‹ Hydraulique fluvialeChapitre 49 sur 152 · DÉCLIVITÉS, VITESSES, GRAVIERS · texte numérisé non relu

DÉCLIVITÉS, VITESSES, GRAVIERS

"ËOH, Pentes. — De la source de la Garonne au Pontdu-Roi, origine du flottage, sur 48 kilomètres de longueur, la pente est énorme. De Taltitude 1.872°", le fleuve descend à S85", soit de 27 mètres par kilomètre. Du Pont-du-Roi au confluent du Salât, origine de la navigation, pente kilométrique de 3«,72; de là à Toulouse, 1",65; de Toulouse au confluent du Tarn, 0-,61 ; de là au Lot, 0",60; de là àCastels, 0",31 ; de Castets à Langoiran, 0°',17 * ; de Langoiran à Bordeaux, O'^yOS. De Bordeaux à la mer, on ne peut guère dire qu'il y ait une pente, car si la basse mer de vive eau est, dans notre grand port du sud-ouesty à une altitude supérieure à celle de la basse mer à l'embouchure, le contraire a lien en morte eau; ce n'est pas ici le lieu d'expliquer ce fait, qui ne surprendra pas les ingénieurs familiarisés avec les rivières à marées.

lOO. Vitesses. — Vers l'embouchure du Lot, on a observé dans la Garonne des vitesses de 2°' à 2™, 50 à la surface, peu* dant une crue de 2"* à2°',50. A l'étiage, les plus fortes vitesses correspondent toujours aux hauts-fonds, mais nous n'avons pas counaissance qu'elles aient été mesurées sur ces points, où l'opération présente apparemment de trop grandes difficultés ; on trouvera seulement plus loin une appréciation

1 . Dans les eiiviroas de Gastels, les pentes sont en voie de transformulion. (Voir 1V« partie,)

approximative. Dans les grandes crues les vitesses doivent atteindre et même dépasser 4°; M. Baumgarten a trouvé 3°*,74 au roc de Catalan, et 3°*, 59 au pont de Marmande, mais il ne dit pas par quelle hauteur de crue.

La vitesse moyenne a été augmentée par les travaux de régularisation de la Garonne. M. Baumgarten calcule qu'aux eaux basses comme aux eaux moyennes' Faugmentation est d'un dixième.

tlO. Tenues. — Des relevés faits sur 19 années ont donné, dans le département de Lot-et-Garonne : 10 jours au-dessous de la cote 0", 10; 140 jours de 0*", 10 à 1" au-dessus de Tétiage; 163 de 1"* à 2"^,20 ; 47 de 2»,20 à 4»,40 ; 6 au-dessus de 4"^,20. En dehors des causes d'interruption par les brouillards et les glaces, la navigation n'est complètement suspendue que pendant les deux périodes extrêmes. — Dans le département de la Gironde l'interruption est plus longue, en dehors bien entendu de la partie maritime.

111. Indieatlons fli^éolog^qoes. — Sauf une courte traversée dans les terrains crétacés, aux environs de St-Martory, la Garonne reste sur tout son cours a partir de Montrejeau dans un dépôt d'alluvions récentes, sur des terrains tertiaires. Les coteaux de la rive gauche, dit Baumgarten, renferment une couche de gravier à gangue plus ou moins ferrugineuse et un peu argileuse, qui a parfois plus de 4" d'épaisseur. On trouve quelquefois dans cette couche des galets de 0",30 à 0",40 de grosseur; elle est recouverte par une épaisseur assez grande de bonne terre de diluvium. Le gravier de la basse plaine est généralement plus menu. Cette plaine est l'œuvre de la Garonne actuelle ; avant les travaux de fixation des rives, elle se formait et se détruisait incessamment^ et cela continue sur les points où les travaux n'ont pas été faits.

Les graviei*s que la Garonne transporte sont de même nature que ceux des coteaux de la rive gauche et de la haute plaine de la rive droite.

11^. Taiiatlon» du lit. Marche des graviers» Aes sables et des vases. — La Garonne livrée à elle-même déplace incessamment ses berges en les corrodant, et en encombrant son lit par les graviers qui en pi'oviennent* Elle donne

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