T. LES DÉBITS D'EAU ET DE VASE
3"" La hauteur d'eau évaporée dans le même temps à l'air, sous un toit abritant le récipient contre la pluie' .
Eq joignant les points de chaque catégorie, on obtient les courbes annuelles : des hauteurs du fleuve, de la pluie et de l'évaporation à Paris. La plus petite moyenne mensuelle est de 0"»,43 et la plus forte de 2", 17 pour les" premières ; 0,029 et 0,052 pour les secondes; 0,017 et 0,141 pour les troisièmes '.
{tti)
(0 698 ) Courbes des hauteurs de la Seine, de la pluie et de révaporation à Paris.
On a ajouté, entre parenthèses : la hauteur moyenne annuelle de la Seine, la hauteur totale de la pluie et celle de Tévaporation, pendant la période de plusieurs années à laquelle se rapporte la figure,
1. On emploie aussi des évaporomètres sans toit (la hauteur udométrique est alors retranchée de leurs indications), et d'autres systèmes. Nous ne nous arrélons pas à ces détails, ni aux discussions auxquelles la mesure de l'évaporation a donné lieu , Citons cependant une intéressante note de M. TingénieurA. Salies, publiée en 1883 chez Barlatier, à Marseille: M. Salles arrive à i",05d'évaporation annuelle à Arles, tandis que M. de Gasparin a donné i«,88 pour Orange; Coite, 2" ,56 à Arles; M. Vallès, 2"' ,50 à Marseille. D'une manière générale, on peut dire que le meilleur évaporomètre est celui qui se rapproche le plus des conditions du phénomène que l'on veut apprécier à l'avance : par exemple, il faut un bassin à l'air libre si Ton cherche une base de calcul pour les perles d'eau par évaporalion dans un canal projeté dans le pays.
2. Nous remplaçons dans la figure la ligne de base ordinaire par la ligne des hauteurs moyennes. On voit de suite quels sont les mois à pluie moyenne, etc.
L'évaporation. dépasse la pluie, dans le rapport de 7 à 5. Cependant on ne peut ^'étonner qu'il reste de Teau pour la rivière, le produit de la pluie ne se trouvant que très partiel* lement dans des conditions d*évaporation comparables à celles des expériences.
SI • Seconde M deDansse^ — La non-concordance des hauteurs d'eau dans le fleuve avec les hauteurs de pluie surprend au premier abord. Sans parler de la perméabilité du sol, dans une grande partie du bassin delaSeine, nous rappellerons la seconde loi de Dausso : les pluies dété ne profitent point aux cours (t eau. Leurproduit s'arrête dans la couche supérieure du sol et est ensuite complètement évaporé, réserve faite bien entendu des pluies prolongées, et des pluies abondantes tom* bantsur des surfaces très déclives.
&9. Cïoarbes des haatoiirs du fleuve et de la |ilale d^ Tonnelns. — On constate, moins de discordance entre les hauteurs du fleuve et de la pluie sur la Garonne, parce qu'une grande partie du bassin es.t montagneuse et imperméable.
(lié)
(a >ss)
J F MAM J J A S D N D J Courbe des hauteurs de la Garonne et de la pluie,
1. Voir rarliclfl PltUe annuelle, où nous avons cité la première loi de Paxissç,