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III — AFFECTIONS CAUSÉES PAR DES ANIMAUX PARASITES

Pour donner sur la pathologie de l'Afrique occidentale une idée

générale, il nous faut parler d'un groupe d'affeclions, ordinairement “ 1

un nouveau médicament, l'atoæyl; mais ilreste toujours vi ai que, non traitée, la ma-

ladie du sommeil entraîne toujours la mort, Il n'est même pas démontré qu'on puisse faire disparaître sans retour les accidents qui caractérisent la maladie du sommeil,

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bénignes, produites par le développement dans l'organisme de parasites animaux.

BILHARZIA. — La bilharziose est beaucoup plus rare à la côte ouest qu'en Égypte ou le long de la côte orientale. On en a cependant signalé quelques cas à la Côte d’Or el au Soudan français. Une observation attentive permettrait probablement d'en découvrir dans d'autres régions. Caractérisée par le développement dans le système porte du Schislosoma hemalobium, cette affection est généralement diagnostiquée par la présence d'œufs dans le liquide urinaire, qui contient aussi du sang, des caillots ou du pus. Toujours tenace, quelquefois grave, celte affection peut se compliquer de lésions d'irritation ou de nécrose dues à l'abondance des parasites dans cerlaines régions ou cerlains vaisseaux.

Normalement, les œufs sont rejetés dans le monde extérieur par les urines et les fèces. IT faut donc songer à détruire les matières excrémentilielles des malades, quoiqu'on ne soit pas absolument renseigné sur le mode de propagation de la bilharzia. L'opinion qui réunit le plus de suffrages est celle de la pénétration par les voies digestives. Les cercaires se trouveraient dans l'eau de boisson ou àla surface des légumes et des fruits mangés crus. La recommandation de ne boire en Afrique que de l’eau bouillie ou du moins filtrée et de ne pas faire usage de crudités, recommandation qu'on ne saurait Lrop répéter, se justifie aussi pour la bilharziose.

DRACUNCULOSE. — Il faudrait la renouveler encore pour une autre affection parasitaire fréquente à la côte ouest d'Afrique, la filariose du tissu cellulaire, causée par la Filaria medinensis. Endémique et fréquente dans certains endroits, où l’eau de boisson est puisée dans des mares, la filaire de Médine pénètre dans l'organisme à l'état de larve. Aïnsi que l’a démontré Fedchenko, elle accomplit chez un petit crustacé d’eau douce, très commun dans l’eau de mare, le cyclops, une partie de son évolution. Doit-elle toujours passer par l'estomac pour gagner le lissu cellulaire, où elle devient adulte? C'est l'opinion de beaucoup d'auteurs. C'est aussi celle des indigènes du cercle de Thiès au Sénégal, où le dragonneau est très commun et où on en trouve chez le même individu jusqu'à cinq et six distribués dans toutes les régions du corps.

D'autres pensent que la larve pénètre par la peau. Depuis que Looss a démontré que les larves d’ankylostome pouvaient arriver au tube digestif par cette voie, on ne peut refuser quelque vraisemblance à celle théorie. Ainsi s'expliquerait la localisation aux membres inférieurs, réellement plus fréquente que toute autre.

Mais la vérité est peut-être que le tube digestif et la peau pourraient indifféremment être traversés par la larve. En tout cas, de nouvelles recherches s'imposent à ce sujet.

FILARIA LOA. -- Il existe en Afrique une autre filaire pour

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