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IRRITATION CHRONIQUE DE L’ESTOMAC OU DES INTESTINS

Il est très-difficile d’établir un genre de nourriture

(1) Hygiène du Mariage, Histoire de l’homme et de la femme, dans

spéciale pour ces sortes d’affections, dont les nuances sont infinies ; les aliments qui vont bien aux unes, sont nuisibles aux autres. — Les sujets affectés de ces maladies doivent opérer par tâtonnements, choisir ce qui leur est favorable, rejeter ce qui leur est nuisible ; ils doivent porter toute leur attention sur la qualité de leurs aliments et boissons, et ne jamais dépasser la quantité qu’ils peuvent digérer.

Cette question pourrait, de prime-abord, paraître médicale, tandis qu’elle est purement hygiénique. De l’avis des médecins mêmes, on guérit plus de ces maladies par un régime alimentaire bien en-, tendu, qu’avec les ressources de la thérapeutique. Nous écrirons donc quelques lignes sur ce sujet.

Toutes les fois qu’une personne éprouve, sans cause connue, des alternatives de constipation et de diarrhée, de fatigue et de calme, d’amaigrissement et d’embonpoint, de tristesse et ‘de contentement, d’irritabilité et d’abattement, elle peut avoir la certitude qu’elle est atteinte d’une irritation chronique des voies digestives ; de ce moment le meilleur parti qu’elle ait à prendre, c’est de se soumettre à une alimentation hygiénique, non interrompue, qui puisse avec le temps, amener la guérison ou du moins modifier considérablement la maladie.

leurs rapports physiques et moraux. — 20* édition, prix : 3 fr. Chez pentu, Palais-Royal, Paris. — L’immense succès de cet ouvrage prouve l’immense intérêt qu’il inspire.

On cite plusieurs observations de ces malades qui ont guéri, les uns en mangeant d’énormes quantités de raisins, les autres en suivant un régime lacté de plusieurs années de durée ; d’autres encore par l’usage des légumes herbacés unis aux féculents ; mais, ces guérisons sont des cas exceptionnels; car ce n’est pas le régime qui convient à ces affections. L’expérience a appris qu’une alimentation adoucissante et nourrissante à la fois, était celle qui convenait le mieux.

Ainsi, pour en donner un exemple :

Le nombre des repas, pour les personnes atteintes d’irritation chronique du tube digestif, doit être de deux : le .déjeuner et le dîner ; cependant, il est des nuances de cette affection où l’on ne peut manger que très-peu dans un repas, et où la faim saisit le sujet avant l’heure du repas suivant; dans ce cas, on peut faire un troisième repas, mais, très-léger et plutôt sous forme de collation : quelques fruits bien mûrs ou cuits, accompagnés d’un échaudé ou d’un biscuit, ou d’une biscotte de Bruxelles ; ou enfin de toute autre substance des plus légères.

Le déjeuner doit se composer :

D’œufs frais ;

De légumes frais, au beurre frais ;

D’un entremets sucré, tel que gâteau de riz.de semoule ou de pommes de terre ;

Et d’un fruit de la saison, en parfaite maturité.

— uzu —

Pour varier ce premier repas, les jours suivants on pourra substituer des préparations lactées, si l’on digère bien le lait : du chocolat au lait, ou une crème aux œufs fouettés ou toute autre préparation culinaire. Les légumes seront aussi changés ; les œufs seront accommodés d’une manière différente, pourvu, cependant, que l’albumine ou blanc d’œuf ne soit pas durci ; car, alors, il faudrait le rejeter, comme devant donner un travail pénible à l’estomac.

Le second repas se composera :

D'un potage au gras ou au maigre ;

D’un plat de viande rôtie autant que possible ;

D’un plat de légumes ou d’un mets féculent sucré;

D'un dessert, et pour boisson, du vin vieux étendu de beaucoup d’eau.

Relativement à la quantité d’aliments ; il est nécessaire qu’on sorte de table avec une légère appétence ; il faut que la digestion ne se fasse point sentir, et le contraire aurait lieu si l’estomac se trouvait trop plein.

En gardant ce régime, que l’on modifie selon les circonstances, pendant quelques années, on a la chance de pouvoir se débarrasser d’une maladie qui assombrit le caractère et la vie ; sinon, ehe ne vous quitte qu'au tombeau.

SECTION X

9* Genre.

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