ÉTUDE GÉNÉRALE A L'OCCASION DES CRUES DE 1855 ET DE
tÎG. Débits il VéiAtkge^ Modale. — Nous avons indiqué les gros débits de quelques crues, et Ton en rencontrera ciaprès de plus énormes encore. Pendant les basses eaux, la Garonne débite très peu. A Fétiage :
Toulouse 36 met. cubes
En amont du Tarn 40 —
En aval 48 —
Agen 55 —
Tonneins, en avalduLot .... 75 —
- Marmande 80 —
Langon 86 —
Le module, ou débit moyen, a été trouvé de 659"",70 à Tonneins, pour les quinze années 1832 à 1846 inclusivement.
1 . Les différences de cotes proviennent, vraisemblablement, de ce qu'on donne tantôt des lectures faites au pont de pierre de Toulouse, tantôt à l'échelle du catial du Midi»
1 1 V. Cireonstanees dans lesquelles se prodalsent les erues. — Après les désastres de 1856, des services d'études ayant été organisés dans les grands bassins, M. l'inspecteur général Payen fut chargé de celui de la Garonne. Nous empruntons à son rapport, en l'abrégeant, Texposé suivant :
Les sources de la Garonne et de rAriège sont dans les Pyrénées ; celles du Tarn, dans les Cévennes, du Lot dans la Lozère et le ^Cantal. C'est donc dans la chaîne des Pyrénées et dans celle des montagnes qui s'étendent des Cévennes au Plomb du Cantal que se forment, principalement, les crues de la Garonne. La première chaîne, sensiblement dirigée de l'ouest à l'est, se rapproche cependant un peu de la direction nord-est. L'autre se divise en deux parties à la hauteur de Florac : Tune dans le sens du nord-est, l'autre du sudouest.
L'influence qu^ont les montagnes sur l'intensité des crues s'explique facilement ; les fortes déclivités du sol permettent aux eaux de prendre de grandes vitesses, et les pi nies sont plus intenses sur les lieux élevés. Ainsi, la pluie qui a produit la grande crue de juin 1855 a donné : à Agen, à l'altitude de 50 mètres, une hauteur d'eau de 0'",044 ; à Toulouse (198 mètres), 0", 061 ; à Foix (395 mètres), 0",069; à 1.990 mètres, 0»,170*.
Le bassin de la Garonne remonte jusqu'à la Maladetta, dont le sommet, couvert de neiges perpétuelles, esta l'altitude 3.580 mètres. Celui de l'Ariège s'étend jusqu'à des pics don; Taltitude est 3.073 mètres. Les faites des Cévennes et de la Lozère, où le Tarn prend sa source, sont à 1.564 mètres et 1.679 mètres ; le sommet du Cantal, qui limite une partie du bassin du Lot, est à l'altitude 1.858. Les bassins du Gers et de la Bfiuse ne montent qu'à 679 mètres, au plateau de Lannemezan.
Il ne se produit pas de très grande crue, dans la vallée de la Garonne, quand les Pyrénées ne fournissent pas un fort contingent. Cependant la crue de mars-avril 1876 a marqué 8",20 à Col-de-Fer, sous l'influence du Tarn et du Lot seule-
1. Celle dernière hauleur d'eau a élé conslalée au lac Bleu, qui n*eslpas dans le bassin de la Garonne. On manquait d'observalions pluviométriques dans le haut de celui-ci.