‹ Hydrothérapie générale; du véritable mode d'action des eaux de mer en particulier, des eaux thermo-minérales et de l'eau simple en généralChapitre 31 sur 64 · ce -J O · texte numérisé non relu

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Effets et résultats de l'administration des substances médicamenteuses de la minéralisation des eaux.

A l'extérieur, les substances minérales des eaux ne peuvent guère stimuler la sensibilité de la peau, que lorsque celleci est excoriée, dénudée de son épidémie ou dans un état pathologique qui a altéré la texture de cette enveloppe protectrice (la furfuration ou la desquammation des dartres). A l'intérieur, elles atteignent toujours la nutrition en modifiant les liquides de deux manières : en les concentrant ou en les fluidifiant par une action directe peu connue. On a attribué la première propriété aux eaux ferrugineuses, manganésiennes, iodurées, et la seconde aux salines et surtout alcalines; mais ces propriétés sont encore trop douteuses pour que nous puissions nous y arrêter plus longtemps. Nous devons donc principalement insister sur les mouvements organiques et fonctionnels que ces substances minérales déterminent, de manière à arriver au même but par les différentes sécrétions et les élaborations qu'elles sollicitent. Ainsi, suivant que les sécrétions s'opèrent sur les organes intérieurs, de même que le mode balnéaire froid, elles entraînent des sécrétions albuminenses et carbonées, réveillent, par retour ou réaction, l'activité des organes élaborateurs, et augmentent au moyen de cette action unique, mais dont les conséquences sont multiples, Tanimalisation du sang; suivant qu'elles déterminent des excrétions de la peau , le mouvement organique est centrifuge, et leurs conséquences diacritiques consistent tout pareillement, comme pour le bain chaud, dans l'excrétion de la protéine, c'est-à-dire de l'albumine, de la fibrine et des sels azotés; d'où résulte, sinon une fluidification du sang, du moins sa moins grande animalisation.

La plupart donc des eaux minérales, ou excitent les excrétions intérieures de l'intestin, du foie, du rein et du poumon, ou les excrétions extérieures de la peau ; nous les diviserons donc en purgatives et en diaphorétiques pour indiquer leur action capitale primitive.

Toutes les observations physiologiques et pathologiques

relatées attestent que de ces deux actions primordiales des eaux , soit par leurs conséquences diacritiques , soit par le mouvement organique imprimé, découle la source originelle des principales modifications organo-plastiques. C'est donc forcément dans ces fonctions qu'il faut aller chercher les premiers mobiles des diverses résolutions et régénérations, dont la complexité, quoique réelle, se résume pour nous enaclion décomposante et reconstituante, puisque, peu à peu, toutes les maladies se trouvent modifiées par ces deux conditions opposées de la nutrition.

Nous n'avons pas dit, cependant , qu'il n'y ait une action décomposante que par les sécrétions de la peau, et une action reconstituante que par les sécrétions de l'intestin; nous avons, au contraire , assez insisté sur l'enchaînement des phéno- I mènes organiques, dépendant toujours harmonieusement les uns des autres. C'est ainsi que la fibrine naissant de l'albumine, enlever outre mesure de l'albumine , c'est finir par empêcher la reproduction de la fibrine ; tandis que, lorsque l'albumine est en excès, surtout par défaut de transformation fibrineuse, soustraire la partie la plus séreuse, la moins bien élaborée de cette albumine, c'est, surtout si la tonicité fonctionnelle est remontée, déterminer une meilleure transformation fibrineuse. Ce qui n'empêche pas que l'on pourra attaquer toujours une prédominance constitutionnelle albumineuse, eu sollicitant les sécrétions intestinales, et une prédominance fibrineuse, en provoquant les sécrétions de la peau.

11 importe seulement qu'on se souvienne qu'entre organes, effets et fouctions, il est toujours question d'un certain et juste degré d'action, qu'il faut atteindre sans dépasser. C'est là toujours le problème de la pratique.

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