CHAPITRE X. LES DÉBITS DE SABLE
d'appréciation ' — les deux équations Darcy et Bazin * :
H I „ o,ooo35 ,^,
"l7 =^'**^^^® -* ji - (^)
W = U-iov/ïn (4)
On a d'ailleurs (définition de la vitesse moyenne) : D=:L. II.U (5)
9*99. État InlÉial. — Pour un endiguement à 200 mètres de largeur, la pente étant de 0°, 00016, ces équations donneraient, pour le débit minimum 100 m. c. : Il - 1",00, U =f 0"',50 etW zr 0°,375. Il n'y aurait que peu de dragage à faire pour que Técoulement eût lieu régulièrement, puisque la profondeur moyenne actuelle est de plus de l^jBO dans le chenal et que les sommets n'occupent que de faibles longueurs. Mais le moment critique, pour l'écoulement, n'est pas le moment de Tétiage; c'est celui du débordement: il faut que les eaux ne sortent pas du nouveau lit mineur pour un débit plus faible que le débit correspondant, autrefois, à l'altitude de ses bords. Si les bords sont réglés à 1"" au-dessus de l'ancien étiage, c'est 430 mètres cubes que le nouveau lit devra débiter, ce volume correspondant aujourd'hui à la crue de 1 mètre. Pour la largeur de 200™ et la pente de 0",16 par kilomètre, les formules donnent : H = 2»,32, U = 0-^,93, W = 0~,74. La valeur de H n'est couciliable avec la précédente qu'à la condition d'abaisser les sommets du thalweg, par des dragages si l'on veut éviter les inconvénients de l'attente, à 1",32 au-dessous de l'ancien niveau inférieur. Comme la profondeur s'établira
1. Ces réserves, cet appel à l'expérience, sont d'autant plus nécessaires qu'il y a des phénomènes assez mal connus dans les mouvements des sables et des graviers. Voir notamment VHydraulique agricole de Duponchel, paçes 93, 98, etc. Voir aussi le Manuel de géologie de La Bêche, p. i32 : « 11 ne paraît pas que nous connaissions les vitesses que doit avoir Teau pour dégrader un fond de vase, de sable ou de gravier ; car nous voyons des courants extrêmement rapides à. leur surface passer sur des bas-fonds de cette nature sans les altérer. » L'arrangement des particules explique certainement, au moins en partie, ce phénomène ; mais la connaissance des conditions qui le favorisent pourrait avoir une grande importance pratique.
2. La seconde équation résulte de la combinaison des équations :
V 1= U + 14 VH.I et V = W + 24 v^H.I, dans lesquelles V est la vitesse à la surface.