INDICATION DU DEGRÉ HYDROTIMÉTRIQUE
Des principaux cours d'eau du bassin de la Seine, à la suite des grandes sécheresses de 1857 et 1858, lorsqu ils étaient alimentés uniquement par des sources.
Seine, au pont de l’abbaye à Châtillon-sur-Seine (Côte-
d’Or), le 27 août 1858 (1) 21°, 52
— en amont de Troyes et du confluent de l’Horain,
un peu à l’aval des terrains jurassiques (15 octobre 1857) 18°, 60
— à Nogent, à la sortie des terrrains crétacés et en
amont du confluent de l’Yonne, 15 octobre 1857. 17°, 50
— au-dessous du confluent de l’Yonne, au Port-à-
l’Anglais, le 3 août 1358 16°, 78
— à Paris, à l’estacade des machines de Chaillot,
3 août 1858 (2) 17°, 77
(1) La Seine était tarie en amont de Châtillon ; elle était alimentée au point indiqué, par la Douix et quelques autres sources semblables.
(2) Le titre hydrotimétrique de l’eau de la Seine étant sujet à des variations assez importantes, nous indiquons ici les degrés observés à différentes époques et à divers points du cours de ce fleuve :
La Seine, au pont d’Ivry, le 15 décembre 185û (Boutron et
Boudet) 15’
— — le 16 février 1855 ( id .) 17°
— — le 26 mai 1861 (Boudet) 17°
à l’estacade de Chaillot, 25 mai 1861 (id.) 19°, 50
— à la prise d’eau de Neuiily, 25 mai 1861 (id.). . . 20°, 50
— à 3 kilomètres en aval du pont d’Asnières, en
plein courant, 3 août 1860 (id.) 18”
D’autre part, il résulte d’observations faites par M. Robinet en 1865, que l’eau de la Seine prise à Ivry a donné pour la moyenne
Seine, à Conflans-Sainte-Ilonorine, en amont de l'Oise,
le 22 juillet 1858 19',80
en aval du pont de Poissy, au-dessous de l'Oise,
22 juillet 1853 20", 25
au pont du Manoir, en amont du confluent de l’Eure, 25 juillet 1858 19", 17
— au pont de Brouilly, à l’entrée de Rouen, 23 juil-
let 1858 19", 66
Yonne, à la sortie du Morvan, terrains granitiques,
26 juillet 1858 l°,80
— au pertuis du Manoir, après avoir reçu les grandes
sources jurassiques, 22 juillet 1858 15", 57
— à Sens, 29 juillet 1858 15", 21
Les crues de l’Yonne ont une influence prépondérante sur celle de la Seine.
Comme les crues de l’Yonne descendent principalement du Morvan, leur degré hydrotimétrique est trèsbas, de sorte que le degré de la Seine à Paris s’abaisse en temps de crue.
Marne, à Chaumont (Haute-Marne), 21 juillet 1858. . . . 17", 6û
— à Saint-Dizier, à l’aval des terrains jurassiques,
31 juillet 1858 16", 25
— à Épernay, à la sortie de la Champagne crayeuse,
22 juillet 1858 16°, 92
— à Château-Thierry, origine des terrains gypsi-
fères, 23 juillet 1858 17°, 28
— en amont du confluent de la Seine, 3 août 1858. 20°, à3 (1)
de quatre essais 16°, 88, et pour l’eau prise dans Paris, au quai de l’Horloge, 17°, 97.
(1) Ce degré est exceptionnel, le titre de la Marne étant ordinairement de 83e. (Voir à l’échelle hydrotimétrique. )
Oise, à Hirson, à la sortie des terrains paléoroïques des Ardennes, 3 août 1858
— à l’aval de la Fôre, à la sortie de la Champagne
crayeuse, 13 août 1858 lû°,89
— à l’aval du pont de Pontoise, le 22 juillet 1858. . . 22°