VIII. — ASSISTANCE PUBLIQUE
À la Martinique, des hospices civils ont été fondés pour recevoir les malades indigents, les vieillards, les enfants trouvés et abandonnés, les prisonniers ou prévenus malades et les personnes qui demandent à être soignées à leurs frais (1).
Ces établissements, au nombre de cinq, sont administrés par une commission spéciale. Des bureaux de bienfaisance sont annexés à ces hospices. Depuis la destruction de Saint-Pierre, qui possédait un asile, les aliénés sont dirigés sur l'asile de la Guadeloupe.
La Guadeloupe, mieux partagée que la Martinique, compte des hôpitaux-hospices municipaux et des hospices. Ces établissements sont au nombre de huit, dont un asile d’aliénés et un hospice de lépreux; ce dernier établissement reçoit les lépreux de la Martinique.
Il existe à Fort-de-France un ouvroir pour les jeunes filles; on y reçoit gratuitement les orphelines, et, moyennant une légère rétribution, les enfants dont les parents sont vivants.
La Guadeloupe possède une crèche (Pointe-à-Pitre) qui reçoit quatre cents enfants. Les parents non indigents paient 5 centimes par jour. Un orphelinat fonctionne à la Basse-Terre. La Guadeloupe possède également des bureaux de bienfaisance.
Les budgets de ces différents services sont alimentés par des subventions, par la charité publique et par le produit du travail des enfants assistés dans les orphelinats et les ouvroirs.
L'organisation officielle de l'assistance publique laisse sans doute beaucoup à désirer aux Antilles : mais, dans ces colonies, la charité publique s'exerce sur une vaste échelle. La lutte pour la vie étant moins pénible qu'en Europe, il y existe beaucoup plus de solidarité.
(1) KermorGanT, Assistance publique aux colonies. Ann. d’hyg. et de méd. coloniales, 1898.
HYGIÈNE
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