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en particulier, la colibacillurie et, en général, la prolifération de tous les germes ayant une affinité pour les voies urinaires.
Certains auteurs même, nient qu’il puisse y avoir des calculs par stase. GEZA DE YŸLLYES prétend & que la rétention en elle-même ne provoque pas le développement du calcul car, dans les hydronéphroses stériles, on ne trouve que rarement le calcul ».
Malgré tout, le fait existe et la stase seule peut donner des calculs.
MARION rapproche la genèse des calculs dans les voies urinaires supérieures de celle qui préside à la formation des calculs dans la vessie des prostatiques. En effet, l’urine mal drainée s’accumule dans l’arbre ‘pyélo-urétéral, elle se trouble, se densifie, se charge de mucosités, de cellules épithéliales qui seront à la base de la formation du cristal.
Le plus souvent, cette stagnation se fait dans le calice inférieur qui se met en position déclive (CIFUENTES), mais il peut y avoir stagnation dans tout l’arbre urinaire suivant les déformations préa-
lables.
3°) THEORIES PATHOGENIQUES:
a) Théorie physiologique du catarrhe lithogène où MECKEL invoque à la surface de la muqueuse urinaire une inflammation superficielle à la faveur
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de laquelle se précipitera sous forme de sable ia matière en suspension.
b) Théorie de Régney et Pousson: invoque le rôle des colloïdes tels que le mucus, le pus, le sang qui, à la surface de la muqueuse, seraient la raison de la cristallisation.
c) Théorie neurotique d’Ebstein: admet sous l'influence de sels en excès qu’il se produit une desquamation de l’épithélium et les cellules entraînées deviennent le noyau de corps étrangers.
d) Théorie microbienne de Galippe, Chantemesse et Widal: invoque la présence de microbes au sein du calcul.
e) Théorie des substances colloides de Schade, Posner, Litchtwitz, Boshamer très en faveur actuellément et dont voici l’essentiel: É
La solubilité dans l’urine de principes presque insolubles en grande quantité est assurée par la présence des colloïdes urinaires.
Les uns sont des colloïdes normaux, de taille infiniment petite, ils sont parfaitement, stables et maintiennent aisément en solution les principes cristalloïdes peu solubles (l’acide nucléinique, par exemple, serait une de ces substances composant les colloïdes stables, done stabilisant l’urine et la solubilité de ces principes salins).
Les autres sont des colloïdes anormaux, fibrine, mucine, substances albuminoïdes dont l’excrétion
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serait provoquée par certains microbes (staphylocoque surtout, collibacille plus rarement). Ces colloïdes sont infiniment plus labiles que les premiers, beaucoup moins stables, ils floculent très facilement entraînant la précipitation des cristalloïdes urinaires. C’est pour cela que l’on trouve très souvent au centre du calcul un noyau de mucine ou
de fibrine.