L.es bassins de la Seine et de la Slaéne. — La loi
se vérifie moins bien dans les six mois de la saison sèche. Cela tient à diverses causes, et par exemple à celle-ci : dans les hautes montagnes du bassin de la Saône, le sol est souvent saturé d'humidité dès le commencement de l'automne, ce qui n'arrive pas dans le bassin de la Seine ; il en résulte que les pluies profitent aux cours d'eau plus tôt dans le premier, en sorte qu'on y a de fortes crues en septembre et octobre, ce qui n'est arrivé pour la Seine qu'en 1866.
96. Iniluenee de i*étendaedes bas.slns» L.es orales A Paris. — Les pluies d'orage ont de l'action sur les petits cours d'eau; elles n'en ont pas sur les grands. D'une manière générale, on peut dire que l'étendue d'un bassin est une circonstance favorable, au point de vue des crues ; les effets d'un phénomène partiel s'atténuent d'autant plus, en dehors du point même où il se produit, que le cours d'eau où se jette l'affluent est plus considérable. M. Bclgrand fait remarquer qu'à Paris, dont la surface est de 70 kilomètres carrés, une averse ne tombe presque jamais sur toute la ville, ni dans le même temps sur toute la surface qu'elle mouille; cela donne une idée du peu d'influence des pluies d'orage sur la hauteur d'un fleuve comme la Seine. Cette influence n'est marquée,