opvrage d'art fonpé d'nn nn plusieurs rangs d'arebes ou arcades, et sqnUQnté soit par nn aqueduc proprement dit, soit par un eanal à ciel ouvert' t^p8 ponis-pquedups servept i conserver le niveau, ou la poqte régulière d'une dérivation qui doit traverser un vallon ou mftme upe vaste plaine, {«es Hooffùns s'étaint distingués dans cp genre de coustinction, mais ils ont été surpassés par les peuples modernes. Les ponts-aqueducs de Cisiltey en Angleterre, de Corton en Amérique»
ftSS TOCABULàlBB.
dont le dernier a qutone lieues de longueur, sont des constructions qui, pour la hardiesse et le grandiose, dépassent tout ce que Tantiquité avait fait dans le même genre. .
Le pont-aqueduc de Roque favour, sur la ligne du canal de Marseille, sera également un ouvrage très-remarquable dans cette espèce de travaux.
PoETtK n'uin {portata d'acqua). — Expression usitée pour désigner le volume d'eau que débite, ou que porte, soit un cours d'eau, soit un canal, dans un temps donné. Cette évaluation se fait ordinairement, en mètres cubes, ou en litres, par seconde.
Portes n'tcLDSi ou Portes BUSQUtES {portoni, portine). — Nom qu'on donne aux portes d'écluses qui battent, tant en amont qu'en aval, contre les buses, en forme de chevron brisé, formant saillie sur les radiers des écluses de navigation. Toute écluse a un mur de chute, d'ob il résulte nécessairement une dimension inégale des deux paires de portes qui ferment un même sas. Cette circonstance a servi à leur désignation en Italie, où ces portes sont en usage depuis le milieu du xv* siècle. Ainsi , au lieu de dire portes d'amont, portes d'aval, on dit plus simplement, portine, porfoni (petites portes et grandes portes).
Porteur d'eau {portatoré). — Voyez Câhai. n'AiairÈE.
PoTSLETS ; iH>TiLLEs (boleonota) . -~ Pièces de bois verticales faisant partie d'un empèlement ou vannage.
Pouce d'eau {pollice d'acqua). — Le pouce d'eau, ou pouce de fontainier, est la quantité d'eau qui s'écoule par une ouverture circulaire d'un pouce de diamètre, percée dans une mince paroi et avec une pression ou hauteur d'eau de sept lignes sur le centre, ou d'une ligne sur le bord supérieur de cet orifice. Pour le produit métrique du pouce d'eau, voir le tableau comparatif des mesures.
Préposé (cafnparo).— Terme général équivalant aux diverses désignations locales données aux employés de la surveillance immédiate des canaux d'arrosages, et notanunentde la distribution des eaux entre les usagersd'un même canal. — Voyez Gamparo, Etgamer, Retguier.
Prés d'hiver {prati iemali, marcitori, di marcita). — Prés soumis pendant rhiver, à un. mode d'irrigation particulier, qui parait avoir pris naissance il y a plusieurs siècles dans le Milanais; ces près sont les seuls qui puissent fournir de l'herbe verte pendant toute Tannée.
Pressiok {baitenie), — Charge ou hauteur d'eau qu'il est de règle de laisser au-dessus d'un orifice ouvert dans un réservoir, pour régulariser l'écoulement qui a lieu par cet orifice. La théorie indiquerait de compter cette hauteur & partir du centre de l'orifice; dans la pratique, et pour tous les modules en usage dans l'Italie, cette hauteur est calculée à partir du bord supérieur de la bouche de prise d'eau. Obtenir cette hauteur d'eau constante au-dessus des bouches de dérivation est tout le secret de la perfection d'un module régulateur : mais ce but est d'autant plus difficile à atteindre que le cours d'eau alimentaire est de sa nature, moins régulier et surtout moins riche, dans la saison des arrosages.
TOCABVLAntB. . 533
Prise {presa). — Expression iocomplète et par conséquent vicieuse, dont on se sert dans tout le midi de la France, jfour désigner la prise d'eau on rem* bouchure d'un canal de dérivation.
QUBUE DE FOIfTADOB. — VoyOZ TÊTE DE FORTAIirE.
Radier {selciato). — RoTètement en pavés, dalles, bois, ou autre matière solide, dont on recouvre le sol des rivières et canaux pour y éviter les affouillements. Les radiers sont surtout indispensables dans l'emplacement des ouvrages d'art, tels que les ponts, les écluses, les aqueducs, etc., où l'eau prend ordinairement une plus grande vitesse que celle de son cours naturel.
Recépàge {tagliamento). — Ce mot n'est employé, dans l'architecture hydraulique, que pour désigner l'action de couper, ou récéper, les pieux ou pilotis à une hauteur uniforme. Des machines particulières servent à pratiquer cette opération sous l'eau, et à toutes les profondeurs.
Refoulement {rigurgito). — Lorsqu'une bouche ou un orifice quelconque sont ouverts dans un réservoir, le produit de l'eau qui y passe dans un temps donné, se trouve nécessairement modifié selon que l'écoulement se fait, soit entièrement à l'air libre, soit en totalité ou en partie, dans l'eau, existant à un niveau inférieur à celui du réservoir. C'est à cette dernière circonstance que s'applique l'expression de refoulement. Dans la Lombardie et le Piémont, on nomme bouches refoulées {bocche rigurgitaté), celles qui, par la situation des lieux, sont astreintes à avoir ainsi leur débouché entièrement ou pa^ellement dans l'eau. Il y a des règles particulières pour calculer dans ce cas la dépense effective des bouches suivant qu'elles sont plus ou moins noyées. — Voir le chapitre qui traite des modules.
RftGALAGE (spargimerUo). — En matière de terrassement on donne ce nom à l'opération qui consiste à rabattre, à la pelle ou au râteau, les dernières buttes ou inégalités formées par les versements partiels des brouettes et tombereaux, afin de donner au terrain une surface unie suivant la forme et les inclinaisons qui lui ont été assignées. Dans aucune autre circonstance le régalage des terres n'est réclamé avec autant de soin que sur les emplacements que l'on veut disposer à recevoir l'irrigation. Car il est de fait que- celle-ci s'effectue d'autant mieux, et consomme d'autant moins d'eau, que le terrain est mieax dressé, ou disposé suivant des pentes convenables, pour la recevoir.
Régime (tWo^e).— Dans l'acception rigoureuse adopté par plusieurs hydrauliciens, le mot régime, en hydrodynamique, désigne seulement l'état dans )c((uel il y a équilibre entre l'action érosive d'une eau courante et larésist^^nco
^%A TOGAilTLAmS.
du lit qui la reçoit. Dans «ne acception plus générale cette expression s'a|H pUqne à la manière d'être, et selon le sens de l'expreesion italienne, a« caractère, an natarel, bon on mauvais, d'une eau courante. Ainsi Ton dit : teUt riyière à un régime régulier, telle autre a un régime torrentiel.
On conçoit aisément qu'en matière d'irrigations les cours d'eau à règijDe régulier sont infiniment plus utiles qhe les cours d'eau à régime torrentiel. Néanmoins, quand ces derniers offrent encore un volume notable, dans la saison des arrosages, rirrégularitè du ré|iae n'est pas m motiC svffisast po«r faire renoncer à leur emploi.
Rzioija. — Voyes Déblai.
RuiODs. — Yoyei Refoulemsiit.
REPfcRE {segno fltso), — Point fixe pris, provisoirement , sur une maçonnerie ou autre oùvtage analogtie, et déflnititèment sut une constmàion spéciale , dans le but de fixer d'une manière invariable relativefteni A ee point fixe, le niveau d'un bief on d'Une eau courante quelconque. — ftffêi Caeactêres.
Rigole. — Voyez Cahâl.
RiSBERHB (riparo), ^ Talus ou glacis en tascinages, gazon, maçonnerie, ou enrochement, établi pour protéger le pied des digues ou autres otiTtagtts hydrauliques.
Rivière (/lume). — La langue italienne ordinairement si riche, n'a pas de mots qui correspondent aux trois divisions suivantes, existant dans la langue française : fleuve, rivière, ruisseau. Peu importe qu'un cours d'eau ait son débouché à la mer ou dans une rivière, qu'il débite 1000 mètres cubes ou 10 litres par secondes, qu'il s'appelle le Pé ou l'Olone ; dans toute l'Italie c'est toujours par le nom géuérique de fiiwie qu'on le désigne. La seule ciislioction existant dans ce pays est donc celle qui est faite, sous le rapport du régime entre les rivières et les torrents. Dans la plupart des Etats qui avoisinènt les Alpes tout cours d'eau classé comme torrent est, par cette seule désignation, compris dans le domaine public.
RoGOià. — Voyez Canal.
RoTAnoN {rvota^ ro^asione). — Relation est quelquefois synonyme d'assolement (voyez ce mot); mais alors, en Italie on a soin de dire rotation affronontf^ue, et cela exprime le retour des mêmes cultures sur le même sol. Rotation s'emploie aussi comme mode de distribution des eaux d'arrosage qui sont affectées à tel eu tel terrain, après des intervalles égaux de 7, 8 ou 10 Jours. On dit alors communément : telle prairie reçoit l'eau à rotation de 7 jours, de 8 jours, de 10 jours, etc.
Roue d'eau {fuota (Tacqua, rodigine). — Termes usités en Italie pour désigner un certain volume d'eau qui était censé être celui que réclamait le loulement d'un moulin à blé dans des circonstances ordinaires. — Voir au tableau cOffipahttif des uesut-es ; voyex aussi les mots Hodlah et Meolb.
VOGilBULAIftK. 53S
Sas (conca, tromba). — Le sas d'anè écluse de navigation est l'espace dans lequel^ par une igénieuse et simple manœuvre des eaux, les bateaux s'élèvent et s'abaissent de la quantité nécessaire pour franchir les chu^s, qui rachètent la pente naturelle du terrain. Le sas est terminé, en amont et en aval, par des portes busquées, et latéralement par les murs ou bjqoyers do recluse.
Sur les canaux servant à la fois à la navigation et à l'irrigation^ les deux services doivent être indépendants l'un de l'autre. C'est pourquoi le sas des bateaux y est toujours contigu à un coursier ou perluis, fermé seulement à son extrémité d'amont par des vannes régulatrices qui servent à distribuer les eaux d'irrigatioù et ft las MAinteiiii' diins le» différents \Atii & tiA niteau convenable.
Saa (tromba), — Je désigne également par le nom de êoê l'oiivrftgë â*art analogue fc an sas d'écluse, mais do dimeosionfl plnâ petites, qtti entn tous deux formes différentes, dans la eonstnictiofl du module milanais. Dans cd module on distingue le sas couvert {trmiba coperta) placé en amont de la beuehe, du sas découvert {tromba seoperta) qui se trouve en aval.-* Voir SA description au tome IL
ScRioLA.-^ Voyei Canal ou Rioolb.
âBGTioR («ejst one). -^Surfacn «ttii serait produite* t»Ar lH c<mpé tertltAle et orthogonale de l'objet dont on tëtit avoir la section, en utt point détermiaè.
S£tiL [incilé). — Arasement en saillie formé au moyen d'Une dalle, oU d'une pièce de bols, et contenant la partie inférieure d'un empèlemeni ou d'Uh autre ouvrage hydraulique.
SiPhON (tomba a sifone) . — Aqueduc en forme de siphon, ayant pour bat d'obliger une eau courante À s'infléchir de manière à passer sous un canal ou sous un aqueduc déjà existant, lorsque le niveau naturel de cette eaa courante est trop élevé pour que ce passage s'effectue au moyen d'un aqae* duc ordinaire. Ces sortes d'ouvrages sont très-multipliés^ dans les pays ofa l'irrigation offre de grands avantages > parce que bientét les canaox et ri* goles de dénvation finissent par s'y entre-croiser dans tous les sens, et à des niveaux différents. C'est ce qui a lieu dans le Milanais. —Toyez àquiduc,
PONT-AQDEDDC.
SoLX. — Yoyex Assoluieiit.
SoHNïTTt (6afftpit(o). — Machine destinée att battage des pieux. Elle eè compose essentiellement des bras ou montants^ d'une poulie et d'tine corde ou tiraudo, dispesée de manière que plusieurs ouvriers s'y emploient en même temps; enfin du mouton, pièce de charpente d'on poidd plus ou moins considérable et qu'on laisse retomber sur les pieux à enfoncer.
Syndic, syndicat [sindaco, sindacato) — Les syndicats sont des commissions élues, avec le conlrôlo de l'autorité administrative, par les assem-
5S6 TOCABDLAIU.
bIèM des nsagen d'un eoan d'eaa ou d'u cânal. Les nyadiei soot lae bres de ces commissions.
Talus («corpa). — Sartace plus oa moins inclinée d'an déblti on renblnî (voyez ces mots). Il y a des Ulos naturels, ce sont ceoz que les terres oat pris d'elles-mêmes, sans le secours de l'art, comme cela se Toît, par eiemple, sor les berges des conrs d'eau, sur le penchant des coUinee. Les tains artificiels sont ceux que l'on établit en obserrant une proportion déterminée entre leur base et leur hauteur. L'inclinaison se détermine par le rapport existant entre ces deux dimensions.
TERRÀS.<icifERT. — MouYemont de terres, synonyme de déblaU et rem6tof>. — Voyez ces mots.
Tétc kt queue de FONTÀiifE (Usta ed esta di fontana), — Dénominations en usage dans la Lombardie pour désigner un bassin, de fonne et de grandeur Tariables, que l'on établit dans le but de recueillir et d'utiliser les eaux de source que Ton découTre en creusant la terre, soit dans rouTortnr» même des canaux d'irrigation, soit par la recherche spéciale que l'on fait de ces sources. Voir, au tome II, le chapitre qui traite de cet objet
Thalweg (thalweg). — Mot allemand, adopté dans toutes les langues ponr désigner la ligne des points les plus bas d'une Tallée. Les plus petites vallées ont leur thalweg ; ces lignes se rencontrent donc souvent à de grandes hauteurs. Mais dans les vallées de premier ordre, telles que celles du Pd, du Rhéoe, de la Garonne, etc., on trouve des lignes définitives de thalweg, qui sont la région des points les plus bas de tonte une vaste contrée. Oéné« ralement les cours d'eau placés dans cette situation n'ont ni assez de pente, ni assez d'élévation ponr alimenter des irrigations naturelles; mais ils n'en sont pas moins d'une ressource précieuse pour cette industrie, en offrant un moyen d'écoulement assuré aux eaux surabondantes^ qui ont servi à l'inigation des terrains supérieurs. Les détails donnés dans le cours de cet ouvrage démontrent «que, dans l'art des irrigations, le thalweg des grandes vallées est une ligne de la plus grande importance.
Tirant d'eau (immersione). — Quantité dont un bateau chargé plonge, ou s'enfonce, au-dessous du niveau d'eau d'un (^anal. On conçoit que la hau- • tour d'eau dont un bateau chargé a besoin pour rester à flet et pour naviguer librement, est toujours un peu supérieure au tirant d'eau proprement dit. Sur les canaux de navigation et d'irrigation, il y a un rapport nécessaire entre le tirant d'eau des bateaux et la dépense qui s'en fait dans la saison des arrosages ; ces deux intérêts étant diamétralement opposés, il faut qu'ils soient combinés et respectivement réglés. La surveillance des préposés doit donc porter sur les dimensions des bateaux entrant dans le canal, aossi bien que sur le débit des bouches de prise d'eau.
Tombent (torrente),-^ C'est Vétat uaturel dos rivières ot d^s simples rois*
TOCÀBDLAIRS. 537
seaux dans les pays de montagnes^ où leor cours impétueux eet une conséquence immédiate de la rapidité des pentes. L'idée de torrent comporte à la fois celle d'une grande yitesse des eaux^ et celle d'une grande irrégularité dans leur Tolume^ tantét gonflé par les pluies, tantôt réduit à rien par les sécheresses. Quand ces circonstances caractéristiques ne se réalisent pas complètement, on se sert de l'expression mitigée de rivière torrentielle. Ces riTières peuvent être caractérisées par l'impossibilité ob Ton serait d'y effectuer la remonte des trains ou bateaux ; ce qui a lieu, dans des circonstances ordinaires, ayec des pentes de Sb,50 par kil. Tant que les torrents coulent sur des rochers ou sur des galets et cailloux, ils ne peuvent causer beaucoup de dommages; mais les régions les plus menacées de grands désastres, sont celles de la partie moyenne des vallées, où d'après la modération des pentes l'eau coule généralement sur les bancs de sable ou de gravier, offrant peu de résistance, et où conséquemment le lit des rivières torrentielles éprouve, lors des crues subites et violentes, des variations continuelles, très-funestes à la stabilité de la propriété riveraine et surtout aux embouchures des canaux d'irrigation. Tel est l'état de la Durance qui consti* tue cependant la principale source des arrosages du midi de la France, et qui, d'après cet inconvénient, réclame un bon système d'endiguement, sans lequel cette stabilité désirable ne saurait être obtenue.
Trombatdre {trombatura) . ^ Expression dérivée du mot italien troniba, et désignant la disposition q^i, en amont et en aval de la bouche, caractérise le module milanais. Voyez Sas.
UsâfiiRS (u/en/t). — C'est l'ensemble des particuliers qui ont droit à l'usage commun des eaux d'un canal ou d'une rivière.
VAinn {paratora, eaterattà), — Partie mobile et principale des vannages ou empèlements, qui se hausse ou se baisse à volonté, pour laisser couler ou pour retenir l'eau.
Yaittail {vantaglia) . — Porte mobile sur un axe vertical, telles que celles qui sont disposées, par paires, à l'amont et à l'aval du sas dans les écluses de navigation
Yantelle (jmntellay chiavica). — Petite vanne se levant verticalement ou tournant sur un axe vertical pour servir à l'aménagement des eaux sur les canaux, soit de navigation, soit d'arrosage.
Vantellbrie {caieratte). — Nom équivalent à celui de vannage ou d'wipèletnentf et désif^nant le système de plusieurs vannes coptigu^s.
ftSS TOCABULÀUll.
ViTXsst DE l'eau (velocità), — Espace qae parcourt une eaa coaraDte, dans un temps détermioé. Cette vitesse se calcule ordinairement à raison de tant de mètres ou de centimètres par seconde. Dans un même cours d'eaa les Titesses propres ani diyers filets fluide? dont il se compose ne sent jamais identiques. La vitesse superficielle, mesurée au milieu du courant, dans l'endroit que Ton appelle le fil de Teau, est toujours la plus grande , les vitesses du fonds sont relativement d'autant moindres que la hauteur d'eai est plus forte. Il y a une vitesse particulière qu'on nomme Tîtesse moyenne ou théorique, parce qu'étant multipliée par la section, elle donne le prodoit du cours d'eau. Pour les rapports eiistant entre ces différentes vitesses, voir le chapitre qui traite àtt jaugeages.