‹ Hydronephrose et LithiaséChapitre 4 sur 32 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Structure et physiologie des voies

excrétrices

Histologie: le conduit pyélo-urétéral est formé de trois tuniques: une conjonctive, une musculeuse, une muqueuse.

La tunique externe ou conjonctive est mince ; elle est doublée d’une celluleuse peu résistante.

La tunique moyenne est musculaire et comprend deux plans de fibres musculaires lisses: une couche

externe à fibres circulaires et une couche interne .

à fibres longitudinales.

La tunique interne comprend un, om fait de tissu conjonctif, dense et serré et un épithélium stratifié.

Physiologie: bassinet et urétère ont une fonction identique, elle est représentée par des contractions péristaltiques qui poussent dans la vessie les urines sécrétées par les reins.

In vivo: ces contractions ont été examinées à ciel ouvert par les physiologistes PENFIELD, O’Con- NOR, WisLocKkI, WASINCK ei QUINBY, en 1922; d’ailleurs, en cours d’opération, elles peuvent être ‘constatées. ;

LEGUEU obtient ces contractions par des excitations de l’arbre pyélo-urétéral.

Enfin, après la pyéloscopie, l’urographie intraveineuse permet d’examiner ces mouvements. Cette méthode, préconisée par LICHTENBERG et RosiNo, est celle qui se rapproche le plus de la physiologie normale, puisque le liquide opaque est directement éliminé par le rein.

Il est donc établi que Îles voies urinaires supérieures passent par des phases de contraction et de relâchement. Les calices se contractent d’abord et chassent l’urine dans le bassinet; le bassinet, à son tour, se contracte et chasse son contenu dans le bulbe en forçant un orifice fermé appelé sphincter pyélo-bulbaire ou sus-bulbaire. La contraction du bulbe, à son tour, force un second sphincter dit sphincter urétéral ou sous-bulbaire. Enfin, l’uretère évacue son contenu par des contractions péristaltiques qui progressent du bulbe à la vessie.

Les fibres longitudinales provoquent les raccourcissements de l’uretère, les fibres circulaires donnant des étranglements.

Dans les dilatations des voies excrétrices, les fibres circulaires sont les premières touchées, les

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fibres longitudinales pouvant continuer à se contracter. Comme on le voit, le bassinet et l’uretère forment un canal bien vivant, animé de mouvements qui lui sont propres et la progression de l’urine n’obéit pas à la simple loi de la pesanteur.

On conçoit dès à présent, que si museles et nerfs sont parésiés ou paralysés ou dégénérés, des troubles considérables apparaîtront, se traduisant par ‘une rétention et une dilatation non par obstacle mécanique mais par atteinte: neuro-musculaire.

L’innervation de l’arbre urinaire supérieur est sous la dépendance du sympathique et para-sympathique (KUuNTzZ et MACHT).

In vitro: parmi les agents qui peuvent perturber le fonctionnement de l’arbre pyélo-urétéral, on peut citer:

a) Les agents thermiques: (la température la

plus favorable aux contractions étant de 36° à d Re):

b) Les agents chimiques: (des urines surtout acides avec pH de 6,28; riches en glucose et en urée, favoriseraient ces contractions).

c) Les agents glandulaires: (les extraits hypophysaires, l’adrénaline, accélèrent le péristaltisme ; les hormones génitales auraient, par contre, une action inhibitrice).

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