II. CE QU'IL FAUT DEMANDER AUX DRAGAGES
* reste à savoir si Ton n'aurait pas eu avantage à adopter do bons tracés, sans lacunes (on sait qu'il en existe une dans Tendiguement delà Clyde). On comprend sans peine qu'il doit en être ainsi dans les rivières plus ou moins torrentielles.
990. L.es rivières bien traeées. — Nous Tavons dit au î5 I", des dragages sont souvent nécessaires au moment 011 Ton rectifie les rives, et en outre lorsque de grands mouvements de corps solides sont amenés par une crue exceptionnelle, alors même que les tracés seraient excellents.
Il faut bien agir, quand une partie du cours d'eau se trouve plus ou moins encombrée de matériaux hors de proportion avec son pouvoir ordinaire de transport ; le remaniement du lit, que les débits moyens tendent à faire après les grandes crues, n*est plus que partiellement possible sans l'intervention de la drague.
Les phénomènes peuvent varier dans leurs détails ; mais, comme ensemble, il ne paraît pas contestable qu'il y ait à régler sa conduite sur les indications qui précèdent. Il en résulte, pour dire un mot des misères de la pratique, que l'impossibilité d'obtenir des crédits, à un moment donné, peut avoir de tristes conséquences; une corporation locale échappe plus aisément qu'une administration publique à ces graves inconvénients. La présence de quelques grèves fixes, dans de mauvaises positions, peut entraîner des bouleversements dans une grande étendue de rivière.
Nous verrons au chapitre suivant qu'en traçant parfaitement les rives, même dans une rivière à lit très n(iobile, on peut arriver à maintenir de grandes profondeurs sans intervention de la drague, pendant une longue série d'années. Mais tous les ingénieurs ne sont pas capables de faire des tracés parfaits et l'on doit en tous cas pourvoir aux circonstances accidentelles amenées par les grands débordements.
354 CHAPITRE Xï. LKS DRAGAGES