ÉVOLUTION GÉNÉRALE DES SYMPTÔMES
Dans les formes aiguës que nous avons surtout eues en vue jusqu’à maintenant, l’évolution des symptômes se fit avec une rapidité égale à celle des hydrocéphalies corticales que nous avons déjà étudiées. Nous ne possédons, même dans toutes les hydrocéphalies otitiques, aucune observation aussi aiguë que celle de Bœnninghaus n° 1.
L'action de la trépanation décompressive, associée à la ventriculoponction, a presque toujours des résultats immédiats remarquables. Dans le cas de Huet, par exemple, après avoir retiré par voie mastoïdienne une importante quantité de liquide du ventricule, lenfant, immédiatement, semble revenir à la vie : son pouls de 50 passe à 110, sa respiration s'accélère et devient régulière, elle se réalimente, sa céphalée à disparu.
Toujours les résultats précoces sont aussi excellents : les convulsions cessent aussitôt (Lecène et Bourgeois); l’aphasie disparaît, l’hé-
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miplégie ne laisse derrière, pendant quelques jours, qu'un peu de parésie qui va s'’estompant.
Il est rare, cependant, qu’une amélioration aussi importante des symptômes demeure acquise les jours suivants : dès le lendemain, d'habitude, de petites crises de céphalée, quelques nausées, quelques troubles intellectuels légers apparaissent à nouveau, qui sont le témoin d’une circulation cérébrale qui n’a pas repris encore un cours complètement normal. Bien mieux, si on surveille de près les modifications du fond d’œil, comme on doit toujours le faire, car elles sont le meilleur miroir de la circulation veineuse cérébrale, on s'aperçoit que la stase disparait lentement, progressivement et que, dans l’ensemble, elle reste le symptôme le plus tenace.
En règle générale, le malade se plaint pendant assez longtemps de fatigabilité, de maux de tête légers, d’inaptitude au travail, et la guérison définitive n’est obtenue qu’au bout de plusieurs semaines.