‹ Hydraulique fluvialeChapitre 70 sur 152 · DÉBIT MAXIMUM PLUS OHAMD DÉDIT · texte numérisé non relu

DÉBIT MAXIMUM PLUS OHAMD DÉDIT

de la crue : écoulé sous le pont :

La Charité 8.900 m. c. 6.470 m. c.

Jargeau , . . . . 8.020 — 6.772 —

Orléans 8.020 — 6.S49 —

Muides 7.000 — 5.618 —

Amboise 6.884 — S. 900 —

^69. Dommages en amont du Bec-d' Allier. — Dans la

partie supérieure de la vallée de la Loire, les digues sont rares. Par conséquent les dommages causés par les ruptures de digues n'ont pas, en somme, une grande importance.

Corrosions de berges. — Mais il se produit dans cetle partie de la vallée des dommages d une autre nature qui méritent de fixer l'attention.

Les corrosions de rives se font sur de grandes longueurs, et détruisent chaque année des surfaces considérables de terrains. Elles ont lieu en tout temps, quelle que soit la hauteur des eaux; mais elles sont surtout importantes pendant les crues.

§ IV. INONDATION DE JUIN 1856 t87

Ces corrosions jettent dans le lit du fleuve des quantités considérables de sables et de graviers.

Élargissements du lit, — Une partie des matières enlevées aux rives s'immobilise sur d'autres points ety reforme de nouvelles terres. Mais il n y a compensation entre la perle et le gain ni en surface ni en valeur. Il paraît certain qu'au milieu de ces transformations incessantes le lit de la Loire s'élargit. Les terres recréées ne sont longtemps que des grèves infertiles ; ce n'est qu'après im temps très long, quarante ou cinquante ans au moins, que le colmatage opéré par les crues peut les rendre propres à la culture.

A Cela ne se bornent pas les dommages qu'éprouve celte partie de la vallée de la Loire.

Parties basses des berges, — Par suite de la mobilité du lit, la surface des plaines submersibles n'est pas régulière ; elle présente de nombreuses ondulations. Les berges du fleuve ont nécessairement le même caractère. Leur hauteur dépasse rarement 3", 50 ; mais en beaucoup de points elles ont une hauteur moindre : les parties les plus basses de la berge servent d'entrée aux dépressions de la plaine submersible.

Il résulte de cette circonstance que certaines crues, assez faibles pour ne pas couvrir la plaine entière, peuvent cependant déterminer des courants dans les parties les plus basses ; lors des grandes crues, les mêmes courants s'établissent avant que la plaine ne soit submergée. C'est dans ces parties déprimées des plaines submersibles que les crues font le plus de mal : elles y détruisent plus fc'équemment les récoltes, y corrodent le terrain et ce n'est même qu'en ces parties des plaines que les eaux attaquent la surface du sol. Cependant il arrive quelquefois que des dépressions reçoivent de forts ens€d)lements.

Changements de lit, — Le lit du fleuve se déplace parfois pendant les grandes crues. Le nouveau lit se forme dans une des dépressions de la plaine submersible, et le danger existe surtout quand ces dépressions suivent la corde de l'une des sinuosités du fleuve. C'est là une cause de dommages considérables, non seulement par l'anéantissement des terrains occupés par le nouveau lit, mais encore par les perturbations qui en résultent dans l'exploitation des terres riveraines.

168. Dommages sur les bords de F Allier. — Tout ce qu'on vient de dire de la Loire supérieure s'applique à TAUier. Les terres submersibles de la vallée sont exposées aux mêmes inconvénients que celles de la Loire au-dessus du Bec, et ces inconvénients sont même plus accentués.

Il existe sur cette rivière, comme sur la Loire supérieure, quelques Iravaux de défense; mais Tadministration n'autorise pas d'endiguements insubmersibles. Quelques ponts n'ont pas le débouché nécessaire.

169. Propagation du maxlmaûi . <— Un dernier point reste à mettre en lumière, à l'occasion de la grande crue de juin 1856, c'est la vitesse de propagation du maximum.

Cette vitesse est donnée dans le tableau suivant, où les chiffres concernant les crues de 1857 et de 1839 ont été ajoutés à ceux de 1856.

Àndrezieuz . . .

Digoin

Decize

La Charité..

Briare

Tours

Saumur . . . .

Nantes

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