A MONSIEUR LE PROFESSEUR AGRÉGÉ GRIMOUD
Qu'il soit assuré de notre profonde gratitude. SA
À MonsIEUR LE DocTEUurR LHEZ
Qui a bien voulu nous guider dans ce travail.
Nous lui gardons une sincère reconnaissance pour les précieux conseils qu’il nous a prodigués.
Introduction
La théorie des dilatations pyélo-urétérales par obstacle mécanique est aujourd’hui battue en brèche par une conception physio-pathologique dite: théorie dynamique. Ce fut le mérite de Legueu et de l’école de Necker, d’avoir montré la réalité de ce dynamisme.
L’appareil excréteur du rein forme une unité à la fois physiologique et anatomique. Les réactions des voies excrétrices à l’excitation occasionnée par un calcul seront examinées de ce point de vue.
Quand l’appareil neuro-musculaire de ces voies fonctionne mal, il se produit d’abord des phénomènes de rétention & fonctionnelle » par trouble de la motricité, puis dans une deuxième période s’installe une dilatation par trouble de la tonicité.
Après avoir été démontrées par la pyéloscopie, ces lésions sont actuellement bien mises en évidence par l’urographie-intra-veineuse, dont nous verrons les grands avantages.
ROUES 1 Rare
Autrefois, ces troubles étaient considérés comme des lésions stabilisées et rebelles à tout traitement, mais aujourd’hui, on peut admettre qu’elles sont sujettes à des variations et la régression de ces dilatations dynamiques est le plus souvent la règle. Cependant, dans certains cas, ces dilatations d’abord «réversibles » peuvent devenir « irréversibles »; leur existence peut alors influencer gravement l’évolution de la lithiase.
Notre cibde a pour but de mettre en évidence, dans une première partie, l’existence de ces dilatations d’ordre réflexe, de tâcher d’en fixer le devenir et le pronostic; dans une deuxième partie, nous considérerons particulièrement les récidives du calcul après l’opération, lors qu’existent ces dilatations.
Après avoir éliminé le rôle primordial et sans conteste de l'infection, nous nous appuierons sur les observations de Legueu, Fey et Cifuentès, pour montrer que la stase urinaire, encore peu étudiée, est un facteur essentiel de récidive calculeuse et nous verrons que le pronostic est d’autant meilleur qu’il s'agira de dilatations rique en général réversibles.
Au point de vue pratique, nous nous efforcerons de déterminer les moyens permettant de reconnaître si une dilatation est réversible ou non et de savoir l’importance qu’elle peut revêtir dans la reproduction d’une lithiase.
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