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PUCE CHIQUE

laquelle on possède moins de renseignemennts encore, c'est la Filaria Loa. On à aujourd'hui des raisons très sérieuses de croire que ce ver est la forme adulte de Filaria diurna. Il est possible qu'elle soit transmise par un insecte suceur, mais des relations d'analogie ne suffisent pas à constituer des preuves. Il faut attendre de nouvelles observations pour être éclairé.

La Filaria Loa est plus commune au Congo et dans les colonies du golfe de Guinée que dans les régions du nord.

PENTASTOMUM CONSTRICTUM.—Aucontraire, c'est au Soudan,dansle Haut-Sénégal etla Guinée,qu'on trouve les casles plusnombreux deparasitisme par le Pentastomum constrictum. Cellearachnide, qui n’est connue qu'à l’état larvaire, a élé rencontrée, enkystée dans le mésentère, le foie et le poumon. Sa présence ne semble pas entrainer de notables inconvénients, car elle reste une trouvaille d'autopsie.

LARVES GUTICOLES. — Plusieurs larves de muscides se rencontrent sous la peau de l’homme. Répandues dans toute l'Afrique, les mouches à larves cuticoles appartiennent à des espèces différentes, dont, faute de renseignements, le plus grand nombre ne sont pas encore déterminées. Gedælst (1), dans un travail récent, en a classé quelques-unes. Deux seulement appartiennent à l'Afrique de l'Ouest :

Le ver du Cayor, dû à l'Ochromyia anthropophaga Em. Blanchard, qui a pour pays d'origine le Sénégal et les régions voisines;

La larve de Lund, dont la forme adulte est inconnue et qui serait originaire du Congo.

La première mouche appartient à la famille des Calliphorines ; la larve de Lund fait très probablement partie d'une autre famille.

En raison de l'intérêt que présente ce chapitre de parasitologie, il serait désirable de voir recueillir le plus de matériaux possibles, larves et insectes adultes éclos de ces larves. Une étude comparée permettrait de déterminer plus exactement qu'on ne peut le faire maintenant quelles sont les mouches à larves cuticoles de l'Afrique et quelle est leur aire de dispersion.

PUCE CHIQUE. — Le Sarcopsylla penelrans, où puce chique, introduit d'Amérique en 1872, est actuellement répandu sur toute la côte occidentale d'Afrique.

Il a été jusqu'en 1890, au Sénégal, un véritable fléau entrainant des accidents nombreux et quelquefois graves. L’abondance des femelles logées sous l'épiderme des orteils en empèchail l’extraction. La présence des parasites, autant que les manœuvres faites pour les relirer, entrainaient des suppurations el des ulcères, à la suite desquels l’'amputation spontanée se produisait souvent. Les accidents d'infection généralisée n'étaient pas rares. Depuis celte époque, le nombre des puces chiques a considérablement diminué

(1) Geposcsr, Archives de parasilologie, 1905.

au Sénégal. Elles sont encore très abondantes le long du golfe de Guinée et dans les régions sablonneuses du Congo.

VERS INTESTINAUX. — Les vers intestinaux sont très communs. Lombrics, trichocéphales se trouvent partout. L'ankylostemiase n'est pas très fréquente à la côte ouest d'Afrique.

En revanche, le tænia inerme est très répandu. Il n’est pas rare de rencontrer sept ou huit vers chez le même individu. Nous avons trouvé une fois vingt-deux têtes dans les matières rejetées par un sous-officier traité à l'hôpital de Gorée

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