OBSERVATIONS
Les vitesses soot données eu kilomètres à Theure.
Entre Decise et La Charité, les faits de juin 1856 n'ont aucune si-
{ unification, à cause de a, rupture des levées à Nevers.
Dans la Loire supérieure, le maximum marche rapidement. La crue de juin 1856 présente généralement des vitesses supérieures à celles des autres crues, qui ont été moins hautes. — De Tours à Nantes, les vitesses de juin 1856 sont comparativement plus fortes qu'en amont, parce que la brèche de la Cha-
pelle a jeté dans le val d'Authion un volume énorme*. L'écoulement ultérieur de ce volume a produit un second maximum, qui a eu lieu trois jours et demi après le premier; en calculant les vitesses de propagation d'après ce second maximum, on aurait des chiffres de beaucoup inférieurs à ceux des autres crues.
La connaissance des vitesses de translation des maximaest l'un des éléments des prévisions sur les crues en marche. Il ne suffit pas d'annoncer aux populations la hauteur probable, il faut encore leur dire à quel moment elle se produira. Il est d'ailleurs impossible de prévoirie maximum en un point, avec quelque exactitude, sans connaître la vitesse de translation sur le fleuve et sur les affluents en amont de ce point.
Propagation dans les affluents, — Le maximum des crues des affluents devance presque toujours celui du fleuve aux embouchures. L'avance de l'Allier est assez faible, trois à six heures. Exceptionnellement, elle peut devenir nulle, ou arriver à vingt-trois heures, comme dans la crue de janvier 1860, notablement plus forte sur l'Allier que syr la Loire.
Le Cher ne devance guère la Loire que de dix à seize heures, quoique les crues de celte rivière n'aient que 350 kilomètres à parcourir, tandis que celles du fleuve peuvent en avoir do 600 à 700. Cela tient à ce qu'une grande partie du Cher coule dans une plaine peu inclinée.
Au contraire, les pentes fortes et le lit encaissé de la Vienne donnent une grande vitesse aux crues de cette rivière, qui ont ordinairement une avance de soixante-dix à cent heures sur celles de la Loire.
I. En icas de surhaussement et de consolidation de la levée de TAuthion, une crue analogue k celle de 1856 en amont, serait plus dangereuse en aval.