‹ Hygiène Alimentaire du Nourrisson: Pendant le Séjour de la Mère à la MaternitéChapitre 9 sur 21 · COR KP · texte numérisé non relu

COR KP

En effet, c'est parfaitement à tort qu'on a répété à saliété que les glandes mammaires des femmes, et surtout de celles qui habitent la ville, seraient diminuées el'insuffisantes, et cela par une acquisition ancestrale. Von Bunge (1) en Allemagne déclare catégoriquement que cette impuissance à produire du lait est héréditaire ; en rapport avec la tuberculose, T'alcoolisme, les psychoses, et indique la déchéance et la dégénérescence de la race. | ;

n'y a qu'un malheur dans tout cela: c'est que cette impuissance est absolument imaginaire, M" Dluska (2) à Paris, après une sérieuse étude, déclare que sur 100 femmes, 99 peuvent nourrir leurs enfants: que plus des 4/5 des femmes sont dès le début d'excellentes nourrices ; les autres le deviennent après quelque temps. Sur 500 femmes observées à cet effet à la Clinique Baudelocque, 500 eurent suffisamment de lait.

Marfan dit que dans la classe ouvrière à Paris, 11 y à à peine 10 femmes sur 1.000 qui soient incapables de nourrir : « Parmi les femmes saines qui fontune tentative d'allaitement presque les 2/3 sont capables de faire une bonne nourrice ; quant à l'autre liers, les femmes quile composent ne sont pas toutes des nourrices complètement insuffisantes ; quelques-unes peuvent en s'aidant du biberon, faire bénéficier leur enfant de leur Jai.»

Roger Mesnil dans ses recherches sur 3.069 accouchées trouve : 82,2 0/0 avaient suffisamment de lait

(4) Won Bunge. Impuissance des femmes à allaiter ; causes et remèdes. $

(2) Dluska. Contribution à l'étude de l'allaitement maternel. Th. de Paris, 1894.

Page 1