PUITS ARTÉSIEN DE GRENELLE
Trois cent dix-huit essais ont été faits de cette eau par M. Belgrand, le lundi de chaque semaine, du 10 mars 1857 au 5 mai 1863. Ils ont donné lieu aux observations suivantes :
Les eaux du puits de Grenelle sont soumises à des variations hydrotimétriques très-remarquables; elles subissent toujours un minimum en mars et en avril, lorsque les infiltrations des pluies d’hiver arrivent à Paris. Quand les cours d’eau du Green Sand éprouvent des crues, deux mois environ après il y a un minimum hydrotimétrique à Paris. Dans les années très-sèches, le degré s’élève considérablement; tous les ans il y a un maximum prononcé en automne. Dans les années humides, comme celle de 1860, le degré ne s’élève presque pas en été, et le maximum d’automne est
été ob-
peu sensible. Voici les résultats qui ont tenus :
1857. Année de grande sèche- j Minimum (mars et avril).
resse (Maximum (24 novemb.).
1858. Année extraordinaire- 1 Minimum (marsetavril .
ment sèche | Maximum (2 novembre).
I Minimum (avril)
Autre minimum, crue des rivières (19 juillet).
Maximum, suite de la sécheresse de 1858 (11 janvier)
Maximum normal (il octobre)
111 n’y a ni maximum ni minimum prononcé; le degré liydrotimétrique oscille entre 9°, 31 et 1861. Année très-sèche, mais( Minimum (9 avril). . . . se sentant de l’humi-< Maximum (5 novem-
dité de 1860 ( bre)
1862. Année médiocrement sè- 1
che, mais sous Tin- 1 Minimum (22 avril). . . fluence de la sèche- 1 Maximum (14 octobre), resse de 1861 '