‹ hygiene colonialeChapitre 107 sur 251 · C. — Moheli · texte numérisé non relu

C. — Moheli

C'est la plus petite des quatre îles. Elle occupe une situation imtermédiaire entre la Grande Comore et Anjouan. Elle est située entre le 41° 22’ et le 41° 36' de longitude est d'une part, le 12° 14’ et le 12° 28” de latitude sud de l’autre. Elle est à 35 milles d’Anjouan, de même que de l'extrémité sud-ouest de la Grande Comore.

Le soleil y est très dangereux. Le blanc ne peut pas sortir de dix heures à trois heures de l'après-midi.

La moyenne de la température sur le littoral dépasse 30°; la température la plus basse a été 16° à Djouma-Dougnia (100 mètres daltitude). La plus haute 34 à 36° sur l'établissement de Fomboni, au bord de la mer, en septembre 1902. Les températures sont plus élevées que celles d'Anjouan et de Mayotte.

Les maladies sont les mêmes que celles des autres iles. Le paludisme y sévit au moins autant qu'à Mayotte, sinon plus.

La lèpre, fréquente, tend à augmenter. Il y aurait lieu de s'en inquiéter et de créer une léproserie.

L'éléphantiasis y est très fréquent, de même que la /ilariose ; aussi faudrait-il que des mesures énergiques fussent prises dans tout l'archipel pour détruire les anophèles et les culex, partout très abondants.

On remarque de temps en temps chez les indigènes et surtout chez les femmes travaillant dans les vanilleries, des poussées eczémateuses et de l’anémie professionnelle.

D. — La Grande Comore (2).

La plus considérable des îles de l'archipel. D'une longueur de 60 kilomètres et d'une largeur de 15 à 30, cette île volcanique, qui a

une population de 50000 habitants, dont deux tiers de femmes, jouit d'un climat excellent.

(1) Dr Larowr, Annales d'hygiène et de médecine coloniales, 1905. (2) D'après le D' PercneroN, Annales d'hygiène et de médecine coloniales, 1902.

LES COMORES. fi 1—263

Il n'y a ni rivières ni cours d'eau. Seuls des puits près du rivage, contenant de l’eau saumâtre et quelques citernes pour recueillir de l'eau de pluie, servent à l'alimentation de la population.

La syphilis y est fréquente. La tuberculose y a apparu depuis peu de temps et progresse. Il y a quelques diarrhées et dysentertes.

Le paludisme y est rare ainsi que l'éléphantiasis.

Les moustiques y sont beaucoup moins abondants que dans les autres îles de l'archipel.

En somme, le climat y est très sain pour les Européens et les indigènes.

HYGIÈNE

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