LES DÉBITS D'EAU ET DE VASE
ifti. Débits mlnimametiiiaxliiiaiii. — Le nombre de mètres cubes d'eau qui passe, dans Tunité de temps (la seconde), de Tamont à l'aval d'un profil en travers est ce qu'on appelle le débit de la rivière en cet endroit. Ce débit est de 48 mètres cubes pour la Seine & Paris, au moment de Tétiago, et de 1 ,6fil mètres au moment d'une crue de 6°',42 à l'échelle du pont de la Tounielle' (mars 1876). Le débit de la Loire est de 98 mètres cubes au minimum, à Mauves, point où la marée commence kflk faire sentir pendant les vives eaux; il atteint environ 6,000 mètres au même point, lors du maximum des crues extraordinaires. — A Lyon, le RhAne débite HO mètres cubes d'eau à l'étiage; il a donné au même point B,400 mètres par seconde au moment du maximum de la crue de 1836, et 13,900 mètres à Beaucaire. — Le débit minimum de la Garonne est de 36 mètres à Toulouse ; pendant la crue désastreuse de 1875, il s'est élevé à 13,150 mètres au même point d'après M. Dieulafoy, à 8,000 mètres d'après les ingénieurs du service des inondations.
48. Eie débit moyen. — Le débit moyen annuel se rapproche beaucoup plus de celui de Tétiage que de celui des
ir La crue maxima de la Seine s*est élevée beaucoup plus haut à Paris (8",8i en février 1658), mais il n'est guère possible d*en évaluer le débit i L'altitude du zéro de la Tournelle est de 2ô«<,2d9.
grandes crues; on a trouvé 687", 46 à Marmande, sur la Garonne.
^O. Courbes des vitesses et des débits. — Si Ton porte sur une ligue droile diverses hauteurs d'eau, à partir d'un point corrcspondantàla rivière àsec, et que, sur chaquoordonnée perpendiculaire, on marque : l°la moyenne des vitesses observées dans une section transversale; 2'' le produit de chaque vitesse moyenne par la superficie correspondante de cette section — ouïe débit — on obtient deux courbes dans le genre de celles-ci, la première concave, la seconde convexe :
Courbes des vitesses et des débits .
Comme Ta fait remarquer M. Gracff [Traité d hydraulique^ II, page 198), la courbe des débits dans l'écoulement forcé par un orifice contraste avec celle qui se rapporle aux canaux découverts, sa concavité étant tournée vers la ligpe des hauteurs de charge sur cet orifice. L'accord existe au contraire pour les courbes des vitesses, qui présentent tlans les deux cas leur concavité à la ligne des hauteurs.
Lorsqu'il s'agit d'une rivière ayant toujours un certain débit, l'extrémité gauche de la figure disparaît. On adopte alors, pour le zéro de l'échelle des hauteurs, le niveau de Tétiage.
SO» Courbes de la pluie, de Tévaporatlon et des hauteurs du fleuve A Paris. — Portons sur une ligne de base des points équidistants, con*espondant aux divers mois de Tannée ; sur les perpendiculaires, passant par chacun de ces points, -marquons ensuite :
i'^La hauteur moyenne de la Seine au-dessus de l'étiage pendant le mois, à Paris, par exemple;
2' La hauteur de pluie recueillie dans l'udomètre pendant le même naois ; \