‹ Hydraulique fluvialeChapitre 34 sur 152 · CLIMATS. ORAGES. RÉPARTITION DES EAUX · texte numérisé non relu

CLIMATS. ORAGES. RÉPARTITION DES EAUX

94. Climat au nor J du plaiean centrai. — Tandis que M. de Gasparin calcule la moyenne des pluies pour la partie orientale et pour la partie occidentale de l'Angleterre, il donne pour la France les chiffres concernant la partie septentrionale et la partie méridionale. C'est qu'en effet il y a de grandes ressemblances dans le climat de toute la partie de notre pays située au nord du plateau central.

M. Minard a constaté la simultanéité des crues dans la Seine à Paris, la Saône à Chàlon et la Loire à Digoin. En ajoutant aux courbes des hauteurs de la Seine, de la Saône, de la Loire, celles de la Meuse, M. Belgrand a montré qu'il faut généraliser davantage; Texamcn de ces courbes, dit-il, fait reconnaître que ces rivières sont toujours en crue en même temps de novembre à avril. Il n'y a point d'exception pour les crues importantes, et les exceptions sont même assez rares pour les variations de niveau les plus insignifiantes. « Il n'existe, du reste, aucune relation certaine dans les hauteurs des quatre rivières. La Seine peut éprouver une crue très forte, pendant que les autres cours d'eau n'éprouvent que des variations de niveau médiocres, et réciproquement. Les courbes des crues sont aussi très différentes: les crues de la Seine et de la Saône, dans lesquelles les terrains perméables sont très étendus, ne

peuvent avoir la même forme que celles de la Loire, cours d'eau torrentiel.

Types de crues dans la Seine et dans la Loire.

Ajoutons qu'aprës un affluent les courbes s'aplatissent à mesure qu'on avance vers le suivant. Les courbes des hauteurs de la Loire, quand la crue ne provient pas des affluents inférieurs, deviennent assez plates vers Saumur, Ancenis et Nantes.

Page 1