HAPITRE X. LES DÉBITS DE SABLE
CES DE LA RÉDUCTION DES ARRIVAGES ET DE GRAVIER, ET DE LA CRÉATION FIXES.
ns-sectionnemeiit. — Lorsqu'on fait un bon du lit d'une rivière plus ou moins torrentielle iients, la pente de ce lit et celle des basses eaux l'on veut retrouver le niveau superficiel ancien lombreux, peu distants, on encombre la rivière is-marins partiels, dits épis-noyés; si l'on veut ever les eaux en quelques points largement ère un sous-sectionnement au moyen de qiielde soutènement du lit.
lis-noyés et les barrages de soutènement, il n'y ence du moins au plus : les épis opèrent lerétaa pente totale par petites fractions, les barrages nètres à la fois ; les seconds seuls sont accomes et au besoin d'appareils mobiles relevant les
Seine* Echelonnement du lit.
ries rivières torrentielles, après rendiguemenl, rivières ordinaires, en ajoutant seulement à \ un échelon de fond.
s II. LES ARRIVAGES DE SABLE ET DE GRAVIER 341
Cet échelon de fond, on a reconnu qu'il est même quelquefois nécessaire dans les rivières non torrentielles : on en crée un à chaque barrage de la basse Seine (Paris à Rouen), pour arriver au mouillage de 3°*,20. Du premier coup Ton pousse les choses à Textrême, car on recèpe dans le thalweg tout ce qui dépasse un plan horizontal à 3", 20 sous le niveau de chaque retenue; c'est un procédé qu'on peut se permettre, à la rigueur, dans une parlie de rivière où Famont ne verse presque pas de sable et où les berges sont terreuses. Il y aura cependant une certaine augmentation des frais d'entretien du chenal .
$998. E.a Ivoire. — Si Ton entreprenait de créer une grande navigation dans la Loire, il faudrait faire intervenir un nouveau facteur dans la question. Ce serait la suppression de presque tous les arrivages de sable par la fixation des berges, principalement sur le fleuve en amont du Bec-d'Allier et sur TAllier. Cette opération, qui ne serait pas très coûteuse, rendrait avec le temps le problème assez facile à résoudre, au moins dans la partie basse, à partir de Tours par exemple. On se rapprocherait beaucoup des conditions où la nature a placé la Seine.
On aurait encore à compter, pendant assez longtemps, avec les sables emmagasinés dans le lit. Demandons-nous ce que deviendrait la Loire après un certain nombre d'années, au-dessous de la Maine, avec son débit de 100 mètres cubes d'eau par seconde au moment de l'étiage, sous l'influence de travaux appropriés à la situation ?
Entre les digues hautes que nous voudrions ouvertes de distance en distance, dans un système équivalent à celui de l'inspecteur des turcies de 1790, le profil en travers de la vallée se composerait : d'une partie de plaine; d'un lit moyen formant une surface peu inclinée, défendue par des traverses ne présentant qu'auprès des chantiers régularisés de fortes pentes; du lit mineur endigué; et de même de l'autre côté.
Les sables actuellement emmagasinés dans le fleuve et ses affluents continueraient leur marche, avec une intensité toujours décroissante puisqu'ils ne se renouvelleraient presque plus. Pour nous rendre compte des suites, nous poserons — faute d'expériences pouvant nous donner de meilleures bases