II. LITS IRRÉGULIERS
rassé de ces planches, et qu'on ouvre la vanne sans précipitation, Técoulement se produit sous la forme de la courbe inférieure de la seconde figure, pour le même débit que précédemment; il y a un fort abaissement dans la partie élargie, mais un certain exhaussement à la suite.
Deuxième séné. — Les choses étant au point que nous venons d'indiquer, si l'on place momentanément vers l'aval un corps faisant obstacle au courant, la surface liquide passe à la courbe supérieure.
Mime effet si Von introduit brusquement Veau dans le canal sans que les planches mobiles y soient.
Même effet encore si, l'écoulement ayant lieu d'abord dans le canal régulier, les planches en sont retirées.
Exhaussement énorme dans la partie élai*gie, exhaussement notable dans la partie aval, tels sont les résultats de cette seconde série.
Troisième série. — Un barrage ayant été placé dans la section la plus large, la surface de l'eau s'est disposée conformément à la figure ci-dessous. Les choses diffèrent de ce qui se passe dans le mouvement uniforme, mais moins que dans la seconde série.
En remplaçant le simple barrage par un encombrement de" la partie élargie, commençant à zéro pour atteindre le maximum au milieu, et revenir à zéro à la fin, on a constaté que le nivellement du régime uniforme se rétablit quand, en chaque profil transversal, la section d'eau et le périmètre mouillé sont les mêmes que dans les parties du canal à largeur constante.
Quatrième série. — Le canal ayant été disposé suivant la forme indiquée sur la figure ci-après, une planche mobile fg permet de fermer l'un des deux bras, ou de faire varier ladivision de l'ouverture totale à Torigine de ceux-ci. On a constaté les faits suivants :
1® Quand la planche mobile occupe la position /y, l'écoulement se fait dans le bras gauche suivant une ligne parallèle au fond. Seulement il se forme un rebroussement partiel , lorsque la vitesse est considérable, au passage du pan coupé d'aval > Dans le bras droit, l'eau prend le niveau horizontal correspondant à celui de Textrémité aval du bras gauche;
2° Quand on place la planche mobile en fg\ de manière que l'extrémité g' soit au milieu du canal, la surface liquide suit la courbe compliquée que voici :
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Les positions intermédiaires de la planche donnent lieu à des phénomènes analogues, moins accentués. En disposant les pans coupés d'aval suivant des angles aussi aigus que ceux d'amont, on a obtenu « deux solutions analogues à celles qui se sont manifestées dans le canal n® 1, première et deuxième séries. »
MM. Vauthier expliquent pourquoi, dans un grand cours d'eau, il se produit des reliefs ou des dépressions relativement moindres que dans leurs expériences*. L'étude de la crue du 18 octobre 1846, à Roanne, leur a permis de constater une
1. « Les snrélèvemenLs ou abaissements ne dépendant en valeur absolue que du rapport des vitesses, produisent dans Taxe hydraulique d'un grand cours d'eau des inflexions d'une bien moindre hauteur, relativement à la profondeur, que dans un petit canal comme celui dont nous nous sommes servis ; d'autre part, les mtumescences ou dépressions produites dans un grand cours d'eau s'étendent sur une longueur beaucoup plus considérable que celles qu'elles embrassaient dans notre canal. Il résulte de ces deux faits que, dans un grand cours d'eau, les phénomènes de ce genre s'expriment par des reliefs ou dépressions qui sont bien loin d'être perceptibles à 1 œil comme dans notre canal, et dont seulement peuvent rendre compte avec exactitude des nivellements bien faits, convenablement interprétés. »
§ II. LITS IRRÉGULfERS 85
surélévation de 1"20 par suite de rouverlurc d'un faux bras. Dans d'autres cas on a observé des effets inverses, certaines circonstances pouvant changer le phénomène du tout au tout, comme dans les expériences'.