H. LES PLUIES. LES CHUES
93H. Les ornes torrentielles et lesernes tranquilles.
— Les rivières sortant des régions imperméables sont torrentielles. Telles sont : ITonne, à Clamecy; la Cure, à Saint-Père près Vezelay; le Cousin, à Avallon; TArmançon, à Aisy; la Marne, à Chaumontet à Saint-Dizier ; TAisne, à Sainte-Menehould; TAire, près Clermont en Argonne; TOise supérieure, à Hirson; le Grand-Morin, à Coulommiers.
Les rivières sortant des terrains perméables sont tranquilles. Telles sont : la Seine, TOurce et TAube, dans les départements de la Côte-d'Or et même de TAube; la Saulx et TOrnain; les petites rivières de la Champagne sèche, comme la Sommesoude, le Vesle, la Vanne; l'Eure à Louviers; la Nouelte à Senlis; la Rille; TEssonne près Corbeil.
La Seine a un caractère mixte : elle est tranquille jusqu'à Montereau; en aval, r Yonne apporte des crues torrentielles qui passent les premières.
5S38. Annonces des crues. — Nous nous bornons à renvoyer pour ce sujet à la première partie, où Ton a parlé de Tannonce des crues à Paris.
itB9. fik^nrces. — Le régime des sources du bassin de la Seine, pendant deux années à partir du mois de novembre 1880, accuse Tinfluence presque exclusive des pluies de la saison froide.
Le débit des sources de la Vanne est régulièrement croissant de novembre 1880 à mars 1881, période huïtaide; le maximum se produit en mars (1,783 litres); ces sources décroissent ensuite d'une manière continue pendant la saison chaude; mais, comme elles étaient très bien alimentées au début, leur débit ne s'abaisse pas notablement; elles donnent 1,117 litres en novembre, chiffre supérieur à la moyenne des dix années antérieures. Elles continuent à décroître eii décembre, à cause de la sécheresse anormale de cette période et ne gagnent presque rien jusqu'à la fin de Tliiver. Elles se relèvent un peu au début de la saison chaude 1881-1882, mais se mettent en baisse à partir du mois de juillet et atteignent en août leur débit minimum, 94S litres, inférieur à celui des cinq années précédentes. Dans l'hiver 1880-1881, les sources ont gagné 519 litres, et en 1881-82, 89 litres seulement; pendant l'été elles ont baissé de 709 litres en 1881 et de 272 litres en 1882. (DePréaudeau.)
VPITRE Vill. LA SEINE