‹ Hydrophilie de l'Axonge Cholestérinée Essai de Pathogénie et de Thérapeutique In Vitro Des Œdèmes IrréductiblesChapitre 3 sur 18 · MÉMOIRE DE ANDRE MAYER ET GEORGES SCHAEFFER Ê · texte numérisé non relu

MÉMOIRE DE ANDRE MAYER ET GEORGES SCHAEFFER Ê

Le. problème que ces auleurs se ane posé est le sui-

. vant : L'eau, constante cellulaire, el les conditions pure-

Se ment statiques d° imbibition des différents tissus. Comme ils le font remarquer, dans une claire intro-

duction à leur travail proprement dit, le point de vue

duquel ils considèrent la question de la teneur.en eau des

différents tissus est entièrement nouveau;

Avant eux, soit qu'on ail envisagé la cellule comme

dotée d’une membrane périphéri IQue {membr ane hémiper-

méable ; membrane à perméabilité variable : membrane

f at

— 14 — | ; à lacunes capillaires ou constituée de lipoïdes), soit que, rejetant l'hypothèse de la membrane, on se soit seulement attaché aux rôles des colloïdes cellulaires constitutifs, on n'avait envisagé le problème de l’eau dans les tissus qu'au point de vue des échanges ou de sa cireula-. tion, c’est-à-dire au point de vue dynamique.

Mais les travaux de Mayer et Schaeffer leur permettaient d'orienter différemment leurs recherches.

Ils savaient, en effet, qu'il existe des constantes cellulaires, c'est-à-dire des constituants fixes pour toutes les cellules. RU

De plus, ils savaient que ces constituants fixes sont en proportion différente, suivant le type cellulaire envisagé, que chacun des constituants présents dans la cellule lui communique les propriétés: physico- -chimiques dont il est lui-même pourvu (d'autant plus qu'il est présent en plus grande abondance) et qu'enfin les différents degrés dans les propriétés communes des cellules sont en rapport avec les quantités respectives de leurs constituants communs.

Ges faits fondamentaux uné fois posés, Mayer et Schaeffer portent la question sur le terrain actuel : L'eau constante cellulaire. :

D'après leurs théories, il est facile de. concevoir que, si la constitution rigoureuse des différents tissus était connue, on pourrait en déduire aisément avec lequel des constituants cellulaires l’eau est en relation directe.

Or, cette détermination, ils ne l'ont effectuée que pour un groupe de constituants, celui des lipoïdes. Mais il se trouve que l’une des propriétés physico- -chimiques les plus intéressantes des lipoïdes concerne précisément | leur liaison avec l’eau.

Et ici, dans le mémoire de ces auteurs, comme dans

Re

la suite logique des déductions, viennent les faits apportés par Unna concernant le couple cholestérine-matières grasses (ou vaseline) dans ses rapports avec l’absorption de l’eau, et ceux apportés par Lifschütz, Schreiben et Lénard, relatifs aux phénomènes d'émulsion que per-. met d’ dbtenir l’oxycholestérine mélangée à de la vaseline, qui n'absorbe DihécRemEnt pas plus d’eau que les corps gras. :

Mayer et Schaeffer, poursuivant leur exposition, montrent ensuite, en s'appuyant sur des expériences anté- .rieurés et sur des constatations personnelles, que, en moyenne, dans les différents tissus animaux envisagés, l’eau constitue une constante remarquablement fixe.

D'autre part, dans les différentes espèces animales, les tissus homologues n'ont pas la même teneur en eau, et, pour une même espèce, cette teneur varie suivant les’ différents tissus envisagés.

À ce point de vue, on peul ranger: les tissus par ordre d’imbibition croissante : sérum, poumon, rein, foie, muscle. ; |

Il s'agit maintenant de voir avec lequel des constituants de la cellule cette teneur en eau est en relation directe.

Pour cela, Mayer et Schaeffer, ayant classé les tissus par rapport à leur teneur en eau dans un ordre déterminé, cherchent à voir, parmi les constituants normaux de ces tissus, le ou lesquels permettent une elassifi-

cation superposable. os

Or, il se trouve que les différents tissus, rangés par rapport à leur teneur en cholestérine, peuvent s’écrire dans l’ordre : sérum, poumon, rein, foie, muscle, ordre identique à celui obtenu en rangeant les tissus par rapport à leur teneur en eau. |

De plus, si, dans ces mêmes tissus, on envisage non

LA

sie | S

cholestérine plus la cholestérine seule, mais le rapport des OU

coefficient lipoeytique, on s'aperçoit fue l'ordre n’est pas troublé.

Il semble done manifeste que, plus ce rappart est élevé dans un tissu, plus son imbibition est grande.

Cette constatation, effectuée en quelque sorte in UiVO, Mayer et Schaeffer ont voulu la contrôler in vitro et pour cela ont adopté la technique suivante :

Un fragment de tissu, de poids connu, prélevé sur un animal sacrifié par saignée; est immédiatement plongé dans le liquide en expérience, cependant qu'un: autre. fragment, sensiblement équipesant, sert à la détermination de poids’ sec. À intervalles réguliers, on retire le fragment de tissu du liquide fréquemment renouvelé, on -lexprime dans un tissu éponge et on le pèse. On peut ainsi déterminer non seulement la vitesse d'imbibition, mais encore el surtout le maximum d'imbibition, etétudier l'influence de la température qui est indiscutable et qu, quand elle croît, diminue l'imbibition.

Après des considérations sur l’hémolyse qui démontrent que les globules rouges sont d'autant plus facilement hémolysables que leur coefficient lipoeytique est plus élevé, Maver el Schaeffer abordent l'étude de l'imbibition maxima dans l'eau distillée de différents tissus.

La première constatation qui s'impose est que l'imbibition des tissus est beaucoup plus grande in vitro qu'in vivo. IL Y a.done un accroissement d’ imbibition Maxima qu'il est facile de calculer.

Mais, si l’on dresse un tableau Dre différents tissus rangés d’après les valeurs croissantes de ces nouvelles

imbibitions, on retombe encore sur l'ordre précédemment trouvé. Donc :

CS

Hors de l'organisme, les lissus conservent le même ordre relatif d' imbibition que dans i organisme. De plus, Mayer et Schaelfer ont constaté que celte nou-

velle imbibition est proportionnelle au coefficient lipo-

cylique, Si, au lieu de s'adresser à des fat normaux, on

fait appel;comme sujels d'expérience, à des tissus patho- © logiques, on s'aperçoit qu'il EXISLE" encore un parallé-

lisme étroit entre limbibition maxima el le coefficient : lipoeytique.

De l’ensemble de ces “expériences, il est per mis de

| déduire théoriquement qu'il doit forcément exister une - relation numérique entre l'imbibition maxima des tissus

et leur coeflicient lipocy lique.

Des considérations de rapprochement a avec la lot de

Ma ariotte ont amené Mayer et Schaeffer à écrire celte

relation :

ar

— une constante.

acides gras

Eau d’ on SE - Une série de caleuls, faits dans ce sens, donne ‘pour # valeur de cette constante une série de chiffres qui, à quelques exceptions près, sont suffisamment concor dants entre CUX. “ Quoi qu'il en soil, il ble bien établi qu ‘il existe une

relation de proportionnalité entre la teneur en eau d'un

tissu et son coefficient lipocyuique.

Comme ce fait persiste après la mort, on est. en plus, autorisé. à penser qu'il doit être en relation directe avec. les propriétésphysico- -chimiquesélémentaires deslipoïdes.

Mayer et Schaeffer abordent enlin la dernière partie de leur travail qui consiste à étudier non plus Fimbibilion dans l'eau pure, mais l'imbibition dans une solution saline.

- Ces auteurs notent d’abord ce fait capital que, même

ren 2

AS li < ô ù dans des solutions sulines extrèmément concentrées,

certains tissus continuent à s’imbiber d'eau; de plus. pour une concentration donnée, les différents tissus ne

s’imbibent pas de façon identique et il semble qué. les variations individuelles très nettes que l’on observe soient

en relation avec le coefficient lipocytique.

En moyenne, el en ne tenant compte que des valeurs extrêmes, si l’on considère l'imbibition des différents tissus ee des solutions salines dé concentration crois= sante, on voit se dégager nettement cette conclusion que :

limbibion mMaxima des différents tissus diminue d'au-

tant plus que leur coefficient lipocytique est plus: élevé et que cette imbibition n’est nullement proportionnelle à

la seule pression osmotique, c’est-à-dire à la concentra-

tion en électrolytes des solutions envisagées.

Il doit done y avoir interaclion entre la teneur en

lipoïdes d'un tissu et la teneur en ee de la solution.

Mais il ÿ a plus. Si, la concentration oléeuteire de Ha solution envisagée restant égale, on fait varier la nature des électrolytes dissous, on s'aperçoit que le chiffre de l'imbibition n’est plus le même. : it Ainsi, les faits constatés précédemment avec NaCt ne se retrouvent plus avec KCI où CaC. L'influence du __ cathion dissous paraileapitale surtout en ce qui concerne

le caleium. C’est ainsi que son action réstrictivé sur

lPimbibition est spécialement manifeste pour certains tissus comme le rein, le muscle et surtout le cerveau.

Ilest intéressant de noter que cés tissus ont un coeffi-

cient Jipocytique très élevé. Le calcium pourrait done avoir pour effet de diminuer la liaison des lipoides avec l'eau. ‘

se rapport est le même,

RENE ES : ; Pire

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