COMMUNICATION DE CH. ACHARD, A. RIBOT
et A. PEPEANC/
*Ambard avait essayé d’ ‘expliquer les œdèmes, fréquents dans une certaine catégorie de, néphrites, par l’apparition d’un trouble de l excrélion chlorurée consistant en une élévation du seuil chloruro-sécréloire normal. Les chlorures ne passant pas dans les urines, le sang s’en ” décharge dans les tissus qui retiennent de facon conco- : mitante des quantités. d'eau suffisantes pour que l'isotonie ne: soit pas | troublée.
. Mais ce fait ne peut suffire à interpréter tous les cas. Souvent, en effet, on trouve dans les néphrites hydropigènes une chlorurémie basse, inférieure même seuil
chloruro- sécrétoire normal. De plus, si la tendur en
chlorures du milieu intérieur est égale pour un certain nombre. de cas, on s'aperçoit, que la quantité d’eau retenue est différente, ce qui ne devrait pas être si l'isotonie était seule en jeu.
Ainsi Achard, Ribot et Leblanc en sont amenés à essayer l'application des faits nouveaux apportés par Mayer et Schaefter..
Puisque, d’après ces derniers auteurs, il ÿ a une relaton de proportionnalité entre le degré d imbibition des
cholestérine
tissus ét Je rapports res OL que, d'autre part, ce à un moment donné, chez le même
individu pour toutes ses humeurs et ins ses tissus, : Achard et ses collaborateurs ont pensé à rechercher, ce rapport, en clinique, dans le sang, sur un certain nom-
bre de sujets. ?
Si l’on adopte les chiffres de M. UE on Her cal-
cholestérine :
culer d'après eux que le rapport ee dans le sang normal oscille aux environs de 0,43, 0,45. D'après lés détérminations | d'Achard,” ‘ce Ebetheient lipocytique se trouve abaissé, dans un certain nombre de cas pathologiques, sans œdèmes, à 0,40 en moyenne, - Au contraire, dans des! hydropisies de causes ciréula- a loire où rénale et d'autant plus que lee œdèmes sont. plus élendus et moins facilement réductibles par les moyens thérapeutiques ordinaires (cure déchlorurée ë théobromine ou digitale suivant lé cas) le coëfficient augmente pour arriver à des chiffres de 0,60 et plus: Dans quelques observations même, ‘rélatées par ces trois auteurs, où la clinique dénsiale dés ædèmes | que n er plus aucune thérapeutique, dans ces cas d’œdèmes irréductibles, le coefficients élevait plus « encore, dépassait 0,70 pour atteindre, dans un cas de ses æœdèmes irréductibles à Ja période prétérmiialé, le che fre de 0,76. eu Parmi les observations d'Achard, une est plus” spé = cialement digne d'intérêt et d'attention. ME s'agit d un cas d’asystolie avec grands œdèmes qui présentait, au moment où la crise battait son plein, un. coefficient nt lipo-
‘y tique de. 0,61 et qui deux mois plus tard, : après guéri- Fat
son, avait. ce même coefficient redevenu Voisin de ‘la normale à 0,36. re RU Me
EE Semble donc bien, d’après l'ensemble: de ces S faits, “que Ja teneur du sérum en cholestériné! el. Surtout que
cholestérine
le rapport acides gras dans Ce sérum soit en rélation” ; dirécte avec la production des œdèmes.
Plus l'œdème est développé et tenace, plus, d’ après les. analyses d'Achard et de ses collabotateurs, 1e rapport lipocy tique se trouve élevé. pt
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CHAPIFRE I
PS