LES PLUIES. LES CRUES
93B. E«a pluie. — Nous avons donné avec quelque détail ce qu'on pourrait appeler « les lois de la pluie en France » ;
mais il ne sera pas inutile de résumer ici ce qui se rapporte au bassin de la Seine, et nous le ferons d'après le dernier rapport de M. de Préaudeau.
La quantité annuelle d0T)luie, dans le bassin de la Seine, dépend avant tout de l'altitude et de la distance à la mer.
De 1861 à 1880, elle a été en moyenne, pour l'ensemble du bassin, de 0"*,683.
Dans le Morvan, à des altitudes de 600 à 900 mètres, une zone étroite reçoit des pluies exceptionnellement fortes, qui varient de 2",109 au Haut-Folin (902 mètres) à 1™,740 aux Sèttons (596 mètres. )
Les pluies diminuent en s' éloignant des lignes de faîte, jusqu'à une zone minima voisine de Paris, qui comprend la plus grande partie de la Champagne sèche, de la Beauce et de la vallée de TOise. Les moyennes locales descendent au-dessous de0".600àParis, Beauvais, Reims, Rambouillet. La quantité de pluie augmente en se rapprochant de la mer, même pour les basses altitudes, et s'élève de 0",800 à 1 mètre.
Les influences topographiques résultent spécialement de la manière dont les localités sont disposées par rapport aux vents pluvieux; elles s'observent dans le Morvan entre les Settons et Saulieu, dans la Champagne humide entre Bar-sur- Seine et Bar-sur- Aube (dépression correspondant à la bande des terrains crétacés inférieurs).
Dans le voisinage de la mer, l'altitude a une influence secondaire par rapport à Torientation.
RépaïUition suivant les saisons, — A Paris, et dans la région centrale du bassin de la Seine, la saison froide, du 1" novembre au 30 avril, reçoit moins de pluie que la saison chaude, du l'^'mai au 31 octobre. (Dausse.) En moyenne, la quantité de pluie qui tombe dans le semestre chaud dépasse de moitié celle que reçoit le semestre froid. Cependant, dans les parties hautes du bassin, la saison froide donne plus de hauteur de pluie que la saison chaude.
En 1880-1881, du 1" mai au 30 avril, la répartition a été normale à Paris. En 1881-1882, au contraire, le semestre froid a été beaucoup plus sec que la moyenne, et le semefstre chaud plus humide.
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